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Bienvenue sur le site officiel de Jerome Le Banner


Jérôme Le Banner (JLB) est l´un des athlètes les plus talentueux et populaire du monde des sports de combats. Il détient plusieurs titres mondiaux et européens en kick-boxing, muay thaï et full contact dans la catégorie reine des poids lourds.

Considéré comme l´un des plus grands puncheurs de l´histoire de la boxe pieds-poings, JLB est le combattant star du K-1 et par extension le « kickboxer » le plus populaire de la planète.

Son charisme et ses qualités naturelles d´acteur ont séduit de nombreux réalisateurs. Ainsi, Geronimo, comme on le surnomme, fut à l´affiche de plusieurs films (Astérix aux Jeux Olympiques, Scorpion, Disco, Babylon AD, Boxing My Shadow, Fatal, Bruc, Les Mouvements du bassin, Les Infidèles) et plusieurs autres longs métrages sont au programmes en 2013 !

Vous trouverez sur ce site toute l´actualité de JLB et de son équipe : des news et interviews exclusives, des vidéos et galeries photos.

Blog LeMonde.fr : Satoshi Ishii et JLB au Lagardère Paris Racing
08-11-2012

Satoshi Ishii, ex-rival de Teddy Riner, fourbit ses armes en MMA. Le Japonais, champion olympique à Pékin en 2008, a abandonné le judo depuis trois ans pour réaliser son rêve : devenir champion de Mixed Martial Arts. Son ami Jérôme Le Banner, immense star du K-1, l´entraîne pour battre Quinton Jackson, alias « Rampage », le 31 décembre prochain au Japon. Lundi, Au Tapis ! a assisté à un entraînement au sommet entre les deux combattants chez Bertrand Amoussou, président de la CNMMA.


Satoshi Ishii (à gauche), à l'entraînement au Lagardère Paris Racing, lundi 5 novembre. Photo: Florent Bouteiller

Bertrand Amoussou peut se frotter les mains. Non pas parce que son poulain Karl Amoussou est parti aux Etats-Unis avant d´entamer une nouvelle saison de Bellator en janvier, mais bien parce qu´en ce lundi 5 novembre, le président de la CNMMA (Commission nationale du Mixed Martial Arts) accueille au Lagardère Paris Racing deux hôtes de prestige : Jérôme Le Banner et Satoshi Ishii.

Le premier, tout le monde le connaît. Entre 1995 et 2009, il a marqué d´une pierre blanche l´histoire du K1 en remportant des victoires contre les plus prestigieux combattants d´alors. Paradoxe : l´homme surnommé « le roi sans couronne » n´a jamais remporté la finale du K1 World Grand Prix malgré ses deux tentatives en 1995 et 2002. Au-delà de son immense palmarès, c´est sa combativité sur les rings du monde entier qui a contribué à faire de « Le Banna » une star adulée au Japon. En témoigne le regard que pose Satoshi Ishii sur son illustre aîné. « Il y a dix piges, quand j´étais au top de ma forme, Satoshi avait 12 ans. Son père était fan de K1 et de moi. Il a donc grandi en me voyant boxer et il m´a dit que je lui avais donné envie de faire du MMA, confie Jérôme Le Banner, encore un peu touché par cet hommage. Là, je me suis rendu compte qu´il y avait une sacrée différence d´âge entre nous. »


Satoshi Ishii, Jérôme Le Banner et Bertrand Amoussou.

De visu, l´écart saute aux yeux. Chevaux grisonnants, les quarante années de Jérôme Le Banner contrastent avec le visage étrangement juvénile de Satoshi Ishii, champion olympique de judo (+100 kg) à Pékin en 2008 devant Teddy Riner (3e), qui a délaissé son kimono et abandonné sa médaille d´or pour rejoindre l´octogone plus lucratif du Mixed Martial Arts. Mais que les temps sont durs pour l´ex-judoka qui a bien du mal à s´imposer devant les grands costauds de sa catégorie. « C´est normal, analyse Bertrand Amoussou. Il est arrivé sur le circuit avec ses armes et ses reflexes de judoka et on l´a tout de suite confronté au gratin du MMA parce qu´il était champion olympique de judo. Il aurait dû commencer contre des combattants plus modestes. Mais là, rendez-vous compte, on lui a opposé la star du MMA, Fedor Emalianenko. Fedor ! » Et ça n´a pas fait un pli. Après trois minutes de jauge entre les deux combattants, la superstar russe lui a balancé un bourre-pif à vous décoller la mâchoire. Imparable pour le Japonais - qui a pris la nationalité américaine - qui en est resté scotché au sol, dans les vapes. A l´avenir, Satoshi Ishii compte bien éviter ce genre de mésaventure pour devenir « le meilleur combattant au monde », dit-il dans un anglais hésitant. Surtout contre l'Américain « Rampage », le « tueur » du circuit qui lui sera opposé le 31 décembre 2012 au Japon. Dans l´optique de ce combat (organisé par Antonio Inoki) capital pour la suite de sa carrière en MMA, Satoshi Ishii a donc fait appel à Jérôme Le Banner, spécialiste pieds-poings pour combler sa technique dans ce domaine.


Les deux hommes se sont connus lors d´un combat au Dream Dynamite le 31 décembre 2010. Ce soir là, c´est le japonais qui a vaincu le colosse français à la décision. Mais la victoire aurait très bien pu tourner en faveur de Le Banner. Reste l´essentiel : une amitié scellée au sortir du ring. « Satoshi maintenant, c´est un peu comme mon fils. Si je devais le comparer à un meuble, je l´associerais à une belle grosse table normande. Le bon gros buffet que tu dois déplacer à 15, commente Jérôme Le Banner. Il est venu me demander des conseils pour être fort dans les percussions. Maintenant, partout ou je vais, il me suit. Il habite avec moi, on s´entraîne ensemble » « Pour moi, c´est un combattant époustouflant, une légende », renvoie sobrement Satoshi Ishii à la star du K1. « Il n´y a pas très longtemps, Satoshi est venu me voir pour me dire qu´il voulait habiter à New York. J´ai trouvé ça bizarre, renchérit Jérome Le Banner. Il m´a dit que c´était pour être près de moi. Ça m´a touché. En amitié, je me suis beaucoup fait avoir, mais je me suis dit qu´il n´avait pas à payer pour les autres, donc je vais lui transmettre tout mon savoir. »


Les deux combattants montent sur le tatami. Dès lors, il n´est plus question d´âge. Le mètre quatre-vingt-dix, les 120 kg et la carrure impressionnante de Jérôme Le Banner dominent l´élève Ishii, bon gros bébé qui accuse 110 kg sur la balance. Aux exercices de frappes sur des paos, c´est le colosse français qui fait le plus de bruit. Aux frappes retenues du Japonais répondent les coups du Havrais qui parvient, d´un seul coup de pied, à faire reculer son partenaire aussi stable -pourtant- qu´un pilier de rugby.

Dans les phases de ne-waza (sol), le fossé est moins criant. Le Japonais, relativement mobile, possède plus d´atouts tout droit venus de son expérience de judoka et de son apprentissage du jiu-jitsu brésilien. Pour percer les failles de son adversaire, Ishii pèse de tout son poids et dès qu´une brèche s´ouvre, il s´engouffre dedans. Clés de bras ou de cheville, étranglements, coups de poing... la panoplie est large. Manque plus que la tonicité. Un détail capital qu´ajuste Jérôme Le Banner à l´entraînement. « Allez Satoshi, 30 secondes, on y va ! C´est à toi, on accélère. »


Fin de l´entraînement. Le Japonais avale de grandes rasades d´eau avant de reprendre son souffle. Il lui reste beaucoup de progrès à faire pour devenir « le meilleur combattant » au monde et il le sait. « C´est dur pour lui parce qu´après son titre olympique, il est passé en MMA alors qu´il n´avait que 20 ans. Selon moi, c´était une bêtise et je lui ai dit, assure Jérôme Le Banner. Si j´avais été lui, j´aurais continué le judo quelques années de plus, histoire de rafler un ou deux autres titres de champion du monde... » Ces titres mondiaux, c´est précisément ceux qu´a engrangés Teddy Riner en 2007 à Rio, 2008 à Levallois, 2009 à Rotterdam, 2010 à Tokyo et 2011 à Paris avant de devenir champion olympique à Londres le 3 août. « Ne me parlez plus de judo. Pour moi, c´est de l´histoire ancienne. Judo Finished », répond Satoshi Ishii en grimaçant comme s´il avait trop soupé du milieu du judo. « Satoshi est très croyant et après sa victoire à Pékin, il est allé s´enfermer dans un temple bouddhiste à Osaka où tu n´as pas le droit de parler et où tu sers de chiffon parce que tu nettoies les temples, raconte Jérôme Le Banner. Ensuite, il a rencontré le dalaï lama pour savoir quel chemin emprunter. Le chef spirituel lui a dit de suivre sa voie, ses désirs. Et son rêve, ce n´était pas de faire du judo, mais de devenir un champion de MMA. Alors il a donné sa médaille et il s´est barré. »


Jérôme Le Banner et Bertrand Amoussou au Team Lagardère.

Et si Satoshi Ishii avait continué le judo ? Qu´en serait-il advenu de sa carrière ; celle de Teddy Riner aurait-elle changé ? Trop souvent le colosse guadeloupéen a dû se justifier sur le niveau, jugé trop faible par la critique, de ses adversaires. « Si je ne m´entraîne pas, ils me bouffent », confiait-il au Monde au lendemain de son cinquième titre mondial à Paris. Mais à franchement regarder la prestation du Français à Paris, et pire encore aux JO de Londres où il a plié tous ses adversaires avec une facilité déconcertante, difficile de penser que le judoka dispose d´une véritable opposition à la mesure de son potentiel. « Il faut qu´il sache ce qui l´anime vraiment. S´il continue comme ça, il sortira avec deux titres de champion olympique et une dizaine de titres mondiaux. Mais après ? interroge Bertrand Amoussou. Dans le MMA, il aurait un véritable défi à relever : devenir le plus grand combattant de tous les temps ! Il en a les capacités et avec son agilité, son sens du déplacement, il progresserait vite. » Autre détail non négligeable, « il se ferait encore plus d´argent », soutient Amoussou.

Après sa victoire aux championnats du monde de Rotterdam en 2009, Teddy Riner avait fait part de son intention d´affronter Satoshi Ishii dans l´octogone. « S´il ne veut pas m´affronter sur mon propre terrain, j´irai le défier sur le sien », avait-il affirmé à L´Equipe. A la base de cette déclaration, un « texto » de Satochi Ishii envoyé au soir de la victoire du Français, l´invitant à venir le défier au MMA. « On m´a proposé 2 millions de dollars pour ce combat », avait affirmé Teddy Riner au Monde en novembre 2011. « Je ne lui ai jamais demandé de venir m´affronter », s´étonne Satoshi Ishii, qui estime que Teddy Riner est « le plus grand judoka et le plus talentueux du monde ». « Quand nous étions plus jeunes, on se prenait souvent à l´entraînement au Japon. Les combats étaient très intensifs, très accrochés. Vu son niveau ces dernières années, je savais qu´il deviendrait champion olympique à Londres », congratule Ishii. Reste un détail de taille. Si Teddy Riner devait un jour s´inviter dans l´octogone pour jouer les trouble-fête dans la hiérarchie des lourds, il devrait en passer d´abord par Jérôme Le Banner. « Et ça serait mauvais pour lui ! », blague le non moins colosse de K1 qui, même près de la retraite, n´est pas enclin à lâcher prise.

Article : Florent Bouteiller

http://combat.blog.lemonde.fr/2012/11/08/satoshi-ishii-ex-rival-de-teddy-riner-fourbit-ses-armes-en-mma/


Jérôme Le Banner, la star du K-1.

 
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