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Welcome to Jerome Le Banner's official website

Jerome Le Banner (JLB) is one of the most talented and popular athletes of the combat sports world. He holds several world and european heavyweight titles in kick-boxing, muay thai and full contact. Considered as one of the biggest punchers in kick-boxing history, JLB is one of the most famous K-1 fighters and by extension the best known kickboxer in the world.


Since 2006, his charisma and his natural acting qualities attracted a lot of movie producers. So, 'Geronimo' (as the fans call him) will feature in several movies from 2007. (Scorpion, Astérix aux Jeux olympiques, Babylon AD, Disco...)


You´ll find here all sorts of JLB content: exclusive news and interviews, videos, pictures. And the new "shop Le Banner" will present JLB´s new clothing line (t-shirts, sweat-shirts, shorts...) and also a variety of goodies such as rare items for fans and collectors!

Séquence Rétro 2005 : Jérôme Le Banner de retour au top
mercredi, 10 octobre 2012

Jérôme Le Banner démarre l'année 2005 par un nouveau combat dans les règles du MMA (Mixed Martial Arts). Le 26 mars, il y a eu du spectacle au Saitama Super Arena, Geronimo était opposé au judoka Japonais Yoshihiro Akiyama.


Le Saitama Super Arena peut, en temps normal, accueillir plus de 35.000 spectateurs, ils ne furent pourtant que 13.000 à prendre place dans l'enceinte pour assister à ce tout premier K-1 Hero's, digne sucesseur de feu Romanex, l'ancienne vitrine MMA du K-1. L'affluence a certainement pâti d'une organisation chaotique. L'évènement n'avait été annoncé qu'un mois à l'avance, et la fight card dévoilée à la dernière minute. Pour espérer concurrencer sérieusement le Pride, il faudra certainement aux organisateurs faire preuve de davantage de professionnalisme à l'avenir. Pourtant, le 26 mars, malgré un début de soirée timide, il y a bien eu du spectacle.

Pour son 3ème combat dans les règles du Mixed Martial Arts, la star du K-1, Jérôme Le Banner, n'a pas fait durer le suspens. Opposé au judoka Japonais natif de Corée du Sud Yoshihiro Akiyama, il s'est montré incisif. Le français martyrisait franchement son adversaire, durant deux minutes d'un combat pénible pour Akiyama. Ce dernier allait tout de suite au clinch avant de subir les assauts répétés du Français. Il tombait KO sur un bel enchaînement aux genoux du Havrais.

"Je suis heureux d'avoir gagné, j'ai travaillé dur..." déclarait-il à la fin du combat.






Le 30 avril, Jérôme Le Banner a détruit l'Allemand Oliver Van Damme en moins de trois minutes. Le Français conserve sa ceinture mondiale des poids lourds W.K.N. avec une sauvage brutalité.

Le 10ème anniversaire de la Post Tenebras Cup a été fêté en grande pompe au Stade du Bout du Monde. Pour cette dernière édition, les organisateurs (Olivier Muller, Carl Emery et Jean-Daniel Pfund) ont réalisé un véritable tour de force. En effet, habitué à être spectateur de l'évènement helvétique, Jérôme Le Banner avait promis l'année dernière qu'il honorerait de sa présence cet ultime rendez-vous, mais en tant qu'acteur principal. Et chez le Normand, une parole donnée vaut toutes les signatures d'un contrat blindé.

Sa venue en Suisse, où il est vénéré comme une icône, a véritablement créé l'évènement. Pour assister à son championnat du monde, plus de 5000 personnes ont tenté de prendre place dans une salle ne pouvant malheureusement en accueillir que 3500 maximum. Lorsque, vers 22h30, le speaker, Claudio Alesi, présente sur le ring le challenger allemand Oliver Van Damme, l'ambiance devient apocalyptique avec l'annonce de l'arrivée de Jérôme Le Banner. Un impressionnant cordon de sécurité est obligé de jouer les gros bras pour contenir des fans en délire, on frôle l'émeute et c'est peu dire. Le Français va donc être opposé à Oliver Van Damme (sans aucun lien de parenté avec l'acteur belge), un géant de 2.07 m pour 130 kg venant du Kwan Gym de Hambourg. Même s'il n'appartient pas au circuit K-1, l'Allemand affiche un palmarès flatteur de 14 victoires dont 10 obtenues par K.O. pour seulement 2 défaites.

Un train d'enfer nommé Le Banner

Les deux protagonistes sont maintenant face à face pour écouter les dernières recommandations de l'arbitre, sous le regard de deux stars des boxes, Marvin "Marvelous" Hagler (légende vivante de la Boxe Anglaise dont il a été champion du monde unifié des poids moyens durant les années 80) et Ernesto Hoost (quatre fois vainqueur du K-1 World Grand-Prix), excusez du peu, ainsi que Joey Starr, Jean-Marc Tonus et les frères Johnny et Gérome Canabette, trois anciennes gloires du Full Contact suisse.

Les consignes donnée, le champion et son challenger vont pouvoir passer à l'action. Tel un fauve, Jérôme Le Banner se jette sur Oliver Van Damme. En signe de salutation, le Français matraque son rival sur les cuisses avec des low-kicks qui résonnent dans toute la salle et enchaîne avec ses poings. Van Damme n'a pas le temps de s'organiser, ni même de profiter de son allonge. Il est compté une première fois. Son regard en dit long sur sa détresse, mais l'Allemand repart au combat.



Le Normand redouble d'agressivité : low-kicks, middle-kicks et crochets des deux mains mettent encore à mal Van Damme, compté pour la deuxième fois. Mais il se relève et n'abdique pas. Son homme de coin sermonne et lui demande de repartir au centre du ring. Le Banner se jette sur son rival mais ne voit pas venir deux droites qui ne le stoppent absolument pas dans son élan. Il continue à détruire son adversaire, martelé de tous côtés. Van Damme est au tapis et compté pour la troisième fois. On pense qu'il ne va pas y retourner et, pourtant, Van Damme retourne en enfer. Une dernière salve de Jérôme Le Banner met cette fois-ci l'Allemand au sol pour le compte. Le public exulte à l'annonce du verdict. La Post Tenebras Cup est morte... Pas si sûr que cela !








"Vous connaissez les deux protagonistes, ça va être très chaud"

Karaté Bushido : Le détonateur de ton affrontement contre Abidi est dû en grande partie à l'altercation que vous avez eue sur le ring de Bercy, lors de la cérémonie de clôture du K-1 World GP Paris 2003. Peux-tu nous rappeler les faits ?

Jérôme Le Banner : Il y a eu altercation car j'avais dit dans ton magazine que ej voulais qu'Aziz Khattou le mette K.O. Mais, si j'ai dit cela c'est qu'il y avait eu un détonateur. Il a eu un changement de comportement, pas la grosse tête, mais un changement. Comme si Cyril était devenu un rival. De mon côté, je ne 'lai jamais vu comme tel. On a eu le même entraîneur, Ali Sadok, et tu sais que les Marseillais parlent toujours beaucoup.

K.B. : Pourtant, auparavant, vous étiez très proches. Il est même venu dormir et s'entraîner chez toi en Normandie...

J.L.B. : Oui, bien sûr. Il s'entraînait à cette époque avec Erick Roméas et, auparavant, Cyril avait eu aussi comme préparateur Ali Sadok, mon ancien entraîneur. Donc, on se connaissait bien et depuis un long moment.

K.B. : Penses-tu que ce combat devenait incontournable ?

J.L.B. : Non. Non pas incontournable.

K.B. : Ce combat a-t-il un parfum particulier par rapport à toutes les rencontres que tu as livrées depuis que tu évolues au K-1 ?

J.L.B. C'est quand même quelque chose de particulier. Les rencontres franco-françaises ont toujours passionné les foule. Lorsque Khalid Rahilou a rencontré Jean-Baptiste Mendy pour une ceinture mondiale de Boxe anglaise ou bien quand Julien Lorcy s'est retrouvé face au même Mendy, il y eu un engouement populaire. Lorsque deux Français se retrouvent confrontés, il y a un peu l'honneur qui est en jeu.

K.B. Penses-tu que l'on va assister à un grand combat ?

J.L.B. : Oui, je le pense.



K.B. : Vas-tu te préparer différemment pour cette rencontre ?

J.L.B. : Non, comme d'habitude, donc avec beaucoup de sérieux.

K.B. : Quelles sont les qualités de Cyril Abidi ?

J.L.B. : C'est quelqu'un qui va toujours à la guerre.

K.B. : Et ses faiblesses ?

J.L.B. : On verra le soir du 27 mai...

K.B. : Penses-tu que le vaincu perdre beaucoup ce soir-là ?

J.L.B. : Je penses que cela dépendra de la tournure du combat. Si l'un de nous deux prend une volée, là, il y a beaucoup à perdre pour le perdant. Par contre, si on livre une grosse bataille et que sur un coup, l'un de nous deux va dormir, ou bien si le combat va aux points, il n'y aura pas un gros perdant.

K.B. : Penses-tu qu'après ce combat vos rapports vont redevenir normaux ?

J.L.B. : C'est obligé. Il y aura du respect, bien sûr. Maintenant, aller boire un coup avec lui, je ne sais pas. Le 27 mai n'est pas encore passé. Mais peut-être... Je ne fais pas de ce combat une affaire personnelle, sinon je vais me faire cloquer. Surtout pas. Je prends ce combat comme un match normal.

K.B. : Que peux-tu dire à nos lecteurs afin de les motiver pour venir le 27 mai prochain ?

J.L.B. : Vous connaissez les deux protagonistes, donc vous savez que cela va être très chaud.

K.B. : As-tu un message à adresser à Cyril Abidi ?

J.L.B. : Qu'il se prépare sans problèmes et qu'il arrive le jour J sans blessure.


Le Banner trop fort, Abidi héroïque

Malgré sa vaillance et une résistance hors normes, Cyril Abidi est tombé sur plus fort que lui. Jérôme Le Banner, malgré un impressionnant oeuf de pigeon au-dessus de l´oeil droit provoqué par un coup de tête involontaire de son adversaire, s'est imposé par arrêt de l'arbitre dans le 5ème round. Récit et photos d'un combat complètement fou.

Plus qu'une rivalité, c'est un véritable contentieux qui existe entre Jérôme Le Banner et Cyril Abidi. Une animosité qui remonte au mois de juin 2003, où sur ce même ring de Bercy les deux champions avaient faillit en finir aux pieds et aux poings. Il fallait bien que l'esprit sportif l'emporte et que nos deux stars françaises du K-1 se retrouvent face à face pour une rencontre fratricide.





Le jour J et l'heure H ont enfin sonné. Le Normand et le Marseillais ont rendez-vous avec leur destin ce 27 mai, dans un Palais Omnisports de Paris-Bercy au trois-quarts plein pour la circonstance (à peur près 10 000 spectateurs). En effet, ce combat déchaîne les passions dans tout l'Hexagone et même au-delà. Qui de Jérôme Le Banner ou bien de Cyril Abidi va devenir prophète en son pays ?





Le Banner part en trombe

Il est aux alentours de 22 heures 30 lorsque Jean-Paul Maillet annonce l'arrivée sur le ring de Cyril Abidi. Ce dernier, rejoint l'enceinte de combat sous les sifflets très injustifiés et peu respectueux du public. Que l'on aime ou que l'on n'aime pas Cyril Abidi, il force le respect. Jamais il n'a refusé aucun combat. Accepter de monter face à un aussi redoutable adversaire que Jérôme Le Banner mérite d'être accueilli avec plus d'égard.

L'effet est complètement inversé quand Le Banner apparaît sur un écran géant et, surtout, quand il fait son entrée pour aller à son tour rejoindre le ring. Tout Bercy est debout, ça sent vraiment le souffre. La tension qui règne est palpable dans toute l'atmosphère. Après les dernières recommandations de l'arbitre de cette rencontre, prévue en cinq rounds de trois minutes, on va enfin savoir qui d'Abidi ou de Le Banner est le plus fort.

Après quelques petites secondes d'observations, Jérôme Le Banner ouvre les hostilités. Il frappe en middle-kick et en low-kick. Abidi recule et cherche à frapper en high-kick. Le Banner n'en a que faire et c'est lui, qui pour le moment, sonne la charge. La grosse bagarre prend forme dans le deuxième round. Le Banner frappe sous tous les angles un Abidi extrêmement vaillent mais compté par l'arbitre. Lors d'un échange de près, le Marseillais passe deux coups de tête certainement involontaires sur le front du Normand.



Résistance impressionnante d'Abidi

Ouvert également sous le coin de l´oeil gauche, Le Banner met vraiment le turbo dans le troisième round. Il martèle de coups Abidi qui, sur un ultime crochet, fait connaissance avec le sol. Compté huit, il repart chancelant au combat en faisant preuve d'une résistance impressionnante. Ses high-kicks ne trompent pas la vigilance de Le Banner, handicapé par un énorme oeuf de pigeon et plutôt même d'autruche, au-dessus de l´oeil droit. Cela ne l'empêche pas de continuer à malmener son rival. Mais une fois encore, Cyril Abidi va faire preuve d'un énorme courage. Il va même faire illusion quelques secondes dans le quatrième round. Par deux fois, il touche Le Banner avec sa droite. Le Normand ne bronche pas et assène des coups dans les jambes, au corps et à la tête d'Abidi qui force l'admiration par sa résistance.



On attaque les trois dernières minutes du combat. Jérôme Le Banner reprend sa marche en avant. Les deux champions donnent tout ce qu'ils ont. Il reste moins de quinze secondes de combat lorsqu'un dernier crochet droit du Havrais expédie au sol le Marseillais. Comme l'exige le règlement de la Fédération française de Kick-Boxing, on stoppe toute rencontre au troisième knock-down. Même s'il était très éprouvé physiquement, Cyril Abidi méritait d'aller jusqu'au terme du combat. Mais ce soir-là, c'est véritablement le plus fort qui l'a emporté, Jérôme Le Banner.






Jérôme Le Banner n'a pas chômé depuis le 30 avril dernier, où il a atomisé à Genève en un round l'Allemand Oliver Van Damme. Ensuite, le 27 mai à Paris-Bercy, le Normand a livré une rencontre titanesque face à Cyril Abidi, soldée par une victoire par K.O. dans la cinquième reprise. Ce soir, la star du K-1 va donc livrer son troisième combat en moins de deux mois ! Il va être opposé au Biélorusse Dimitry Podgaisky, récent vainqueur du K-1 de Pologne. Mais le niveau d'un tournoi satellite est sans commune mesure avec celui d'un K-1 World Grand-Prix, dont Le Banner est titulaire depuis près de dix ans. Podgaisky l'a appris à ses dépens.





Malgré ses deux mètres et ses 103 kg, le Biélorusse, apparemment pétrifié par la peur, n'a pu, dès le premier coup de gong, résister à l'artillerie lourde du Français. Touché par un direct du droit et compté, Podgaisky subit de nouveau les charges meurtrières de Le Banner. Après un deuxième voyage au tapis, le Biélorusse est renvoyé définitivement dans son coin suite à un troisième knock-down. Avant de se préparer pour les éliminatoires du K-1 World Grand-Prix 2005 qui se tiendront le 23 septembre à Osaka (Japon), le Français a bien gagné le droit de prendre quelques semaines de vacances amplement méritées.






Jérôme Le Banner encadré par Louis Lavaly (à gauche), son entraîneur en Boxe anglaise, et Rani Berbachi.


Jérôme Le Banner a gagné, le 23 septembre, son passeport pour la grande finale du K-1 World grand-Prix 2005. Il rejoint Ray Sefo, Ruslan Karaev, Semmy Schilt, Peter Aerts, Musashi, Hong Man Choi et Remy Bonjasky, qualifié d'office, puisque tenant du titre de King des Kings depuis deux ans.

Dernière ligne droite avant la grande finale du K-1 World Grand-Prix 2005, qui se déroulera le 19 novembre prochain, comme le veut la coutume, au Dôme de Tokyo, les éliminatoires ont réuni les 14 survivants de la plus prestigieuse compétition de boxe pieds- et poings de la planète. Le Dôme d'Osaka et ses 30 000 mille âmes ont été les témoins privilégiés des sept derniers combats, qualificatifs pour le titre de King des Kings 2005. Ce millésime est celui du renouveau car de nouvelles têtes, bien décidées à bousculer la hiérarchie, ont réussi à se hisser jusqu'à ce stade de la compétition.

Le Banner sans pitié avec Goodridge



Jérôme Le Banner et Gary Goodridge vont en découdre. Les deux champions se connaissent bien. Et pour causse, le Français a déjà pulvérise le Trinidadien en moins de quarante deux secondes en 2002 et depuis, après s'être entraînés ensemble, ils sont devenus de véritables amis. Mais la boxe est ainsi faite et reste impitoyable. "C'est parce que Gary Goodridge est devenu mon ami et que j'ai beaucoup de respect pour lui que je vais livrer le meilleur de moi-même contre lui", a déclaré Le Banner la veille lors de la conférence de presse.

Le Français tient sa parole et fait tout de suite très mal à son adversaire. Ses low-kicks, dont plusieurs mis à l'intérieur, font grimacer Goodridge. Ce dernier est très vite compté une première fois. Il cherche à enchaîner mais le Français travaille tout en esquives et en remises des deux mains. Une nouvelle série de low-kicks, un high-kick et encore un low-kicks expédient pour la deuxième fois Goodridge au tapis. De nouveau compté, il est au plus mal.



Jérôme Le Banner se rue sur Goodridge, shoote en zone basse et conclut le combat avec deux crochets. Le Français n'exulte pas, il préfère aller tout de suite réconforter Gary Goodridge, durement touché au genou gauche. Le Français n'est pas plus fort qu'avant. Il est tout simplement mieux dans sa tête, bien dans son corps et plus mûr. Ce qui fait de lui l'un des favoris logiques à la victoire finale.








Jérôme Le Banner est arrivé en début de semaine à Tokyo pour combattre le samedi. Immédiatement, il a été pris dans la machinerie du K-1 et la folie ambiante. Car ici, le Français est une idole. Nous l'avons suivi pas à pas.

Mardi 15 novembre : L'arrivée au Japon

21 heures, Jérôme Le Banner est le dernier des huit boxeurs qualifiés pour al finale du K-1 à débarquer à l'hôtel New Takanawa de Tokyo qui accueille traditionnellement les festivités promotionnelles du K-1. Radieux et le teint hâlé. "Il arrive seulement de France ?" s´interrogent Peter Aerts et Remy Bonjasky, en pensant au "jet lag", le décalage horaire dévastateur (8 heures par rapport à Paris) sur la santé. Si eux sont arrivés bien avant pour "avaler" sans problème ce décalage, Le Banner a choisi une autre forme de préparation. Une semaine à Pattaya dans un camp d'entraînement qu'il connaît bien. Histoire de parfaire sa condition physique et d'effectuer, avec son entraîneur marseillais Louis Lavaly, les derniers réglages.

"Le décalage horaire est effectué en deux temps, explique ce dernier, et ce passage par la Thaïlande a aussi permis à Jérôme de décompresser pour arriver dans les meilleures conditions psychologiques." Dès le premier pied posé sur le sol nippon, la tournée des photos et des autographes commence pour le Havrais. "Géronimo est là!"



Avec son gabarit hors norme (1,90 m et 120 kg), surtout pour les Japonaises, Jérôme ne passe franchement pas inaperçu.

"Je n'aimerais pas connaître cette folie en France. J'ai trop besoin de ma tranquillité. Mais ici, c'est différent. Il existe une grande marque de respect dans la démarche des fans. Pour eux, j'essaye d'être toujours disponible."

Les portables ne servent plus alors à téléphoner mais à photographier la star. Quelques minutes plus tard, grâce au fameux MMS, les amis des amis savent que Géronimo est de retour. Le téléphone japonais a réinventé le téléphone arabe, photos à l'appui...

Jeudi 16 novembre : L'idole nippone

Depuis 10 ans, Jérôme Le Banner fait une grande partie de sa carrière au Japon. "Ce sont mes résultats sportifs qui m'ont fait revenir très souvent ici, corrige-t-il. Mais c'est vrai aussi que la "french touch" est importante pour les Nippons. On le voit avec les grandes marques dont ils raffolent. Une fois, mon short arborait le sigle Canal + sur la ceinture, et beaucoup pensaient que c'était Chanel +. Ils aiment le côté raffiné de la France." Le Banner est, lui, devenu un "sacré" bonhomme là-bas.

"Ils nous prennent un peu pour des personnages de "manga", ces bandes dessinées qui font des ravages ici. Et avec nous, il se créent une histoire, leur histoire qui leur permet d'extérioriser l'adrénaline portée au plus profond d'eux."

Dans les couloirs de l'hôtel, passe alors un groupe Coréens derrière "leur dernière trouvaille de vedette", Hong Man Choi, 2,19 m. Respect du géant pour Le Banner. "Lorsque j'ai découvert le K-1, j'ai beaucoup apprécié Jérôme, dit-il. Son style et sa capacité à émerveiller les fans... Si vous voulez savoir pourquoi je porte un protège-dents tricolore, c'est pour la "touch" française à la Le Banner... Et non pas pour la couleur du drapeau coréen !"

L'après midi, les "hostilités" médiatiques débutent véritablement. Séances photos et interviews pour le télé diffuseur FUJI, avant d'enchaîner avec la presse, omniprésente dans l'hôtel et à la recherche d'images exclusives. Tout est parfaitement réglementé par l'organisation du K-1. Trop même. Le Banner, lui, s'y est fait depuis longtemps.





"Cette rigueur, c´est la mentalité japonaise. Au début, ils ont mis les fondations. Puis ils ont très vite réinjecté l'argent des différentes recettes pour développer la promotion et faire grandir cette discipline. La marque K-1 est devenu un label connu et surtout reconnu. Tout le monde y a ainsi gagné."

De 10 000 billets vendus la première année en 1994 au Yoyogi Dai-Ichi Stadium de Tokyo, le tournoi affiche désormais complet chaque année avec 80 000 fans dans le célèbre Tokyo Dôme. Les recettes publicitaires télévisuelles remplissent aussi les caisses et les boxeurs sont devenu des "Dieux" pour les fans. La preuve...

Soirée du jeudi : Rencontre avec Aerts... Au café

Sortir nocturne ce jeudi soir dans le quartier de Roppongi avec, en toile de fond, une réplique de la Tour Eiffel toute illuminée. A en faire rougir sa grande soeur française. Là, dans le centre de Tokyo, Jérôme Le Banner et son petit clan (sa famille, quelques amis et Louis Lavaly) entrent dans un petit restaurant japonais. Deux femmes sont attablées. En découvrant Le Banner, elles en avalent leurs baguettes.

"Pourquoi cela tombe-t-il sur moi ? Je suis une vraie fan du K-1 et de Jérôme ! Il représente pour nous la force et la puissance élégantes. Un gentleman des rings digne de nos légendes ancestrales. Oh... C'est incroyable !"

La scène n'est pas surréaliste mais... quotidienne ! Akezumi, c'est son nom, demande alors à Jérôme de lui dédicacer son manteau.

"Les premières fois, lorsque les gens me demandaient de signer sur leur tee-shirt ou le blouson qu'ils portaient, j'étais franchement gêné. Depuis dix ans, je m'y suis fait. Tu ne peux que l'accepter... Vainqueur ou vaincu, tu demeures une idole. Il y a un peu de "samouraï-spirit" dans cette démarche. Ça les ramène dans leur passé, dans leur culture. Les fans libèrent une forme d'adrénaline intérieure. Ils participent au show. Et toi, tu leur en donnes pour leur passion."



Quelques pas dans Roppongi, beaucoup de photos et d'autographes encore... Puis une rencontre, brève mais riche d'émotions. Derrière la vitre d'un établissement, Jérôme découvre une vieille connaissance attablée à boire un café. Peter Aerts... Qu'il doit affronter au premier tour.



Le Néerlandais enlace Le Banner ! Grand respect entre les deux champions. "Aerts au premier tour, c'est LA grosse affiche du tournoi" confie le Français. "Lui, il a déjà gagné trois fois et ce n'est pas une nouvelle victoire qui le motive. Non, sa motivation, c'est surtout de me "péter". Il va arriver à 150%, je le sais. Je serai donc à 151%..." 22 heures, Jérôme plie boutique. Direction l'hôtel pour le repos du guerrier...

Vendredi 18 novembre : La tension monte

Petit-déjeuner à 9 heures. Puis détente dans l'hôtel, avant la grande conférence de presse du K-1. Aucune pression, tout en décontraction. Dans l'assistance, Ernesto Hoost, quadruple vainqueur du K-1. Sur le podium Aerts, triple champion, Remy Bonjasky vainqueur des deux dernières éditions et six prétendants à la recherche de leur première consécration.

"Deux facteurs entrent souvent en ligne de compte dans ce tournoi, dit Jérôme, le tirage au sort et les blessures. Cette année, au tirage, je me suis placé dans une case. Ensuite, tout le monde a veillé à m'éviter, sauf Aerts parce qu'il n'avait plus le choix. Le K-1, c'est un peu la loterie. J'ai encore en mémoire ma finale de 2002 contre Ernesto Hoost. Il 'ma cassé le bras en quatre morceaux à 1'30'' de la fin... Au K-1, il faut croire aussi à la chance et au destin !"

Hoost remportait ainsi son 4e Grand Prix... Sans succès final depuis ses débuts dans le K-1, en 1995, Le Banner manque incontestablement au palmarès. Et cette année ? "Autant acheter un ticket de loterie. Le K-1 n'est pas un tournoi comme un autre. Une chose est sûre, pour l'emporter, il faut arriver le plus frais physiquement en finale, avec des jambes encore solides. Mais dès la fin du 1er tour, c'est aussi dans la tête que tout se passe. Il faut savoir se surpasser, arriver dans un état mental hors du commun." Jérôme commence à entrer dans son combat. Aerts affiche une sérénité immuable. Il demeure le seul boxeur à avoir participé aux douze première finales. Un monstre...









Le 19 novembre, plus de 75 000 spectateurs ont pris d'assaut le Dôme de Tokyo. Pour cette treizième édition de la grande finale du K-1 World Grand-Prix, le record d'affluence a été battu. Ceux qui pensaient que le label K-1 battait de l'aile, vont maintenant pouvoir réviser leur jugement. N'en déplaise à certains, la compétition-phare de la Boxe pieds et poings mondiale confirme que son état de santé est à son zénith. Les huit rescapés de cette dernière étape sont : Remy Bonjasky (Pays-Bas), Hong-Man Choi (Corée), Ray Sefo (Nouvelle-Zélande), Semmy Schilt (Pays-Bas), Peter Aerts (Pays-Bas), Jérôme Le Banner (France), Ruslan Karaev (Russie) et Musashi (Japon). Après une cérémonie d´ouverture, comme toujours très spectaculaire et majestueuse, les gladiateurs du ring vont pouvoir enfin en découdre.

Quart de finale n°3 : Le Banner contre Aerts



Jérôme Le Banner va retrouver une vieille connaissance en la personne de Peter Aerts. Donné favori pour cette rencontre, le Français démarre timidement et maladroitement son combat. Ses coups et ses enchaînements manquent d'explosivité. Une aubaine pour Peter Aerts qui exploite à bon escient les lacunes de son adversaire. Il envoie de nombreux middle-kicks sur l'avant-bras gauche de Le Banner. Toujours avare dans la distribution de ses coups, le Havrais ne semble pas être dans un grand soir.



Pourtant, dans le deuxième round, il claque un superbe middle-kick de la jambe gauche sur le flanc droit de son rival. Un coup qui a l'air anodin et qui pourtant va avoir son importance pour la suite de la compétition. Après un troisième round toujours très serré, les juges optent pour un extra-round.

Hormis deux bons crochets du droit et quelques middle-kicks, Le Banner est quelque peu bousculé par les coups de genoux de Aerts. Après une rencontre bien terne, Peter Aerts l'emporte aux points. C'est bien évidemment la déception dans le camp tricolore.

"J'ai peut-être été un peu trop calculateur. Je n'arrivais pas à l'attraper et je glissais sur le ring. Dans le vestiaire j'étais bien, et ensuite plus rien. Mes coups ne partaient pas" confiait Jérôme Le Banner après son combat.






Le 31 décembre, Jérôme Le Banner, dans les règles du Combat Libre, a fini l'année 2005 en fanfare en battant Alan Karaev avant la limite au Dôme d'Osaka.

Depuis 2001, une partie de l'élite du K-1 et du M.M.A. se met sur son 31 à l'occasion de la Saint-Sylvestre. Un mélange de genres ou plutôt des styles qui fait le bonheur du public japonais présent en masse malgré le traditionnel réveillon de fin d'année. Pour cette édition 2005, Jérôme Le Banner a combattu dans un style qu'il affectionne de plus en plus, le Combat Libre, face au Russe Alan Karaev, un athlète de plus d1,95 m pour 180 kg.





Le Banner terrasse Karaev

Comme le veut la tradition, le combat démarre debout, face à face. Le Français balance deux kicks. Karaev préfère tout de suite casser la distance et amener Le Banner au sol. Là, le Russe cherche à mettre à profit son expérience du combat au sol. Le Français sort de l´étau et à son tour passe au-dessus en n'oubliant pas d'asséner quelques coups de poings. Karaev s'échappe de cette situation et les deux combattants se retrouvent debout. Le Banner, qui prend un coup de pouce dans l´oeil, frappe avec ses poings. Karaev arrive toutefois à ramener Le Banner au sol, mais le gong sonne et laisse les deux protagonistes à égalité.



A l'appel du deuxième round, le Français met en verve ses techniques de Kick-Boxing. Ses low-kicks et middle-kicks mettent à mal Karaev. Le Banner accentue sa domination et balance un dernier middle-kick qui met définitivement le Russe au tapis. L'arbitre préfère mettre fin à la punition. Jérôme Le Banner l'emporte par K.O. dans le 2ème round. Le Français clos l'année 2005 avec panache, avant 2006...





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2005, une année entre combats de M.M.A. et de K-1, où Jérôme Le Banner est revenu à son meilleur niveau, retrouvant toutes ses sensations.


Sources : Karaté Bushido, Pascal Iglicki
Remerciement : LOOPNOUB

 
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