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Welcome to Jerome Le Banner's official website

Jerome Le Banner (JLB) is one of the most talented and popular athletes of the combat sports world. He holds several world and european heavyweight titles in kick-boxing, muay thai and full contact. Considered as one of the biggest punchers in kick-boxing history, JLB is one of the most famous K-1 fighters and by extension the best known kickboxer in the world.


Since 2006, his charisma and his natural acting qualities attracted a lot of movie producers. So, 'Geronimo' (as the fans call him) will feature in several movies from 2007. (Scorpion, Astérix aux Jeux olympiques, Babylon AD, Disco...)


You´ll find here all sorts of JLB content: exclusive news and interviews, videos, pictures. And the new "shop Le Banner" will present JLB´s new clothing line (t-shirts, sweat-shirts, shorts...) and also a variety of goodies such as rare items for fans and collectors!

Séquence Rétro 2004 : Jérôme Le Banner de nouveau opérationnel
mercredi, 10 octobre 2012

Jérôme Le Banner a effectué un retour tonitruant, le 17 juillet lors du K-1 World Grand Prix de Séoul (Corée du Sud), en atomisant l'Américain Terence Reasby en 53 secondes. "Geronimo is back".


"A tous les fighters du K-1, j'espère que vous avez pris de bonnes vacances, que vous en avez profité un peu, car le clébard est de retour."

Jérôme Le Banner a d'entrée annoncé la couleur, la veille, lors d'une interview accordée aux télévisions coréenne et, bien sûr, japonaise. Depuis le 7 décembre 2002, suite à une triple fracture de l'avant-bras gauche contractée lors de la finale du K-1 World Grand-Prix contre Ernesto Hoost, Jérôme Le Banner est comme un fauve en cage. Malgré deux combats victorieux en 2003, le premier à Bercy le 14 juin contre le Biélorusse Vitali Akhramenko (KO 2e) et le deuxième à Yokohama (Japon) le 23 septembre face au Sud-Africain Shaka Zulu (KO 2e), le Français reste incertain sur son avenir. Après une première opération, une seconde, peut-être celle de la dernière chance, est nécessaire. Durant ces longs mois de pénitence, Jérôme n'a jamais cessé de s'entraîner : beaucoup de cardio-training et un entraînement quotidien au sac pour peaufiner ses techniques de jambes.

Le 30 juin dernier, Jérôme Le Banner reçoit, enfin car presque inespéré, le feu vert de son chirurgien. "Vous êtes bon pour le service." Tout s'accélère très vite. Alors qu'il n'était pas prévu au programme, les Japonais, qui attendaient avec impatience le retour de leur champion, le placent sans hésiter en tête d'affiche pour le premier K-1 World Grand Prix organisé en Corée.

Un retour qui ne va pas dépasser la minute de combat. Pourtant, l'Américain Terence Reasby (29 combats de Boxe anglaise par KO et 1 défaite) cherche à surprendre Le Banner d'entrée de jeu avec des enchaînements de poings, malheureusement pour lui, mal ajustés. Le temps pour le Français de trouver ses marques et de sortir l'artillerie lourde avec des directs du gauche, du droit, plusieurs kicks en zone moyenne et haute pour enfin conclure avec un coup de genou droit au menton.
























Jérôme Le Banner nous livre ses impressions sur son retour, son avenir et revient sur sa longue convalescence.

Karaté Bushido : Quelles ont été tes sensations du vestiaire jusqu'au ring avant ton combat contre Terence Reasby ?

Jérôme Le Banner : Je me suis dit : "je suis né pour ça". J'avais de très bonnes sensations et absolument pas de peur, que de la volonté.

KB : As-tu tout de suite trouvé tes repères ?

JLB : Il arrive à beaucoup de combattants de retourner au vestiaire et ne plus se rappeler du match. On t'en parle et tu te demandes ce qu'ils racontent. Je ne me rappelle plus de rien. J'ai comme un dédoublement de personnalité, il y a Jérôme Le Banner et Géronimo.

KB : Ne te rappelles-tu jamais d'aucun de tes combats ?

JLB : Surtout là car cela a été très rapide.

KB : Ce combat à Séoul s'est décidé très rapidement. Comment as-tu obtenu le feu vert du chirurgien ?

JLB : Je suis parti en Moldavie pendant une semaine. Là-bas, j'ai mangé des aliments de chez eux extrêmement efficace pour les os. Une nourriture que j´ai ramenée chez moi et que je trouve dans des magasins spécialisés. Ce sont des produits riches en calcium. Lorsque je suis rentré sur Le Havre, je suis allé voir mon médecin. Il m'a fait une radio de l'avant-bras gauche et m'a confirmé que je pouvais combattre de nouveau et quand je voulais.

KB : Quand cela s'est-il passé ?

JLB : Le 30 juin.



KB : Dès l'annonce de cette nouvelle, les Japonais t'ont mis en tête d'affiche pour le K-1 World Grand Prix de Séoul...

JLB : J'ai téléphoné à l'un des responsables du K-1 et je lui ai dit que je voulais boxer. Il m'a demandé ce qu'avait dit le médecin. Dès que je lui ai dit, il m'a répondu "pas de problème. On te met à l'affiche de Séoul car tu es très populaire en Corée." J'ai réuni une partie de mon équipe avec, entre autres, Rani Berbachi, Matthias Riccio, Anthony Réa et Christophe Midoux. Je remercie également Thierry Chambefort (qui s'occupe de trouver ses sparrings-partners en Boxe anglaise) et Djaffar, qui soit dit en passant bien progressé. Quand j'ai fait mon premier jour de sparring avec Djaffar, j'ai pas mal mangé. Lors de la deuxième séance, je me suis dit "c'est bon, je suis revenu".

KB : De décembre 2002 à juillet 2004, tu n'as livré que deux rencontres. Comment as-tu vécu cette quasi-inactivité ?

JLB : Je n'étais pas très bien et je pense que j'ai été touché par le destin. C'est une période durant laquelle j'ai eu une nouvelle vie. J'étais out. Je reviens de loin.

KB : As-tu pensé que tu ne pourrais peut-être plus jamais recombattre ?

JLB : Oui... (il s'interrompt) oui !

KB : As-tu pris du poids durant cette longue période ?

JLB : Non, je suis resté entre 118 et 120 kilos.

KB : Un sentiment de résurrection à Séoul ?

JLB : Bien sûr ! Damien (Leconte) était là, il dormait avec moi. Rani (Berbachi) combattait en ouverture. Je me suis tout simplement retrouvé chez moi.



KB : Le Sud-Africain François Botha qui a déclaré, il y a un an, qu'il te mettrai KO en moins d'un round, va se retrouver face à toi, le 25 septembre à Tokyo, pour les éliminatoires du K-1 World Grand Prix...

JLB : Il va savoir ce que c'est que prendre une locomotive en pleine bouche. Je l'attends "grave" comme tous les autres. Les vacances sont finies, le clébard est de retour.

KB : Penses-tu avoir mûri durant ces deux ans ?

JLB : Oui, mais je referai sûrement encore des erreurs. Nul n'est parfait. Je vais réapprendre mon métier et c'est bien.

KB : Penses-tu avoir encore une marge de progression ?

JLB : Oui, oui. C'est pour cela que j'ai fait appel aux meilleurs. Arnaud Hussy qui est mon préparateur physique de tous les jours. Et maintenant Dominique Paris (ancien préparateur physique des boxeurs Oscar De La Hoya et Julien Lorcy) rejoint mon team.

KB : Que va t'apporter Dominique Paris ?

JLB : Avoir toujours l´oxygène après le troisième round. Pouvoir enchaîner trois combats d'affilée plein pot.

KB : Que penses-tu de Remy Bonjasky, vainqueur du dernier K-1 World Grand Prix ?

JLB : Rien ! C'est un bon combattant, c'est tout. Je n'ai vu aucun de ses matchs depuis sa finale face à Musashi.

KB : Que penses-tu de la défaite de Mike Tyson ?

JLB : Il s'est fait mettre KO par un mec qui s´est incliné face à Matt Skelton (ancien combattant du K-1 devenu champion Grande-Bratgane des poids lourds en Boxe anglaise). Ce dernier ne pas tenu un round face à moi. Donc, pour répondre à ta question, cela m'a fait sourire.

KB : Tu espères toujours pouvoir le rencontrer ?

JLB : Oui, bien sûr !

KB : Comptes-tu faire le ménage avec l'arrivée de ces combattants qui ne sont pas issus des sports de combat pieds-poings ?

JLB : Oui, quand je vois Bob Sapp ou bien Akebono, c'est le crique.

KB : Quand as-tu démarré ta préparation pour François Botha ?

JLB : Le 17 août.

KB : Tu peux t'entraîner normalement, sans avoir d'appréhension pour ton bras gauche ?

JLB : Oui, je n'ai plus aucun souci. J'ai même une sorte d'os qui a poussé sur l'avant-bras, pas loin du coude. J'espère que cela m'aidera dans certaines situations. Je peux m'entraîner en toute quiétude.

KB : Quels sont les combattants du K-1 qui te paraissent les plus sérieux ?

JLB : Remy Bonjasky, Alexey Ignashov, Mighty Mo (qui vient de remporter le dernier K-1 de Las Vegas), une espèce de Mark Hunt auquel je vais faire attention. Ray Sefo et Ernesto Hoost.

KB : Un peu revanchard de retrouver Hoost ?

JLB : Oui, bien sûr !

KB : Y a-t-il des combattants que tu apprécies ?

JLB : Bien évidemment ! Mark Hunt est un fantastique guerrier. Je l'aime bien. Il est vrai et ne fait pas de cinéma. Maintenant, je ne vais pas aller boire un café ou aller manger avec des types avec qui je vais m'empoigner. On dit sur certains sites Internet que je parle mal. Non, tout simplement, je ne suis pas un hypocrite. Je n'ai rien contre personne, mais j'ai un boulot à faire. On ne peut pas sympathiser avec des garçons que l'on est presque sûr de rencontrer sur un ring.

KB : Que peux-tu ajouter pour conclure ?

JLB : Attachez vos ceintures, relevez vos plateaux car ça va décoller...


Jérôme Le Banner ne s'est pas qualifié pour la grande finale du K-1. Une tendinite l'a contraint à l'abandon face à Botha. Le 25 septembre, c'est au mythique Budokan de Tokyo, où se retrouve habituellement l'élite du Judo nippon, que les quatorze actuels meilleurs poids lourds se sont retrouvés pour arracher leur qualification. Après une cérémonie d'ouverture toujours très spectaculaire et pleine d'intensité, les quinze mille aficionados présents vont pouvoir assister aux affiches de choc du programme.

La dernière rencontre de ces qualifications va opposer Jérôme Le Banner à François Botha (Afrique du Sud). Le Français attaque le combat en conquérant. Ses low-kicks, intérieurs et extérieurs, matraquent tout de suite les cuisses de Botha. Le Banner se permet même le luxe de sortir ses genoux et de faire souffrir son rival avec ses kicks. S'il prend le round sans aucun problème, ses poings ne sortent pas comme à l'accoutumée. Le deuxième round n'a pas démarré depuis une minute que Le Banner, en permanence sur Botha, se fait contrer par un direct du droit. Après un léger flottement, il préfère mettre un genou à terre. Compté suit, ses low-kicks lui permettent de finir tant bien que mal la reprise.

Le Banner victime d'une tendinite

La minute de repos pourra t-elle permettre au Français de refaire complètement surface, alors qu'il se plaint d'une douleur au bras gauche lors de la récupération ? Les deux kickboxeurs repartent au centre du ring. Le Banner semble avoir bien récupéré et frappe à nouveau les membres inférieurs de son rival. Botha a décidé, malgré les attaques en zones basse et moyenne du Français, de passer encore à l'offensive. Il touche encore Le Banner avec plusieurs droites lourdes. Cette fois-ci, le Havrais encaisse sans broncher et finit le round apparemment sans trop de dégâts. Les deux champions vont au centre du ring pour attendre la décision. Un extra-round est nécessaire pour pouvoir les départager. Ce que l'on redoutait se confirme, Jérôme Le Banner, qui se plaignait depuis depuis la deuxième reprise d'une douleur au bras gauche, préfère ne pas repartir au combat. François Botha exulté, il sera, contre toute attente, présent le 4 décembre au Dôme de Tokyo. Craignant le pire pour l'avant-bras gauche du Français, les dirigeants du K-1 prennent la sage décision de conduire Jérôme Le Banner à l'hôpital pour une radio de contrôle, qui ne révèlera qu'une simple tendinite. Il sera malgré tout présent le 4 décembre pour la grande finale, mais uniquement en super-fight. C'est malheureusement la dure loi du sport et notamment celle du tournoi de Kick-Boxing le plus prestigieux de la planète.






La douzième édition du K-1 World Grand-Prix a connu son épilogue le 4 décembre au Dôme de Tokyo. Si par le passé, le prestigieux complexe affichait presque complet, cette année, l'affluence s'est quelque peu diminuée. Ce sont tout de même près de 65 000 âmes qui ont assisté à ce cru 2004.

Éliminé lors des qualifications du mois de septembre au Budokan de Tokyo face à François Botha, Jérôme Le Banner a combattu en match de réserve du tournoi face au Japonais Hiromi Amada. La côte de popularité du Français, toujours à la hausse, était un argument de choc pour la vente des billets.



En 2002, Hiromi Amada n'avait pas tenu plus d'un round face à Le Banner. Un high-kick, un coup de genou et deux crochets du gauche l'avaient expédié au pays des songes. Mais attention, depuis cet échec, le Japonais a énormément progressé. Lors des qualifications, il avait poussé Ray Sefo dans ses derniers retranchements. De son côté, Le Banner revient petit à petit à son meilleur niveau après sa triple fracture de l'avant-bras gauche contractée face à Ernesto Hoost durant la finale 2002. Comme pour le tournoi, la rencontre est prévue en trois rounds de trois minutes avec la possibilité de deux extra-rounds en cas d'égalité. Sans aucun complexe et surtout sans crainte apparente, Hiromi Amada se lanc dans l'épreuve de force que veut lui imposer d'entrée le Français.



Les poings fusent d'un côté comme de l'autre et Le Banner se fait même surprendre par deux droites et plusieurs crochets des deux mains. Très vite, il reprend les choses en main, ou plutôt en poings et kicks dévastateurs. Cela semble un peu calmer les ardeurs du combattant nippon.

Le deuxième round est à peine entamé lorsque le Français balance un low-kick intérieur de la jambe gauche qui touche avec précision le genou gauche d'Amada. Au tapis et compté, le Japonais a un rictus qui en dit long sur sa douleur. Pourtant, il repart au combat. Peine perdue car Le Banner balance la même technique, au même endroit. Amada s´écroule de tout son long et est évacué du ring sur une civière. Sa rotule et ses ligaments croisés n'ont pas renu sous l'impact du shoot du Français !






Un mois avant leur participation au Dynamite!! qui aura lieu le 31 décembre, Jérôme Le Banner et Kristof Midoux (tous deux à droite) ont pu tourner au sol avec quelques cadors hexagonaux du combat libre, Cyril Diabaté et Jean-François Lenogue. JLB sera opposé dans un combat aux règles mixtes à l'Américain Bob Sapp.




Dans une rencontre prévue en quatre rounds dans les règles du K-1 et du M.M.A. (combat libre), Jérôme Le Banner a martyrisé Bob Sapp durant trois reprises. Compté dès le round initial et malmené lors des troisième et quatrième, l'Américain a souffert. Les juges ont osé opter pour un nul !

La saison du K-1 s'est bouclée, le 31 décembre dernier au Dôme d'Osaka, avec une rencontre d'anthologie qui s'est déroulée lors du K-1 Dynamite. Pour la toute première fois dans l'histoire du célèbre circuit nippon et dans celle des sports de combat, deux combattants se sont défiés dans les règles mixtes. Celles du Kick-Boxing, pour les premier et troisième rounds, et du M.M.A. (combat libre), pour les deuxième et quatrième rounds. Jérôme Le Banner (1,90 m pour 120 kg) et l'imposant Bob Sapp (2,05 m pour 160 kg) vont pour la toute première fois se retrouver face à face.



Sapp compté dès le premier round

C'est durant les deux minutes (au lieu d'une) de repos entre les reprises que s'effectueront les changements de gants. Pour assister à ce choc de titans, en plus des autres rencontres, près de 50 000 Japonais ont répondu à l'appel des organisateurs. Le premier à se présenter au public pour rejoindre le centre du ring est l'Américain. La présentation est à al hauteur de l'évènement : fumigènes, feux d'artifices et décibels à gogo. Jérôme Le Banner apparaît enfin et, à son tout, part en direction de l'enceinte de combat. Il y a de l'électricité dans l'air.

Lors des recommandations de l'arbitre, Masaaki Kakuda, le Français fixe l'Américain avec un regard qui en dit long sur sa détermination. Sapp paraît beaucoup moins serein. C'est parti pour le premier round : Bob Sapp se jette sur Le Banner. Ce dernier le repousse et envoie les premières salves sous la forme de crochets des deux mains. Il touche l'Américain au corps et à la face. Sapp est déjà dans le rouge. Il se retourne, se replace, mais ne voit pas venir une droite en contre et un crochet du gauche. L'Américain pose un genou au sol.



Compté, il est à la dérive et semble ne plus vouloir combattre. La correction continue : le Français frappe Sapp sous tous les angles. Il titube, mais ne s'écroule pas. Le gong le sauve du K.O. certain. Bob Sapp retourne dans son coin extrêmement éprouvé. Il semble ne plus vouloir reprendre le combat. Sam Greco, qui le coache pour l'occasion, le sermonne et le regonfle. Le changement de gants opéré, les deux champions vont maintenant s'affronter dans les règles du M.M.A.

D'entrée, Bob Sapp saisit Le Banner en double-legs. Il le projette au sol et monte à cheval sur le Français. Ce dernier est pris en "ground and pound". Sapp cherche les ouvertures. Il touche Le Banner qui, heureusement pour lui, arrive à bloquer un maximum de coups.



Éprouvé par l'effort, l'Américain se couche sur Le Banner en lui infligeant des coups de poitrine. Le Français, lucide, laisse filer cette reprise à l'Américain. De retour dans son coin, Bob Sapp n'en veut plus. Il pensait certainement, à tort, triompher du Français dans ce premier round M.M.A. Il semble implorer Sam Greco pour ne pas y retourner. L'Australien tente de le remonter et lui parle à l'oreille.

Alors que Le Banner est déjà au centre du ring, prêt à en découdre pour le troisième round, Sapp et ses hommes de coin gagnent plus de deux minutes supplémentaires. Les gants de l'Américain n'ont pas été scotchés. Un avertissement de la part de l'arbitre semblait évident. Mais non ! Kakuda ne fait aucune remontrance.

L'Américain au bord de l'abandon.

Après un temps pour bien reprendre sa distance, Le Banner remet le turbo. Il frappe en middle-kicks, high-kicks et enfin en low-kicks des deux jambes. Sapp se retourne comme s'il voulait abdiquer. Les séries des deux mains au corps et à la face pleuvent comme les giboulées de mars. L'arbitre stoppe le combat, mais en compte pas l'Américain. C´est incroyable ! Il lui permet de récupérer et de repartir au combat. Bob Sapp perd bien évidemment la reprise.





Comme lors des rounds précédents, on lit de la détresse sur le visage de Sapp qui a les larmes aux yeux. Il souffre terriblement dans sa chair et dans son âme. Pourtant, il y retourne en M.M.A., pour ce qui doit être les cinq dernières minutes du combat. Il tente de ceinturer Le Banner, qui, cette fois-ci, ne se laisse pas prendre les jambes. Sapp tente un renversement, mais c'est le Français qui le contre et se retrouve au-dessus, tête-bêche. Des coups de genoux gauche et droit touchent le dessus de la tête de l'Américain. Le Banner fait une montée et se retrouve à cheval sur son rival. Le public Japonais est médusé. C'est maintenant Jérôme Le Banner qui frappe en "ground and pound".



Il est le patron, même dans le style de son adversaire. Sapp arrive tant bien que mal à retourner Le Banner et tente de le prendre en arm-lock du bras gauche. Deux coups de genou touchent encore l'Américain, cette fois-ci sur la tempe. C'est la fin du combat. Jérôme Le Banner est debout, les bras levés alors que Bob Sapp est porté jusqu'à son coin. La décision tombe : match nul. Au Japon on le sait, le ridicule ne tue pas !



Pas si nul que ça

Si les juges japonais avaient respecté la logique, Jérôme Le Banner aurait remporté le combat sans l'ombre d'un doute. Sur les quatre reprises, le Français a surclassé l'Américain pendant trois rounds. Dans le premier, Sapp a été compté avant d'être durement malmené lors des troisième et quatrième. Il faut savoir qu'un contrat était signé, spécifiant qu'au cas où la rencontre irait à son terme, il y aurait match nul. Dans cette histoire, ce qui devient nul est sans conteste la décision. Aujourd'hui, les rencontres du K-1 ne sont pas uniquement retransmises au Japon. La plupart des télévisions, dont Eurosport (53 pays), diffusent les soirées dans leur intégralité. Attention à ne pas ternir la crédibilité de la compétition dite la plus prestigieuse de la planète pieds et poings.

Jérôme Le Banner "Je me fous de la décision"

"Je ne voulais surtout pas le descendre au premier round, même si je lui ai fait très mal. Je voulais le bastonner et lui mettre des coups C'est pour cela que je n'ai pas mis les jambes dans le round initial. Il était important pour moi de le défier dans ses règles. J'ai fait quatre reprises superbes et démontré à tout le monde que j'avais retrouvé une excellente condition physique et un bon niveau. Bob Sapp peut remercier Sam Greco. Sans son soutien, je pense qu'il aurait sûrement abandonné. Je me fous de la décision, j'ai démontré que j'étais vraiment de retour."



Sources : Karaté Bushido, Pascal Iglicki
Remerciement : LOOPNOUB

 
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