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Welcome to Jerome Le Banner's official website

Jerome Le Banner (JLB) is one of the most talented and popular athletes of the combat sports world. He holds several world and european heavyweight titles in kick-boxing, muay thai and full contact. Considered as one of the biggest punchers in kick-boxing history, JLB is one of the most famous K-1 fighters and by extension the best known kickboxer in the world.


Since 2006, his charisma and his natural acting qualities attracted a lot of movie producers. So, 'Geronimo' (as the fans call him) will feature in several movies from 2007. (Scorpion, Astérix aux Jeux olympiques, Babylon AD, Disco...)


You´ll find here all sorts of JLB content: exclusive news and interviews, videos, pictures. And the new "shop Le Banner" will present JLB´s new clothing line (t-shirts, sweat-shirts, shorts...) and also a variety of goodies such as rare items for fans and collectors!

Séquence Rétro 2000 : Jérôme Le Banner Roi de Nagoya
mercredi, 10 octobre 2012

Le 18 mars 2000, Jérôme Le Banner effectue à Las Vegas la seconde défense de son titre mondial I.S.K.A. face au Grec Paris Vassilkos.


Samy Khebchi en a rêvé, il l'a fait. Le promoteur parisien a réussi son incroyable pari : organiser une réunion de Boxe Thaïlandaise et de Full-Contact dans la capitale du jeu des Etats-Unis, Las Vegas, au célèbre hôtel casino MGM (Métro-Goldwyn-Meyer), dans la mythique salle, le Grand Arena. Là même où se sont illustrés les plus grands champions de ces quinze dernières années : Marvin Hagler, Thomas Hearns et Mike Tyson, entre autres. Le défi était immense, voir impossible pour un petit "frenchie" de la banlieue parisienne. Mais la motivation de Sami Khebchi était telle que rien au monde, ni personne, ne l'aurait empêché d'aller au bout de ses ambitions : conquérir l'Amérique et y imposer le Muay Thaï. Ces mois de bataille et d'efforts n'ont pas été vains. Le 17 mars le Grand Arena du MGM a, pour la première fois de son histoire, fait une infidélité au Noble Art pour son "petit cousin" le pied-poing. A réunion exceptionnelle, speaker exceptionnel. Jimmy Lennon Junior, star de la chaîne de télévision US "Show-Time" (principal diffuseur des soirées de Boxe Anglaise dans le monde), a accepté le rôle du Monsieur Loyal. Le menu est composé de sept rencontres dont 6 vont se dérouler dans les règles de la Boxe Thaï.

La grande "répète" avant Filho

Après l'entrée sur le ring du Grec Paris Vassilikos, c'est au tour de Jérôme Le Banner de faire son apparition dans l'enceinte de combat du Grand Arena. Après les dernières recommandations de l'arbitre, les deux champions vont pouvoir en découdre. Le Banner prend tout de suite le match en main. Il avance sur le Grec. Le Banner envoie un high-kick et suit instantanément avec sa gauche. Vassilikos s'en sort à moindre frais. Le Grec est mobile. Le Banner n'arrive pas à le cadrer. A part quelques "shoots" du Français et des échanges timides aux poings de part et d'autre, rien ne laisse présager la suite du combat.

Après la minute de repos, Jérôme Le Banner monte en pression. Un low-kick puis un second font mal aux cuisses de Vassilikos. Ce dernier bouge moins et Le Banner lui coupe bien la route. Le récent vainqueur de Peter Aerts avance sur son rival. Il passe une gauche dans le vent mais poursuit avec un direct du droit qui trouve pour cible la tempe de Vassilikos. Ce dernier vacille. Il est déjà dans le "gaz". Le Banner prend le temps de l'ajuster et une terrible droite semble "arracher" la tête du Grec qui s´effondre, désarticulé comme un pantin, pour bien plus du compte.

Après quelques minutes passées au pays des songes, Paris Vassilikos retrouve ses esprits. Jérôme Le Banner conserve sa ceinture mondiale IKSA et attend maintenant son prochain grand défi : le choc qui l'opposera à Francisco Filho, le 23 avril à Osaka (Japon).






C'est à Osaka, au Dôme, que vont se retrouver les ténors du circuit nippon. Même si des K-1 ont déjà été organisés depuis la victoire de Ernesto Hoost (K-1 World Grand Prix 99 le 5 décembre à Tokyo), les grandes retrouvailles se déroulent le 24 avril, devant plus de 30.000 spectateurs. Ce grand rendez-vous est intitulé "K-1 the Millennium" ; histoire de donner une dimension particulière à ce coup d'envoi de la saison. Le choc de la soirée est incontestablement le match qui va opposer Jérôme Le Banner au Brésilien francisco Filho. Ce dernier est considéré au Japon comme un demi dieu. Il est le premier non Japonais à avoir décroché le titre de champion du Monde de Kyokushinkaï, le 5 novembre, à Tokyo. De plus, le Brésilien n'est pas un novice du K-1. Il a battu de très gros calibres comme Andy Hug (KO 1er round), Peter Aerts (Arrêt sur blessure), Sam Greco (KO 1er round), mais surtout, il a stoppé, à l'été 99, le dernier vainqueur du K-1 Grand Prix, Ernesto Hoost, au premier round. C'est sans doute pour toutes ces raisons que les pronostiques ne sont pas en faveur de Le Banner. Sur les quinze spécialistes (journalistes des revues d'arts martiaux, présentateurs de télévisions, le K-1 Corporation et spécialistes des sports de combat), qui donnent, dans le programme, leur favori sur chaque combat, le Brésilien fait presque l'unanimité. La plupart de ces observateurs (onze sur quinze) voient Filho l'emporter par KO. Le Français est quant à lui donné vainqueur trois fois, également par KO pour un vote nul. Même si Jérôme Le Banner a électrocuté Peter Aerts au premier round en décembre dernier, peu de Japonais croient en sa victoire, mais c'est un tort.

Jérôme le dit lui-même "je ne suis pas l'homme d'un tournoi, mais d'un seul combat. Peu importe qui l'on me met en face. Sur un match je suis capable de battre n'importe qui. Toute mon énergie se concentre sur un "fight". Pour remporter le K-1 Grand Prix, il faut compter énormément sur le facteur chance".

Toujours est-il que le Français a préparé Filho avec sérieux. Il ne le prend pas à la légère. De son côté, le Brésilien s´est entraîné plusieurs mois avec l'Américain Maurice Smith. Le clan américano-brésilien est persuadé que Le Banner va se jeter tête baissée lors de la rencontre et que le punch phénoménal de Filho stoppera net le Français.

C´est du délire dans le Dôme d'Osaka. Francisco Filho est le premier à se rendre en direction du ring. Sa concentration dit long sur sa détermination. C´est maintenant au tour de Jérôme Le Banner de faire son apparition. Ses nombreux fans (il n'en manque pas) l'ovationnent comme une méga-star et ne doutent pas un seul instant de sa victoire. La rencontre est prévue en cinq rounds de trois minutes. Mais avec le punch de ces deux champions, on est en droit de penser que la rencontre n'ira pas loin dans le temps.

"Gong" : Filho et Le Banner s'observent. Le Français n'a pas du tout prévu de se jeter sur sa proie comme un fauve. Il l'a d'ailleurs confié la veille.

"Si Filho pense que je vais aller directement à la bagarre, il se trompe. Je vais prendre mon temps. Pour ce combat je suis descendu à 115 kilos (il en faisait 120 à Las Vegas), afin d'être bien mobile. Je lui ferais la guerre à partir du troisième round. Avant, je vais lui balancer mon jab (le droit) et des bons "shoot".

Pour le moment, Jérôme s'en tient au plan annoncé. Filho a une garde style "Kyokushinkaï". Il guette la faute du Français. Ce dernier envoie un premier low-kick, bloqué par le tibia de Filho. Le Brésilien feinte Le Banner afin de l'amener à la faute. Jérôme balance un middle-kick qui surprend Filho. Pas de doute, ça sent vraiment la poudre. Tout à coup, Le Banner effectue une accélération. Il avance sur le Brésilien, qui surpris, recule en tentant de placer un contre en side-kick. Jérôme exécute une légère rotation du buste sur la gauche et envoie un direct du gauche (à la mâchoire) d'une puissance phénoménale. Filho est projeté sur une des cordes du ring. Il est KO pour plus du compte. Ses yeux sont globuleux et il est pris de légères convulsions. Durant une fraction de seconde on craint le pire. Après quelques minutes de frayeur, Francisco Filho retrouve ses esprits. Ses larmes en disent longue sur sa détresse. Il a goûté de très prêt au punch dévastateur de Jérôme Le Banner. Le public est "fou" de joie. Notre poids lourd national peut tranquillement rejoindre son vestiaire. Il a abattu Filho en moins de deux minutes. Et ce n'est pas un accident !






Le 28 mai 2000 à Sapporo devant 20.000 spectateurs, Jérôme Le Banner a puni le Sud Africain "The Giant" au premier round.

Pour la première fois depuis sa création (1993), la caravane du K-1 a investi et déposé ses valises dans la ville de Sapporo, afin d'y présenter le K-1 Survival 2000. Ce sont plus de 20.000 supporters qui ont pris d'assaut le Dôme, afin d'assister à deux énormes chocs. Une fois encore, c'est Jérôme Le Banner qui a allumé le feu, face au Sud Africain, Jan "The Giant" Nortje. Il faut dire qu'après ses derniers succès sur aerts et tout dernièrement Filho, la côte du Français n'en finit plus de grimper au Pays du Soleil Levant.

Le Banner frappe toujours aussi fort !

Le Sud Africain Jan "The Giant" Nortje est le premier à se présenter sur le ring. C'est très concentré et déterminé qu'il attend Jérôme Le Banner. Les 20.000 aficionados réservent une extraordinaire ovation à "Géronimo" lorsqu'il fait son apparition. Durant les dernières recommandations de l'arbitre, Le Banner ne lâche pas du regard son adversaire. Le match a, en quelque sorte, déjà démarré ! Pour une fois, les rôles sont inversés. Jérôme (1m90 pour 118 kilos) semble petit par rapport à "The Giant" (2m06 pour 130 kilos). Un handicap qui à priori ne semble pas perturber le Français, plus que ça.

Le Sud Africain prend sa chance dès le coup de gong. Il balance un jab du droit. Le Banner préfère reculer, ce qui met en confiance "The Giant". Ce dernier se jette alors dans la bagarre (grosse erreur) et encaisse un crochet du droit mais surtout un du gauche qui le déséquilibre complètement. Le Sud Africain, bien secoué (et ouvert à l'intérieur de la bouche), ne coule pas ! A la surprise générale, il repart sur Le Banner, passe de nouveau deux jabs mais est contré avec un low-kick. Le Banner le laisse encore venir et enchaîne par un direct du droit puis du gauche qui expédie, à retardement, "The Giant" au tapis pour le compte. Le combat n'aura duré que 59 secondes !






Le Banner toujours expéditif abat Shaun Johnson sur un coup

Après la première réunion du 17 mars au MGM Grand, Samy Kebchi a réussi, le 8 juillet, son pari : non seulement conquérir définitivement, mais également enflammer Las Vegas. Pour sa deuxième organisation dans la capitale du jeu et des plus grands shows de la planète, le promoteur parisien a décroché le jack-pot au prestigieux hôtel/casino le Venetian. La direction de ce luxueux palace, un des plus récents de la "ville lumière", a préféré miser sur la nouveauté, la Boxe Thaï, plutôt que le noble art. Cette réunion haut de gamme a régalé plus de 3500 témoins, ainsi que Jean-Claude Van Damme, Ice T et le joueur de NBA Shaquille O'Neal. Pour cette seconde tentative, Samy Kebchi a bel et bien gagné le titre du plus grand promoteur de boxe pieds et poings du monde.

C'est Jimmy Lennon Junior, un des plus grands et célèbres speakers de la Boxe Anglaise, qui annonce l'arrivée sur le ring de l'Anglais Shaun Johnson. Ce dernier va avoir le rude privilège d'affronter Jérôme Le Banner. N'en déplaise à certains, le Britannique n'a rien d'un faire-valoir. Son palmarès inspire le respect : 63 combats pour seulement 6 défaites et 35 victoires par KO ! Mais il en faut plus pour atteindre le moral du Français : "Les Anglais sonr réputés pour être vaillants. Mais Johnson devra avoir un menton en acier et une grosse paire de c****** Il est là pour me piquer mon business car je suis le numéro un" a déclaré Le Banner au micro de Canal Plus lors de la pesée.

A son tour, le Français passe les cordes du ring. Lors des dernières recommandations de l'arbitre, Le Banner fixe longuement Johnson dans les yeux. Le match a déjà commencé.

C'est parti : Le Banner avance tout de suite sur son rival et balance un low-kick jambe avant (la droite). Johnson encaisse sans broncher, la garde bien haute. Le français coince le Britannique dans son propre coin (le bleu). Shaun Johnson tente de faire front mais Le Banner maintient sa pression. Ses poings partent. L'Anglais contre avec un middle-kick et cherche à placer un high-kick. Le Banner envoie un low-kick bien bloqué par Johnson. Ce dernier est toujours bloqué dans son coin. Le Banner continue de maintenir sa pression avec les poings, mais également les jambes (dont un high-kick sans gravité pour l'Anglais). Le Français recule et reprend sa distance avec un direct du droit pour ensuite passer sa gauche à la pointe du menton de Johnson. L'Anglais est instantanément électrocuté et s´effondre pour plus du compte. Il lui faudra trois bonnes minutes pour retrouver ses esprits.

Jérôme Le Banner défend donc victorieusement son titre de Champion du Monde de Muaythai ISKA pour la troisième fois.






Jérôme Le Banner n'est plus l'homme d'un seul combat. Le 30 juillet, à Nagoya, il a remporté son premier tournoi en battant successivement Hunt, Pettas et Hoost. Le Français et Hoost sont qualifiés pour le K-1 Grand Prix 2000.

Cette année, les places sont très chères pour gagner sa qualification au K-1 Grand Prix 2000 (le 10 décembre au Dôme de Tokyo). Seulement les deux finalistes des tournois parallèles peuvent gagner leur billet pour aller en direction de la capitale japonaise. Le 30 juillet, à Nagoya, a eu lieu le deuxième tournoi qualificatif (le premier, le K-1 Japan, a vu la victoire de Musashi). Une compétition très relevée, représentée par huit poids lourds venus de différents continents. Voici l'odre exact des rencontres pour les quarts de finale : Ernesto Hoost (Hollande) / Paris Vassilikos (Grèce), Tatsufumi Tomihira (Japon) / Lloyd Van Dams (Hollande), Ricky Nickolson (Grande Bretagne) / Nicholas Pettas (Danemark), Mark Hunt (Nouvelle Zélande) / Jérôme Le Banner (France).

Le principe de ce tournoi est le même que le célèbre K-1 Grand Prix Final : Quart, demi et finale lors de la même soirée. Pour ce grand rendez-vous, ce sont plus de 25.000 Japonais qui ont pris d'assaut le Rainbow Hall. Les pronostiques vont bon train et la plupart des observateurs voient déjà une finale Hoost et Le Banner. Mais depuis la victoire de Cyril Abidi sur Peter Aerts par KO, difficile de se "mouiller".

Hunt tient la limite

Le dernier quart de finale oppose Jérôme Le Banner au vainqueur du tournoi d'Australie, Mark Hunt. Ce dernier, véritable force de la nature, pèse 114 kilos pour 1m74. Pour le Français, il n'est pas question de prendre le moindre risque. Le plus important est d'arriver jusqu'en finale pour pouvoir disputer la grande finale de Tokyo. C'est Jérôme qui frappe le premier. Il balance ses low-kicks et suit avec ses poings. Mark Hunt est sur la défensive et cherche plutôt le contre. En force pure, l'Australien ne peut pas rivaliser avec Le Banner. Toutefois, Mark Hunt va tenir les trois rounds, c'est tout à son honneur.





Si Mark Hunt a réussi l'exploit de tenir debout face à Le Banner, le Danois Nicholas Pettas (qui s'est débarassé de Nickolson) a subi une terrible punition.

Géronimo corrige Pettas

"Lui, je vais le défoncer" lance Jérôme avant de monter sur le ring. Le Français est au centre de l'enceinte de combat et surveille l'arrivée de son adversaire. Lorsqu'il l'aperçoit, il le défie du poing gauche. En effet, Le Banner a les yeux noirs et un regard qui en dit long sur sa rage de vaincre. Dès le premier coup de gong, Le Banner se rue sur Pettas. Il le matraque de coups de poings au corps et à la face. Pettas tente de passer un high-kick qui a pour effet d'enrager encore plus le Français. La distribution des coups repart de plus belle et Pettas s'écroule au sol. Compté huit, il retourne au combat. Le Banner s'acharne de nouveau sur le Danois qui tombe pour la deuxième fois. L'arbitre préfère abréger la punition. Mais là, un incident se produit. Complètement dans le "gaz", Pettas ne s'est pas rendu compte que le combat est fini. Il se jette sur Le Banner pour le frapper. Instantanément, le Français lui balance une terrible gauche qui l'électrocute pour plus du compte. Après un moment de panique dans le staff des officiels, Jérôme Le Banner est déclaré, tout naturellement, vainqueur.





Le Banner et Hoost à deux partout

C'est bien la finale tant attendue, qui va opposer Jérôme Le Banner à Ernesto Hoost. Le Hollandais mène par deux victoires à une et le Français espère bien revenir à deux partout.

"Fight" : On se méfie énormément dans les deux camps. Que ce soit Le Banner ou bien Hoost, la prudence est de rigueur. Le Français passe à l'action avec un low-kick. Hoost tente un coup de pied retourné qui ne touche pas Le Banner. Ce dernier remet un low-kick alors que le Hollandais envoie un high-kick (sans danger et bloqué par le Français). A quelques secondes de la fin de la reprise, Jérôme Le Banner place une terrible droite, bien encaissée par le Batave. Le Hollandais, durement touché au genoux gauche, préfère sagement ne pas repartir à l'appel du deuxième round.





Grâce à cette victoire, Jérôme Le Banner a prouvé qu'il était maintenant un homme de tournoi. Le prochain rendez-vous est fixé le 10 décembre pour la grande finale de Tokyo.




Afin d'être prêt pour la finale du K1 Grand-Prix 2000, Jérôme Le Banner s'est entraîné, à la dure, duranteux mois. Pénétrez dans l'intimité de sa préparation, avant la grand finale le 10 décembre à Tokyo.

Depuis la finale du K1 Grand-Prix 1999, Jérôme Le Banner n'a enregistré qu'une seule défaite (face à Hoost, le 5 décembre) sur neuf combats ! En fait le Français n'a concédé aucun revers depuis le début de l'année 2000. Pourtant, le Normand n'a pas chômé, aussi bien sur les rings du Japon (Osaka, Saporo et Nagoya) que de Las vegas (MGM Grand et Venetian). Voici la liste de ses victimes : Peter Aerts (K.O 1er), Paris Vassilikos (K.O 2ème), Francisco Filho (K.O 1er), Jan Nortje (K.O 1er), Shaun Johnson (K.O 1er), Mark Hunt (aux points), Nicholas Pettas (K.O 1er) et Ernesto Hoost (abandon 2ème), lors de la finale du K1 Grand-Prix de Nagoya. Un parcours pour le moins impressionnant, qui fait de Le Banner (ce sont les Japonais qui l'annoncent dans toutes les revues spécialisées de leur pays), un des grands favoris du K1 Grand-Prix 2000. Ce prestigieux tournoi, le plus dur au Monde de la planète Thaï, se déroulera (à guichets fermés avec 60.000 spectateurs payants) le 10 décembre au Dôme de Tokyo. Mais Jérôme Le Banner ne veut en aucun cas faire figure de vainqueur final, sûrement pour ne pas se porter la "poisse". Toujours est-il, qu'une compétition aussi exigeante que le K1 Grand-Prix, un véritable marathon, se prépare comme aucune autre compétition. Jérôme Le Banner est donc déjà entré dans sa phase de préparation. Un entraînement qui durera, en tout, près de huit semaines.



3 questions à Jérôme Le Banner

K-B : J'aimerais savoir comment tu abordes, psychologiquement et physiquement, le K1 Grand-Prix 2000 par rapport à celui de l'année passée ?

J.L.B. : Comme un animal. Un animal blessé ! Je suis très méchant. Si sur le ring je suis comme aujourd'hui, je vais faire comme une boule dans un jeu de quille. Je vais éclater tous ceux qui seront en face de moi.

K-B : Un combat ne ressemble jamais à un autre. Tu as mis K.O Filho en moins d'un round (le 24 avril 2000 à Osaka) et tu le reprends en quart de finale ?

J.L.B. : J'avais le choix entre Mike Bernado et Francisco Filho. J'ai tout de même plus d'affinités avec Mike, sachant que cela aura été moins dur face à lui. Je l'ai battu deux fois sur deux. Je suis un peu sa bête noire. J'ai donc préféré choisir Filho. J'ai un gros ascendant psychologique sur lui puisque je l'ai mis K.O. Je sais comment le boxer, surtout depuis qu'il a changé son style. Je pense qu'il est encore moins dangereux qu'avant. Mais tu sais, le K1 Grand-Prix est une loterie. Le tirage au sort a son importance.

K-B : Les observateurs japonais te donnent favori pour la victoire finale. N'es-tu pas un peu agacé de ce statut ?

J.L.B. : Je m'en fous ! S'il devait y avoir une ceinture de champion du K1 de la saison, je pense que je la mériterais sans problème. J'ai battu cette année Vasilikos, Filho, Pettas et Hoost entre autres. Sans oublier Peter Aerts en décembre 99. Maintenant, devenir le champion de la nuit du K1 (référence au K1 Grand-Prix) est une chose totalement différente. Tu changes le tableau du K1 Grand-Prix 2000 et tu ne retrouves peut-être pas le même vainqueur le lendemain.



De la musculation pas du culturisme

Le plus important chez le Français est avant tout le mental, c'est sa principale essence. Depuis qu'il est papa d'une petite Victoria, Jérôme a le moral gonflé à bloc, ce qui est bon signe avant décembre. Avec sa compagne et sa fille, Le Banner a trouvé son équilibre. Certainement ce qui lui manquait les années passées. Afin d'être au top pour le jour J, Jérôme a établi un programme bien précis. Tout d'abord, un travail de musculation quasi-journalier. Attention ! Jérôme Le Banner n'adopte pas un entraînement de culturiste. Cela serait une grave erreur de sa part. Non, il ne s'en tient qu'à un travail de base : développé-couché (pectoraux, triceps et épaules), tractions à la barre fixe (dorsaux et biceps), développé derrière la nuque (épaules) et enfin, les biceps et les triceps (barre et haltères). Il varie entre des séries longues mais légères et des séries courtes mais lourdes. Une séance ne dure jamais plus d'une heure, cela est amplement suffisant. Pour la partie boxe, le programme est réparti en deux parties. La première dans sa région, au Havre. Tous les matins (sauf le dimanche), Jérôme se lève à 7 heures. A peine le temps de prendre une légère collation, qu'il regagne la salle de boxe du Havre. Là, en compagnie de Philippe Gomis et deux sparrings, Le Banner commence son shadow-boxing. Ensuite, Jérôme malmène le sac durant trois rounds de trois minutes. Viennent ensuite les trois rounds avec sparring. Si le Normand sort les jambes au sac, il n' aura que les poings pendant les trois reprises. Après, corde à sauter et étirements. C'est la préparation spécifique de Jérôme Le Banner, lorsqu'il est au Havre. Cet entraînement est complété par deux footings (8 km) dans la semaine.

Camp d'entraînement à Marseille

La partie pieds et poings, avec stratégie et préparation mental, est effectuée à Marseille, chez Ali sadok. Le préparateur marseillais monte un véritable camp d'entraînement : Leçons, plaques et paos, combinaisons et sparring sont au programme, deux fois par jour. Cette préparation de spartiate dure deux semaines. Ensuite, afin d'éviter à Le Banner de trop se déplacer, c'est Ali Sadok qui monte au Havre, pendant une semaine. Dix jours avant le jour J, les leçons ne seront basées que sur des étirements et du stretching. Des compléments vitaminés seront, bien évidemment, absorbés jusqu'à la veille du premier combat.

Voilà, vous savez presque tout de la préparation de Jérôme Le Banner, avant la grande finale du K1 Grand-Prix 2000.



Les secrets d'Ali Sadok

"Comme la préparation va se faire pour un tournoi, mon programme d'entraînement pour Jérôme, est énormément axé sur les filières énergétiques. C'est à dire : l'endurance, la résistance et la vitesse. Un jour sera consacré à l'endurance, l'autre à la résistance et enfin, à la vitesse. Je prévoie donc trois jours dans la semaine pour ces thèmes. Ils sont entrecoupés par des test-matches. Ce programme est pour la première semaine. La deuxième est différente. Je remplace les test-matches par une leçon personnalisée, au pao et spécifique à la Boxe Thaï. Ensuite, j'enchaîne un autre jour sur une leçon pour els poings, spécifique à la Boxe Anglaise pour les enchainements. Ce travail est basé sur quatre semaines. Pour la préparation mentale, je fais un très gros travail psychologique, en parlant énormément à Jérôme. Je lui rappelle nos victoires légendaires. Nous faisons aussi beaucoup de sophrologie, avec des musiques de relaxation, où j'expose ma voix. Durant ces séances de relaxation, Jérôme enregistre dans son subconscient toutes les informations que je lui donnerai le jour du tournoi. Pour en revenir au tournoi, je sais maintenant que Jérôme prend Filho au premier tour. Un match ne ressemble jamais à un autre match. Donc, je donnerais un pourcentage de chance égale pour les deux combattants. En sachant que Le Banner a déjà battu Filho en moins d'un round !"



Texte : Pascal Iglicki
Photos : Pascal Iglicki et Johann Vayriot


Pour cause de maladie (angine, paralysie musculaire), Jérôme Le Banner, grand favori des fans et médias japonais, ne pourra participer à la finale du K-1 World Grand Prix du 10 décembre où il devait combattre en quart de finale le brésilien Francisco Filho dans un match revanche.

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Sur l'ensemble de cette année 2000, Jérôme Le Banner est le kickboxer numéro 1 mondial, invaincu. Une année signée par de nombreux KO et la défense victorieuse de son titre ISKA par deux fois.





Sources : Karaté Bushido, Pascal Iglicki
Remerciement : CHOKDEEVIDEO

 
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