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Welcome to Jerome Le Banner's official website

Jerome Le Banner (JLB) is one of the most talented and popular athletes of the combat sports world. He holds several world and european heavyweight titles in kick-boxing, muay thai and full contact. Considered as one of the biggest punchers in kick-boxing history, JLB is one of the most famous K-1 fighters and by extension the best known kickboxer in the world.


Since 2006, his charisma and his natural acting qualities attracted a lot of movie producers. So, 'Geronimo' (as the fans call him) will feature in several movies from 2007. (Scorpion, Astérix aux Jeux olympiques, Babylon AD, Disco...)


You´ll find here all sorts of JLB content: exclusive news and interviews, videos, pictures. And the new "shop Le Banner" will present JLB´s new clothing line (t-shirts, sweat-shirts, shorts...) and also a variety of goodies such as rare items for fans and collectors!

Séquence Rétro 2002 : Jérôme Le Banner héros malchanceux
mercredi, 10 octobre 2012

Pour son grand retour, Jérôme Le Banner n'a mis qu'une minute et 42 secondes pour battre le Japonais Amada.


Le véritable coup d'envoi de la saison du K-1 a été donné, le 3 mars, à Nagoya, au Rainbow Hall. L'affiche prestigieuse, n'a pas laissé de marbre les nombreux fans nippons qui ont pris d'assaut l'endroit (près de 25 000 spectateurs). Un engouement certainement dû à la rencontre phare entre Mark Hunt, vainqueur du K-1 World Grand Prix 2001, et Mirko "Cro Cop" Filipovic. Mais, surtout, au retour très attendu de Jérôme Le Banner.



De bon augure pour Le Banner avant de retrouver Hunt

Lorsque le speaker annonce l'arrivée sur le ring de Jérôme Le Banner, tout le Rainbow Hall scande son nom. Son adversaire, le Japonais Amada, déjà au centre de l'enceinte de combat, demeure impassible. Il faut dire que le représentant nippon reste sur une victoire expéditive (KO 1er) face au hollandais René Rooze. De plus, Amada a déjà donné du fil à retordre à Mike Bernardo et Mirko Filipovic.

"Je mettrai Le Banner KO en moins d'une minute", déclare le Japonais à la presse du pays et sur la chaîne Fuji Television.

En garde face à face, le Français ouvre les hostilités avec un low-kick (droit) intérieur qui claque et déstabilise Amada. Ce dernier part à l'attaque et lâche son direct du droit, bien évité par Le Banner. C'est parti, et c'est le Français, concentré, qui donne le ton. Les poings bien levés, il envoie un low-kick jambe avant (droit). Amada se désaxe sur le côté et, dans le même temps, le Français percute le Japonais à la mâchoire avec un terrible high-kick jambe arrière.

Amada s'écroule instantanément au tapis, complètement sonné. Compté huit, il repart tout de même à l'affrontement. Le Banner ne confond pas vitesse et précipitation. Il enclenche la marche en avant avec une série des deux mains. Là, il voit l'ouverture pour placer un coup de genou direct au foie de son rival et enchaîne immédiatement par un crochet du droit puis du gauche à la tête du malheureux Amada qui s'écroule pour bien plus que le compte.

Jérôme Le Banner a maintenant le regard rivé sur Bercy où, le 25 mai, il retrouvera donc Mark Hunt pour une belle qui s'annonce passionnante.








Mirko Crocop et Jérôme Le Banner, combattants stars du K-1, aux côtés du fondateur de l'organisation japonaise, Maître Kazuyoshi Ishii.



Jérôme Le Banner a renoué avec le succès en infligeant un terrible KO au Japonais Amada. Nous avons tenté d'analyser son échec du mois de décembre et sa résurrection. Oui, Géronimo est de retour. Ça va faire mal, le 25 mai, à Bercy !

Jérôme Le Banner a effectué un retour en fanfare au Japon, après son sec échec au K-1 World Grand Prix 2001. Un come-back qui fait du bien au moral (il y a mis l'art et la manière) avant de retrouver son vainqueur, le Néo-Zélandais Mark Hunt, le 25 mai à Bercy.

Mais qu'a-t-il donc pu se passer le 8 décembre dernier. Plusieurs hypothèses peuvent expliquer ce revers. Celle qui semble la plus plausible est la pression. Jérôme, malgré son gabarit et sa bestialité, entre les cordes d'un ring, est en fait un garçon sensible et réceptif à tous les problèmes qui peuvent toucher son environnement, c'est-à-dire ses proches.

Pour être parti en même temps que lui en terre nippone, je peux vous dire que le comité d'accueil qui l'attendait à Narita (l'aéroport situé à 60 km de Tokyo) était très impressionnant. Plus de quarante journalistes l'ont submergé de questions, mitraillé de photos. Un statut de favori que le Normand a eu du mal à gérer. Nous ne lui cherchons pas d'excuses pour sa défaite. Mark Hunt a fait son boulot et jusqu'au bout, puisqu'il est devenu le "King des Kings" 2001, et ce jusqu'au 7 décembre 2002, date officielle de la prochaine finale du K-1 World Grand Prix.

Jérôme Le Banner revient donc avec succès dans l'arène, avec un nouvel entraîneur (nous y viendrons plus loin).



Depuis 1999, treize victoires d'affilée dont onze par KO !

Depuis 1999, le Français était installé dans une spirale de la victoire. Hormis le no-contest concédé face à Mike Bernardo (le 17 mars 2001 à Yokohama), Le Banner a aligné treize victoires d'affilée dont onze par KO. Les deux combattants ayant résisté jusqu'à la limite sont l'Allemand Stefan Leko et, tient donc, le Néo-Zélandais Mark Hunt.

Que ce soit Peter Aerts, Paris Vasilikos, Francisco Filho, Jan "The Giant" Nortje, Shaun Johnson, Nicolas Pettas, Ernesto Hoost, Pavel Majer, Ebenezer Braga, Adam Watt et Mark De Witt, aucun n'a dépassé le stade du deuxième round. Alors pourquoi cette défaite au Dôme de Tokyo ? Comment expliquer ce naufrage ?

Peut-être, en plus de l'immense pression, s'était-il installé dans une certaine routine de la victoire. Jérôme Le Banner est l'homme à abattre dans le circuit K-1.



Tous les poids lourds de la planète sont unanime à son égard : "Le Banner est le plus puissant de nous tous. Il possède de la dynamite dans les poings et est rapide malgré ses 120 kg." Lorsqu'un combattant amené à rencontrer le Français, il se prépare pour le match de sa vie, car il n'a rien à perdre, au contraire.

Si entre Ali Sadok (son ancien entraîneur) et Jérôme une formidable amitié s'est instaurée au fil des saisons et des victoires, elle a peut-être contribué à les installer dans un certain confort. Lors d'une échéance, quelle qu'elle soit, Le Banner et Sadok ne se préparaient véritablement ensemble que deux semaines. Pas suffisant pour réellement se présenter sur le ring à son meilleur niveau ; même si l'entente entre les deux hommes était forte.



Car Jérôme marche au moral et la présence du Marseillais le rassurait et lui donnait indéniablement la force et le pouvoir pour vaincre ses rivaux. Jusqu'à ce maudit 8 décembre 2001, où Jérôme Le Banner a préféré rompre le pacte. L'histoire ne saura jamais si l'absence d'Ali Sadok aura été fatale à notre poids lourd.

En plus de Rani Berbachi, l'indispensable, un nouveau maillon, pas faible, a intégré la Team Le Banner. Il s'agit de Stéphane Nikiéma, de nombreuses fois auréolé d'une ceinture mondiale de Muay Thaï. Le Banner et Nikiéma ont un point en commun et pas des moindres, ce sont des prédateurs ; des garçons qui combattent avec leur instinct et leurs tripes. Ils possèdent ce que l'on appelle le "fighting spirit". L'association Le Banner-Nikiéma promet à coup sûr de faire des étincelles.

A quelques semaines des retrouvailles attendues, entre Mark Hunt et Jérôme Le Banner, le 25 mai à Bercy, la préparation du Français sera celle d'un spartiate. Nul doute que le public du POPB va découvrir un Le Banner affûté et complètement transformé. Malgré un palmarès impressionnant, le Français possède encore une marge de progression énorme, qui laisse bien augurer de l'avenir.


"Il a atteint la maturité. Mais pas encore le sommet de ses possibilités. Il y'a du travail à faire, mais c'est un garçon extrêmement doué, qui apprend vite. Pour bien le préparer, je fais un travail de vidéo, car je ne connais pas bien les poids lourds. Pour Amada, j'ai regardé ses failles et Jérôme a été parfait. Il a sorti les low-kicks jambe avant, high-kicks et, bien sûr, les poings mais également les coups de genoux directs. Une multitude de techniques appropriées pour battre sans bavures le Japonais. Je peux affirmer que Jérôme va non seulement faire mal, mais peur. Pour Mark Hunt, il suivra une préparation spécifique adaptée à la boxe du Néo-Zélandais. Ne pas se jeter en contrôler le combat. Si le KO doit venir, il viendra. Contre Amada, j'ai trouvé Jérôme concentré, complètement dans son match. Je pense que lorsque Jérôme est dans son combat, concentré, il est imbattable. Mon job est de tout faire pour le mettre dans les meilleures conditions. Je vous donne rendez-vous le 25 mai à Bercy."




Jérôme Le Banner et Mark Hunt sont à une victoire chacun. La belle, aura lieu le 25 mai à Bercy lors du premier K-1 World Grand Prix, organisé en Europe. Avant cet affrontement qui s'annonce titanesque, les deux champions ont répondu aux questions de Pascal Iglicki.



Jérôme Le Banner, le numéro 1 mondial.

Jérôme Le Banner est bien décidé de faire payer l'affront que lui a fait subir Mark Hunt, le 8 décembre dernier à Tokyo. Il est pour lui hors de question de penser une nouvelle fois à la défaite. Cette belle, Le Banner la veut et avec panache, surtout que Bercy sera acquis à sa cause.

Karaté Bushido : Le 25 mai à Bercy tu retrouves Mark Hunt. Tu as gagné le premier combat et lui le deuxième ; qu'attends-tu de cette troisième confrontation ?

Jérôme Le Banner : Gagner bien sûr, bien boxer et surtout ne pas refaire l'erreur du 8 décembre dernier.

KB : Surtout que lors de votre première rencontre tu l'avais battu, aux points, mais haut la main ?

JLB : C'est vrai je l'avais largement dominé et dans tous les compartiments. Mark Hunt est limité techniquement par rapport à son poids et à sa taille. Par contre par rapport à beaucoup de poids lourds, il est très résistant.

KB : Tu as donc effectué un retour tonitruant le 3 mars dernier à Nagoya face à Amada. On a pu remarquer que tu avais quelque peu modifié ta stratégie de combat. Vas-tu effectuée une préparation spéciale pour Hunt ?

JLB : Non, je vais travailler, bien sûr sur mes qualités mais également mes défauts. J'ai un style qui s'adapte aussi bien face aux techniciens, frappeurs, puncheurs et encaisseurs.



KB : C'est ton premier K-1 World Grand Prix en dehors du Japon. Quels sentiments cela t'inspire-t-il ?

JLB : Très honnêtement j'ai un peu plus de pression qu'au Japon. Là bas je suis à plus de 9000 kilomètres de chez moi. Mais je suis content, car depuis quelques saisons je suis une locomotive du K-1. Je suis ravi d'ouvrir la porte, la grande, de cette prestigieuse compétition à Bercy.

KB : Revenons à Mark Hunt ; comment vois-tu ce troisième combat face à lui ?

JLB : Je ne vois pas Mark Hunt tomber pour le compte. Mais ce dont je suis sûr c'est que le combat va être violent. Bien au-delà de ce que les gens peuvent s'imaginer.

KB : Tu ne vas donc pas chercher le KO ?

JLB : Non ! D'ailleurs je ne cherche jamais le KO. Trop y penser peut te faire faire un bien mauvais combat. Je le répète, je ne vois pas Hunt tomber. Par contre, il va prendre des coups comme jamais. Mark Hunt est un arbre et avant de le coucher faut vraiment scier. Puissance et résistance. C'est ce que m'a dit son entraîneur. S'il n'est pas impressionné par son adversaire il évolue deux tons en dessous. C'est un guerrier qui va au combat. De plus, c'est un mec très gentil. Ses défauts ? : Limité techniquement mais cela n'a pas l'air de lui poser de problème.

KB : Un message pour les lecteurs de Karaté Bushido ?

JLB : Venez nombreux le 25 mai à Bercy. Vous qui me suivez depuis de longues années, vous ne serrez pas déçus. Même si cela embête certaines personnes de voir trop de K-1 dans ton magazine, il ne faut surtout pas louper la première à Paris.




La star du K-1 Jérôme Le Banner a monté son propre Team. Il est composé des frères Samir et Rani Berbachi, Fabrice Bernardin, Gilles Arsène (combat libre) et bien évidemment Stéphane Nikiéma, l'entraîneur pieds/poings/genoux de tout ce petit monde. Une équipe à suivre de très près.




Le premier K-1 World Grand Prix, organisé à Bercy le 25 mai, a offert aux 10 200 spectateurs un show exceptionnel et des combats d'une qualité rare. Le choc Le Banner/Hunt a tenu ses promesses, avec une deuxième reprise d'anthologie, la plus belle et la plus violente de l'histoire du K-1. Le Français a battu le Néo-Zélandais par abandon à l'appel de la troisième reprise.

Grâce à l'association entre le K-1 Corporation, le magazine Karaté Bushido et la Fédération de Kick-Boxing et DA, sans oublier le précieux soutien de Fuji Télévision, le premier K-1 World Grand Prix a pu enfin être présenté en France, au sein du prestigieux Palais Omnisports de Paris Bercy. Les 10 000 âmes présentes ont vécu une soirée exceptionnelle, digne des plus grands K-1 organisés au Japon. Tous les ingrédients étaient réunis pour que cette grande première soit une réussite ; Pari gagné, au delà de ce que l'on pouvait imaginer...

Le Banner/Hunt un combat d'anthologie

Depuis le 8 décembre dernier, Jérôme Le Banner attend avec impatience ses retrouvailles avec le vainqueur du K-1 World Grand Prix 2001, le Néo-Zélandais Mark Hunt. Si les deux champions sont à une victoire dans chaque camp, le Français n'oublie pas son revers de Tokyo. Il tient absolument à remettre les pendules à l'heure. C'est maintenant le jour J et l'heure H pour les deux supers stars du K-1. Mark Hunt est le premier à venir au centre du ring. La tension monte de plusieurs crans lorsque le speaker de la soirée, Jean-Paul Maillet, annonce l'arrivée du Français. C'est du délire dans Bercy lorsque Jérôme Le Banner fait enfin son apparition. Il est vêtu d'une toge en velours, celle que portait les empereurs romains. Après les dernières recommandations du célèbre Kakuda (numéro un des officiels du K-1 et également combattants) la belle peut enfin démarrer.

Mark Hunt qui ne sait pas reculer met tout de suite la marche en avant. Le Banner frappe en ligne basse avec plusieurs low-kick intérieur. Il ne laisse pas à Hunt l'opportunité de s'organiser. Le Néo-Zélandais cherche le contact de près afin de passer sa puissante droite ou bien son crochet du gauche. Le Français varie ses zones de frappe : low-kicks, high-kicks et séries des deux mains. Mark Hunt semble perturbé par la tactique du Français.



La deuxième reprise part sur les chapeaux de roues. Le Banner accélère encore la cadence et avec un terrible direct du droit (bras avant) touche Mark Hunt au menton. Instantanément le Néo-Zélandais se retrouve au tapis. Compté, il se relève en souriant, mais indéniablement Hunt est bien touché. Le Banner adopte pour le moment la meilleure des stratégies. Il varie constamment les zones de frappe et fait mal avec ses high-kicks. Mais attention, Mark Hunt est une enclume qui n'a jamais été mis KO, ni même arrêté un combat avant la limite. Généreux et guerrier dans l'âme, Le Banner accepte la bagarre que tente d'imposer son adversaire.

Après avoir pourtant bien touché Hunt avec des gauches, des droites et un high-kick, le Français se fait surprendre par un court crochet du gauche et un uppercut du droit. Bercy est debout alors que Le Banner va au tapis. C'est du délire. Compté et bien touché, le Français va puiser des ressources comme seul les immenses champions peuvent le faire. Les deux hommes ses livrent à une bagarre hallucinante et le public de Bercy ne s'y trompe pas. Tout le monde est debout afin d'encourager le Français. Ce dernier repart de plus belle avec ses poings et avec un high-kick qui percute de plein fouet le visage (en sang) de Mark Hunt. La minute de repos est la bien venu pour les deux champions.

Complètement détruit par les coups de butoirs du Français, Mark Hunt préfère renoncer à l'appel du troisième round. C'est de la folie, l'ambiance qui règne au sein du POPB est indescriptible. Jérôme exulte, il a prouvé à tous ses fans et même ses détracteurs (et oui, il y'en a) qu'il était bel et bien le numéro un mondial des poids lourds de la planète K-1. Qu'on se le dise, Jérôme Le Banner est la grande star que la boxe pieds et poings attendait depuis de nombreuses années pour sortir enfin de son anonymat médiatique.







A peine un mois et demi après son terrible affrontement face à Mark Hunt, soldé par une magnifique victoire par abandon du Néo-Zélandais à l'appel du troisième round, Jérôme Le Banner va retrouver l'arène de Bercy. Il va être opposé au Croate Sinisa Andrijasevic.

Autant vous le dire tout de suite, le Croate n'a rien pu faire, malgré son courage et son métier, face à la puissance du Français. Déjà bien touché durant les trois premiers rounds, le quatrième a été synonyme de calvaire. Touché par plusieurs gauches, droites, low-kicks intérieurs et extérieurs et high-kicks, Andrijasevic (l'arcade droite ouverte et le nez fracturé) a préféré ne pas reprendre le combat.






Le 29 août au Tokyo National Stadium, devant 91,107 spectateurs (plus grande affluence jamais vue tout évènements de sports de combat confondus), Jérôme Le Banner (1m90, 122 kg) est opposé à l'une des stars du PRIDE Fighting Championship et de l'UFC, l'Américain Don Frye (1m83, 100,3 kg) qui accepte courageusement l'affrontement dans les règles du K-1.

Jérôme va une nouvelle fois faire parler la poudre, c'est en seulement 1 minute et 30 secondes qu'il s'impose par un terrible KO infligé à l'Américain, sur un crochet du droit dévastateur.






Une fois de plus, le Français Jérôme Le Banner a fait le spectacle lors de la grande soirée qualificative pour la finale du K-1 World GP du 7 décembre.

Il aura fallu moins de 10 ans à Kazuyoshi Ishii pour transformer le paysage mondial des sports pieds-poings. Le maître incontesté des organisations "poids-lourds" fêtera bientôt une décennie de succès avec la mise en place planétaire d'un système hiérarchisé et discipliné de rencontres et classements. Même si cela reste, pour l'instant, confiné à la catégorie reine, la méthodologie sportive des éliminatoires nationaux, continentaux, mondiaux et enfin du tournoi final, représente la meilleure solution pour un sport où les titres suprêmes sont trop souvent distribués lors de manifestations épiphénomènes.

Le 7 décembre prochain, le grand Maître japonais fondateur du karaté Seidokan et créateur du K-1 invitera, une fois encore, les meilleurs kickboxeurs poids-lourds de la planète au Tokyo Dôme pour un tournoi final qui promet d'être exceptionnel. En attendant cette grandiose soirée, c´est le Saitama Super Arena de Tokyo qui accueillait le 5 octobre dernier les ultimes tours éliminatoires du K-1 World Grand Prix 2002. A la clé de cette méga-réunion : le tirage au sort des premiers combats du 7 décembre prochain...

Le Banner le bulldozer

Le K-1 est un véritable show sportif de très grande envergure. Il a ses règles, son public et surtout ses stars. Partout où il se produit, le K-1 entraîne avec lui les fans et les champions par eux adulés. Réunis dans le même hôtel, les combattants du K-1 se retrouvent ensemble pendant plusieurs jours dans un espace (relativement) réduit et il est très enrichissant de les voir déambuler dans le lobby parmi les équipes adverses et les groupes de collectionneurs d'autographes. Parmi tous ces héros du ring, Jérôme Le Banner fait figure d'exception.

Tout d'abord par ses qualités athlétiques : souplesse, puissance, rapidité et condition physique, un cocktail explosif que trahit une démarche féline et très bien équilibrée alors que d'autres semblent handicapés, raidis par une prise musculaire incohérente. C'est bien d'avoir des muscles, encore faut-il savoir les porter et... s'en servir.



Enchaînant avec aisance les attitudes de sourire et de concentration, Jérôme s'amuse, Jérôme joue et gagne grâce à l'intelligence instinctive. Sa détermination en dehors du ring et sur le ring sont au diapason de ses déclarations pré-combat et lorsque son visage apparaissait sur les écrans géants du Saitama Super Arena puis s'animait pour déclarer que ce soir c'était K-1 contre Pride et qu'il ne laisserait aucune chance à son adversaire Gary Goodridge de repartir indemne, tout le monde le prit très au sérieux.

Fidèle entre les fidèles de Maître Ishii Jérôme se transformait en bras vengeur de la justice du K-1. Une vedette du Pride osait défier les compétences d'un champion du K-1. OK, l'heure du jugement avait sonné. Gong !



A 118 kg pour 1m90 Jérôme Le Banner ne cédait qu'un petit centimètre à l'Américain pesé lui en dessous des 110 kg. Des différences indécelables lorsque les deux boxeurs se retrouvaient face à face sur le ring de l'Arena de Saitama. Alors que Goodridge provoquait le Français, le clash était immédiat. Jérôme rentrait dans la garde de l'Américain et ne lâchait plus sa proie.

Enchaînant les poings, les jambes, en haut, en bas, Jérôme réécrivait l'encyclopédie du kick boxing en quelques secondes. Tout y passait et dans les rangs du public galvanisé, on sentait bien que LE moment de la soirée était enfin arrivé. A la fin de la première minute, Goodridge lançait un uppercut.



Tout en se déplaçant pour éviter le choc, Jérôme sonnait alors l'hallali avec un coup si rapide que pratiquement personne ne le voyait et l'Américain tombait. Très vite, le match reprenait et un direct du droit de Jérôme (son bras avant) piquait Goodridge au menton en expédiant la star du Pride FC dans une autre dimension où le monde devient étrangement flou, ralenti et sombre.

Accompagné de son entraîneur Robert Rite et des ses hommes de coin Rani Berbachi et Gilles Arsène, Jérôme Le Banner levait les bras au ciel, une fois de plus, une fois encore pour la gloire et pour l'honneur du K-1 aussi.




Tous les combattants de la soirée posent à la fin de l'évènement.



A Saitama, Jérôme Le Banner est apparu particulièrement affûté. Bien dans sa tête et dans son corps, le Français revient sur cette victoire expéditive et évoque le "cas" Bob Sapp, sans langue de bois.

Karaté Bushido : A Saitama, on t'a senti très affûté...

Jérôme Le Banner : J'ai perdu 6 kilos cet été, il le fallait... Aujourd'hui je suis à 116 kilos. Ca me permet d'avoir une condition physique énorme. Si je me sens très bien en ce moment, c'est aussi grâce à mon entraînement en Jiu-Jitsu avec mon professeur brésilien, Renato Paganini du team Aliance. Ca me permet de voir autre chose, de me remettre en question, ce qui est très important pour moi... Aujourd'hui, j'ai une nouvelle équipe, plus resserrée, avec notamment Robert Rite qui m'avait entraîné à mes débuts. Aujourd'hui, c'est quelqu'un de mûr. Il tient une salle à Rouen, il est aussi préparateur physique pour champions de haut niveau.



KB : Une chose est sûre, tu as tout de suite montré à Goodridge qui était le patron...

JLB : C'est un adversaire que j'ai pris très au sérieux, mais j'ai vite compris que face à des gars comme ça, comme face à beaucoup d'adversaires d'ailleurs, il fallait rentrer dedans... C'est un peu comme le principe du bowling, tu prends une boule, tu la balances et ensuite, tu regardes ce qui reste encore debout... Voilà, ma tactique, c'est le bowling !



KB : Parles-nous un peu de Bob Sapp, qui était encore inconnu voilà trois mois et qui s'est qualifié pour la finale du 7 décembre... On dit déjà que tu es le seul à pouvoir faire tomber ses 170 kilos !

JLB : Pour moi, Bob Sapp donne une mauvaise image du K-1. Il vient de la NFL et on sait ce que cela veut dire au niveau des moyens utilisés pour prendre de la masse musculaire... Nous, on se demande quand il va mourir sur le ring ! Trop c'est trop. Je pense qu'il y'a des limites que l'on va bientôt connaître... Maintenant, si je devais le rencontrer sur un ring, je le boxerais...



KB : Justement, comment aborder un combat face à un tel monstre physique ?

JLB : Dans ma tête, j'aborderais ce combat comme n'importe lequel, il faut lui rentrer dans le lard, bouger beaucoup, surtout ne pas reculer.

B : Malgré sa grande expérience, Ernesto Hoost n'a rien pu faire face à lui...

JLB : En ce qui concerne Hoost, je pense qu'il a eu tort d'accepter ce combat, alors qu'il était malade et qu'il avait combattu quelques semaines plus tôt face à Schilt. Sapp, il ne fallait pas le pendre à la légère. Avant de le mettre face à Hoost, ils auraient dû me le donner ! Bob Sapp, je n'ai rien contre lui, c'est un mec sympa, mais franchement, quand les 170 kilos vont tomber sur le ring, ça va me faire plaisir.


Le grand moment arrive. L'occasion de faire le point avec le champion français avant le tournoi final.

Le Normand va disputer son quatrième K-1 World Grand Prix le 7 décembre prochain. Jérôme Le Banner nous parle de sa préparation, de son évolution, de ses adversaires. Détonnant, comme son style...

Karaté Bushido : Vous avez commencé par le Jeet Kune Do quand vous étiez adolescent. Cela vous sert-il encore ?

Jérôme Le Banner : Non. Si ce n'est que, comme j'ai commencé tout seul dans mon garage, à l'aide de bouquins que j'avais achetés, j'ai gardé l'état d'esprit de travailler seul. En fait, ce qu'il m'en reste aujourd'hui, c'est surtout ma garde. Je combats en fausse garde, poing droit en avant. Le principe du Jeet Kune Do est de mettre son poing fort en avant pour stopper les coups.

KB : Vous utilisez de nouveau beaucoup vos jambes. Avez-vous changé votre méthode de travail ?

JLB : Complètement. Après l'épopée américaine avec Don King (1998), mes jambes restaient dans mon jeans. Cela m'a manqué. On ne fait pas de l'anglaise ! On fait de la boxe thaie. C'est comme les coups de genou. Avant, ce n'était vraiment pas mon truc. Mais, maintenant, franchement, j'aime bien. Je me renouvelle.



KB : Quelles ont été vos priorités de travail ?

JLB : Avec mon entraîneur Robert Rite, on a axé la préparation sur la boxe thaie pure et dure et la boxe anglaise. On travaille aussi la vitesse, le déplacement, va boxe en arrière au cas où je serai touché, où il faudrait gérer un peu. Avant, je n´arrivais pas à reculer. Mais, bon, me connaissant... Tu peux faire toutes les tactiques du monde. Moi, d'entrée de jeu, j'y vais. En fait, on travaille surtout sur mes qualités. Je passe en vitesse V12 à chaque fois. Il n'y a pas besoin de tactique...

KB : Vous retrouvez Robert Rite avec lequel vous avez atteint la finale en 1995. Doit-on y voir un signe ?

JLB : Y voir un signe... Je ne suis pas superstitieux. J'espère qu'on va aller en finale et même au delà. Quoiqu'il arrive, je resterai avec lui. Il s'accorde bien avec mon caractère. C'est important. Il faut quand même l'arrêter sinon il me ferait faire des entraînements 24 heures par jour. En ce moment, je suis aussi rapide qu'un léger car on a énormément travaillé la vitesse.



KB : Cette année, il n'y a pas eu de tournois de qualification. N'est-ce pas préférable de se qualifier de cette manière ?

JLB : Bien sûr? J'arrive plus frais. Je n'ai même pas fait cinq rounds cette année ! C'est bien. Par rapport à l'année dernière, je gère différemment. Je m´entraîne chez moi. Je n'ai pas de pression. J'évite pas mal de trucs car tout se gère... Il n'y a pas que le niveau technique. Cette année, je gère vraiment différemment. Par exemple, je me rendais compte qu'il me manquait cinq, six rounds de gant. Thierry Chamtefort m'a trouvé le mec qu'il faut, Johann Duhaupas, un mec de 110 kg, gitan, 12 combats, 12 KO en boxe anglaise. Je vais le boxer une semaine avant la finale (il va aussi boxer contre le technicien Djahfar Djeddi).

KB : Faites-vous très attention à votre nutrition ?

JLB : Oui car je suis quelqu'un qui prend rapidement du poids. Gérer mon alimentation, c'est comme boire ou dormir, je le fais tous les jours. Cela fait très longtemps que je ne suis pas allé au Mc Do ou que je n'ai pas mangé de kebab. En fait, j'essaie de moins m'entraîner à l'approche d'un combat, car cela me donne faim et je n'arrête pas de bouffer. Mais, bon, j'habite à deux minutes de la ferme. Tous les produits sont frais. Le lait, il n'a pas fait 20 cm qu'il est déjà dans mon bol ; le poulet, c'est pareil, je le vois en train de cavaler le matin. Cela vaut toute la diététique du monde.

KB : Combien d'heures vous entraînez-vous par semaine à l'approche d'un combat ?

JLB : Ca dépend. J'essaie de courir minimum cinq fois. Je fais une fois de la musculation mais j'arrête trois semaines avant le combat. Je fais aussi un peu de jiu-jitsu avec kimono pour la force de traction notamment, puis la boxe, trois à quatre fois. En tout, cela représente environ 15 h par semaine.



KB : Vous allez rencontrer le Japonais Musashi en quart de finale. Quelles sont vos impressions sur lui ?

JLB : C'est un mec qui démarre généralement très lentement mais, cette fois-ci, peut-être va-t-il démarrer vite ? On n'en sait rien. Tant mieux si c'est le cas. Comme ça, il fera des erreurs. Moi, ma technique, c'est celle du bowling. La première boule, c'est le premier round. Il n'y a pas besoin de faire des plans de travail. Je verrai après le 1er round si sa jambe, son bras, sa tête... est heurtée. Son truc, c'est de cogner, de rentrer dans la gueule. Ce serait tant mieux. Mais bon, c'est un combat contre moi-même, pas contre lui.

KB : Êtes-vous enthousiaste à la possibilité de retrouver Mark Hunt en demi-finale ?

JLB : Ca peut être sympa. Mais je préfèrerais prendre Leko. J'ai envie de lui mettre une bonne rouste. Comme ça, je ne sais pas pourquoi... J'ai été un peu déçu par l'issue de Hoost-Sapp. Hoost, pour moi, est quelqu'un d'emblématique, comme Aerts. Aerts, il a fallu que je le dégomme. Hoost, on est à 2-2... Donc j'aurai voulu gagner contre lui. Hunt, ce serait sympa mais, bon, je m'en fiche de toute façon.

KB : Il semblerait que les Japonais font de Bob Sapp leur favori. Que pensez-vous de lui ?

JLB : Bob Sapp, ce que j'en pense ?... Rien ! Il a des atouts physiques et il boxe à travers ça, c'est bien. Cela marche puisque l'on arrête pas de m'en parler. Leur truc (NDLR : à la K-1 Corporation), c'était de se développer aux Etats-Unis mais cela ne marche pas. Tu ne peux pas faire passer en boxe thaie ou en free fight quelqu'un qui a joué en NFL. Mais je pense que ce mec est un phénomène.

KB : Aimeriez-vous le rencontrer ?

JLB : Ah, bah, bien sûr. Ma finale préférée ce serait contre Sapp. Ce n'est même pas l'effet sportif, c'est l'effet folklorique. L'aspect sportif serait de rencontrer Aerts en finale.

KB : Pour vous, ne serait-ce pas l'année ou jamais pour gagner le K-1 ? En tout cas, le tirage au sort semble plus dégagé que l'an passé ?

JLB : C'est clair. Le tirage a une énorme importance. En plus, avec les trois-quatre derniers combats que j'ai fait, les mecs se "chient" un peu dessus quand j'arrive sur le ring. Ca fait un peu comme à l'époque de Mike Tyson. Musashi, c'est quand même bien mais il devrait me poser moins de problèmes qu'un Hunt, un Aerts ou un Sefo. Mais, bon, tu ne sais jamais. Peut-être va-t-il me péter les cuisses car je ne vais pas bloquer ? Beaucoup de choses dépendent du premier combat. Un tournoi, on sait quand ça débute mais on ne sait jamais quand cela se termine. C'est vrai que, cette année, j'ai toutes les chances de mon côté.

KB : Un pronostic ?

JLB : Non, non. Surtout que je pense que cela va avoiner de l'autre côté. Et je ne suis pas suffisamment prétentieux pour donner mon nom. Que le meilleur gagne. En tout cas, je me prépare à 150%.


Repêché in extremis après le forfait de Semmy Schilt, battu en quart de finale par Bob Sapp, puis repêché une seconde fois (Bob Sapp, blessé a préféré abandonner), Ernesto Hoost bat Jérôme Le Banner en finale. Le Français, auteur d'un magnifique parcours, termine le tournoi avec une triple fracture de l'avant-bras gauche.

Le Dôme de Tokyo, plein à craquer, avec plus de soixante-quatorze mille spectateurs, a été, le 7 décembre, le théâtre d'un tournoi complètement fou. Pour sa dixième édition, le finale du K-1 World Grand Prix 2002 restera à coup sûr la plus controversée. Jamais dans toute l'histoire de cette prestigieuse compétition, le vainqueur n'aura été aussi chanceux...

Il est 17 heures lorsque les huit protagonistes sont présentés à une foule complètement survoltée. Ecrans géants, fumigènes, feux d'artifices et décibels plein pot, donnent le coup d'envoi de ce dixième millésime. Les quatre quarts de finale vont opposer dans l'ordre : Peter Aerts (Pays-Bas) à Ray Sefo (Nouvelle Zélande), Bob Sapp (Etats-Unis) à Ernesto Hoost (Pays-Bas), qui remplace son compatriote Semmy Schilt, forfait sur blessure après avoir combattu et perdu au Pride Fighting Championship 23 (le 24 novembre dans ce même Dôme) face à Rodrigo Nogueira dit "Minotauro". Dans le deuxième tableau, les matches vont opposer Stefan Leko (Allemagne) à Mark Hunt (Nouvelle Zélande), tenant du titre et enfin, Musashi (Japon) à Jérôme Le Banner (France).

Quart de finale, Le Banner sérieux face à Musashi



Musashi est un samouraï des temps modernes. C'est sans aucun complexe qu'il a défié Jérôme Le Banner dans le premier round et tenté crânement sa chance. Compté en fin de reprise sur un crochet du gauche à la tempe, le Japonais rejoint son coin avec difficulté. Le Français ne laisse plus aucune chance à Musashi dans le deuxième. Compté pour la deuxième fois sur une accélération des deux mains du Normand, Musashi reste cloué au tapis un long moment après avoir encaissé une dernière estocade, toujours portée avec les poings.





Demi finale, Le Banner anéantit Hunt de nouveau

Les amateurs de sensations fortes en ont eu pour leur argent avec le choc Le Banner/Hunt (vainqueur en quart de finale de l'Allemand Stefan Leko). A l'instar de leur rencontre du 25 mai à Bercy, les deux kickboxeurs ont mis en ébullition tout le Dôme. Si le Français a préféré ne pas sortir ses jambes face à Musashi, il a tout de suite mis ses membres inférieurs en action, notamment par ses low-kicks. Si le risque est permanent face au Néo-Zélandais, les coups de butoirs du Français l'ont d'entrée mis à la raison. Un premier round très dur pour Hunt, éprouvé par l'activité infernale du Normand.



Deuxième reprise : Le Banner continue sa marche en avant : middle-kicks, low-kicks, high-kicks et séries des deux mains mettent encore à mal Mark Hunt. Il est à la dérive et pose un genou à terre après avoir encaissé un énième low-kick. Compté, il termine tout de même le round, mais complètement épuisé.

C'est reparti pour l'assaut final. Le scénario est identique : Le Banner impose sa loi. Mais attention ! Hunt peut à n'importe quel moment retourner la situation, tant son punch est dévastateur. A huit secondes de la fin du combat, le Français se fait surprendre par une droite en contre. Même s'il est compté, Le Banner se remet immédiatement en garde, prêt à repartir au combat. Le gong sonne, le Français l'emporte à l'unanimité des trois juges : Mais quel combat !







Finale, Le Banner est maudit

C'est maintenant la grande finale. Elle va donc opposer Ernesto Hoost à Jérôme Le Banner (Hoost battu en quart de finale au premier round par Bob Sapp mais repêché en demi finale pour cause de blessure de l'Américain. Hoost également vainqueur en demi finale du Néo-Zélandais Ray Sefo).



Le hollandais démarre avec prudence son combat. Il cherche à surprendre Le Banner en contre avec sa droite. Le Français moins percutant que face à Hunt, contrôle tout de même le débat.

Idem lors de la deuxième reprise où le médecin du K-1 examine l'arcade (bien ouverte à deux endroits) du Néerlandais. A ce moment du combat, tout est possible : soit le staff médical décide de stopper, à juste titre, Hoost et Le Banner décroche la timbale, ou bien le match continue. C'est cette deuxième solution qui est choisie.



Troisième reprise : Tout va au mieux pour le Français jusqu'à qu'un middle-kick jambe droite du Batave vienne s'écraser violemment sur son avant-bras. Le Banner grimace de douleur. Un deuxième middle-kick, au même endroit, contraint le Français à se retourner et à être compté une première fois. Après un second décompte, Le Banner pose définitivement un genou à terre tant la douleur devient insupportable.

Ernesto Hoost décroche son quatrième K-1 World Grand Prix, en ayant perdu dès son entrée dans le tournoi ; une première dans l'histoire de cette compétition. Quant à Le Banner, c'est avec une triple fracture de l'avant-bras gauche que se termine l'aventure. "Je reviendrai l'année prochaine pour tenter la passe de cinq" a déclaré Ernesto Hoost vainqueur, il faut bien le dire, chanceux de ce dixième cru.








Opéré de l'avant-bras gauche dès son retour en France, le 10 décembre à l'hôpital François 1er au Havre, Jérôme Le Banner est rentré chez lui le samedi 14. Il a gentiment accepté de répondre à nos questions, afin de rassurer ses nombreux supporters.

Karaté Bushido : Tout d'abord, comment vas-tu ?

Jérôme Le Banner : Mon opération s'est très bien passée. Je tiens d'ailleurs à remercier et féliciter le professeur Courage. Sans oublier mon médecin Jean-Marc Poupelle qui a pris le taureau par les cornes au moment où il le fallait ; c'est à dire le soir même de la fracture car je lui ai téléphoné de Tokyo. Je l´ai prévenu qu'une opération délicate était nécessaire. Il a directement réservé ma chambre afin de ne pas perdre de temps.



KB : L'opération s'est donc plutôt bien passée ?

JLB : Très bien. Tout le personnel m'a mis à l'aise, du brancardier ("un petit clin d´oeil à Ramzy") aux femmes de ménage et à l´anesthésiste. Ils m'ont chouchouté. Tant mieux car j'avais très peur. L'opération a duré une heure et demie car il fallait remettre chaque fragment à sa place. J'ai donc douze vis mais mon avant-bras a été très bien reconstruit. D'après les médecins, je ne pourrais pas remonter sur un ring avant trois mois et demi. Ma femme va m'aider à me soutenir, c'est important !

KB : Ton analyse du tournoi ?

JLB : Comme je l'ai toujours dit, le tournoi c'est une histoire de chance. Il faut que l'on arrête de me dire que je suis le champion sans couronne. Je préfère ne pas en avoir que d'être "cocu"...

KB : Tu as réalisé un magnifique parcours...

JLB : Oui ! Je remercie Musashi qui m'a livré une grande bataille. Je lui tire mon chapeau car je pensais qu'il allait fuir pendant trois rounds et cela n'a pas été le cas. Le Japonais mérite tout mon respect. Comme je l'avais dit à Ludovic Mauchien (Interview KB n°307), il ne fallait pas prendre Musashi à la légère et j'ai bien fait. Avec Hunt, c'est la quatrième fois que l'on se rencontre et là encore, ça a été très chaud.

KB : A l'arrivée, c'est Ernesto Hoost qui gagne la finale...

JLB : Hoost ne devait pas être là et, ensuite, il perd en quart de finale. La finale aurait dû être Sapp contre Le Banner. Maintenant, cela fait presque sept ans que je ne prends pas de vacances, que je n'arrête pas. Mes os s'usent. Mais comme j'ai une excellente hygiène de vie, tout va vit rentrer dans l'ordre. J'avais une petite fracture il y a six mois au même endroit. Maintenant j'ai de l'acier ! Je reviendrai encore plus fort.

KB : Ta participation au K-1 de Bercy le 14 juin n'est-elle pas compromise ?

JLB : Non ! Je serai présent pour le K-1 de Bercy le 14 juin. Je serai prêt à cent cinquante pour cent !

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2002 fut une année où Jérôme Le Banner aura atteint un niveau de combat incroyable, avec un parcours sans faute jusqu'à la finale du K-1 World GP au Tokyo Dôme, où, alors qu'il menait nettement aux points à quelques secondes de la fin du combat, fut cruellement stoppé par le miraculé Ernesto Hoost.



Sources : Karaté Bushido, Pascal Iglicki
Remerciement : CHOKDEEVIDEO

 
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