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Welcome to Jerome Le Banner's official website

Jerome Le Banner (JLB) is one of the most talented and popular athletes of the combat sports world. He holds several world and european heavyweight titles in kick-boxing, muay thai and full contact. Considered as one of the biggest punchers in kick-boxing history, JLB is one of the most famous K-1 fighters and by extension the best known kickboxer in the world.


Since 2006, his charisma and his natural acting qualities attracted a lot of movie producers. So, 'Geronimo' (as the fans call him) will feature in several movies from 2007. (Scorpion, Astérix aux Jeux olympiques, Babylon AD, Disco...)


You´ll find here all sorts of JLB content: exclusive news and interviews, videos, pictures. And the new "shop Le Banner" will present JLB´s new clothing line (t-shirts, sweat-shirts, shorts...) and also a variety of goodies such as rare items for fans and collectors!

Séquence Rétro 2007 : MVP du K-1 World GP
mercredi, 10 octobre 2012

Jérôme Le Banner s'exprime pour la première fois depuis la finale du K-1 World Grand-Prix 2006 et son échec aux points, enregistré face au Néerlandais Semmy Schilt, le 2 décembre dernier à Tokyo. Le Havrais est actuellement à l'affiche du film "Scorpion" aux côtés de Clovis Cornillac et reviet d'un séjour en République tchèque, où il a tourné 10 jours avec la star américaine Vin Diesel. Propos recueillis par Pascal Iglicki.

Actuellement à l'affiche du film "Scorpion", aux côtés de Clovis Cornillac, Jérôme Le Banner est toujours un kickboxeur. Il doit normalement recombattre le 4 mars au Japon, mais sera véritablement revenu au top niveau au mois de septembre. La star du K-1 se confesse...

Karaté Bushido : Tu reviens de République Tchèque où tu as tourné pendant 10 jours aux côtés de Vin Diesel, dans le prochain long-métrage de Mathieu Kassovitz. Peux-tu nous en dire un peu plus ?

Jérôme Le Banner : Tout à commencé par un appel d'Alain Figlarz, mon ami, mon coéquipier du 7ème Art. Il me dit : "Mathieu Kassovitz cherche pour son prochain film un garçon qui puisse combattre et en même temps faire passer de l'émotion avec l'actrice principale juste en la regardant. J'ai pensé à toi en faisant voir des dvd. Et comme on a déjà bossé ensemble je veux que tu viennes." J'ai dit OK. Cela remonte aux alentours du 15 décembre. Ensuite je suis parti en République Tchèque avec Boukeur (fidèle lieutenant de Jérôme) et Olivier Muller (son agent). Mathieu Kassovitz m'a présenté à Vin Diesel et on a tout de suite bien accroché. Je n'ai même pas fait d'essais. Je suis reparti au mois de janvier durant 15 jours pour tourner. J'ai une une grosse scène de combat avec Vin Diesel et Mélanie Thierry. Le film s'appelle "Babylon A.D." Cela s’est bien passé surtout avec Alain Figlarz qui connaît bien son métier, comme régleur de cascades mais aussi comme acteur. Il va tous vous surprendre...

K.B. : Tu es actuellement à l'affiche de "Scorpion" avec Clovis Cornillac. Ta première expérience d'acteur ?

J.L.B. : C'est sûr, ce n'est pas un rôle d'interprétation. Je devais surtout faire très attention à ne pas blesser Clovis (Cornillac) qui lui avait plus de dix semaines de tournage. Les scènes de combat doivent être réglées au millimètre près pour que cela paraisse surdimensionné en temps réel, sans toucher l'adversaire. J'ai vu le film et j'ai vraiment horreur de me voir. Les deux actrices principales du film sont superbes et m'ont donné des frissons.

K.B. : Cela va changer ta vie de tous les jours d'être encore plus populaire en France ?

J.L.B. : Non, ce sont les gens qui changent. Certains pensent que j'ai pris la grosse tête, ce n'est pas ça. Parfois je passe devant des personnes que je 'nia pas vues depuis 10 ans et qui me disent : "Salut, comment vas-tu, j'allais à telle discothèque..." "Les gars, de l'au est passée sous les ponts. J'ai donné des coups et j'en ai pris. Il y a des choses que j'ai oubliées."

K.B. : Revenons sur la finale du K-1 World Grand-Prix 2006 et ta défaites face à Semmy Schilt...

J.L.B. : Je n'ai pas revu le combat car je ne revisionne jamais mes "fights". Ce que je peux dire, c'est que j'ai été pris dans l'engrenage après avoir battu Hong-Man Choi aux éliminatoires. J'étais qualifié pour la finale. Je ne voulais pas la faire cette finale. Et maintenant je dois me faire opérer de l'épaule gauche, retirer la plaque qui est à mon avant-bras gauche. Il me faut quatre mois d'arrêt après tout ça. Toutefois, je remercie Brice Guidon d'être venu une semaine chez moi pour faire du sparring. J'ai honte de mon combat pour tous les gens qui l'ont regardé. Ce n'est pas comme cela que je conçois le plaisir que l'on doit donner aux gens. Je n'étais pas prêt, mais on m'a tellement cassé les c.... pour faire la finale. Pour prendre un "mec" comme Schilt, il faut au moins deux mois de préparation.


K.B. : La machine fatigue un peu ?

J.L.B. (il éclate de rire) Non, pas du tout ! L'envie revient. L'épaule, ce n'est rien du tout, juste une petite intervention de 15 minutes. C'est un problème de calcium qui me donne une inflammation du tendon. Malgré tout, il faut ensuite un mois de repos. C'est pour cela que j'enchaîne dans la foulée avec la plaque. En septembre, je pense que je serai vraiment au top. "Papa sera de retour".


Jérôme Le Banner n'a pas encore dit son dernier mot. Quand il se retrouve face à lui-même, il sait qu'il peut revenir très fort.

K.B. : Donc, retour en force en septembre pour les éliminatoires du K-1 et fin prêt pour la grande finale 2007 ?

J.L.B. : Oui ! J'ai toujours l'envie.

K.B. : Tu as pourtant un autre projet cinématographique ?

J.L.B. : C'est exact, j'ai passé une audition pour jouer dans le prochain film de Fabien Onteniente, "Disco", avec dans le rôle principal Franck Dubosc. Il y aura aussi Gérard Depardieu. Cela serait sympa. Et je trouve surtout sympa qu'on ait pensé à moi.

K.B. : Tu t'entraînes toujours tout seul ?

J.L.B. : Non, non. Aujourd'hui la boucle est bouclée car j'ai renoué avec mon premier entraîneur René Pollet. Il va venir me donner la leçon tous les jours. Toutefois, je remercie tous ceux qui m'ont aidé durant toute ma carrière : les Ali Sadok, André Zeitoun et les autres. René (Pollet) me redonne vraiment l'envie de remettre le pied à l'étrier.


Le premier K-1 World Grand-Prix de l'année a réservé son lot de surprises le 4 mars, devant 9650 spectateurs qui ont investi le Yokohama Arena.

Le combat opposant Jérôme Le Banner à Junichi Sawayashiki est le combat le plus surprenant de la soirée. Le Français n'est pas en forme olympique et cela se ressent dans son combat. Le Japonais passe le premier round à fuir Geronimo tel le chat et la souris. Le Banner, souffrant du genou gauche, pourchasse Sawayashiki avec essentiellement des enchaînements de poings. Le Havrais lance une droite mais le Japonais répond par un crochet droit qui envoie son adversaire à terre, une première fois. Le Nippon garde le même programme agaçant dans le deuxième round. Le Banner continue de traquer son adversaire sans résultat apparent. Le troisième et dernier round s'intensifie et Le Banner décide d'avancer sur le Japonais afin de stopper sa course infernale autour du ring. Il envoie un direct du droit auquel Sawayashiki répond par un crochet gauche qui éjecte le protège-dents du Français et déséquilibre celui-ci qui se retient dans les cordes. Étant donné ces éléments, la décision unanime ira en faveur de Junichi Sawayashiki.

"Je me suis blessé aux ligaments externes lors d'un tournage avec l'acteur américain Vin Diesel. Je pensais que mon genou allait tenir mais il a cédé dans le vestiaire lors de mon échauffement. Je ressentais des décharges électriques" confiait Jérôme Le Banner. Après être passé sous le billard, le Français devra patienter six mois avant d’effectuer son retour.





Bien qu'étant en rééducation, Geronimo va combattre au K-1 à Séoul fin septembre ! La star, après des mois de silence, a accepté de répondre à nos questions. Propos recueillis par Pascal Iglicki.

Le Français partira pour Séoul fin septembre afin d'y disputer son combat qualificatif pour la grande finale du K-1 World Grand-Prix. Il nous explique les raisons qui le motivent à revenir au plus haut niveau. Ce sera, qualification ou pas pour Tokyo, son unique interview en 2007.

Karaté Bushido : Peux-tu nous expliquer ce qui t'est arrivé au genou droit sur le tournage du film Babylon A.D. à Prague ?

Jérôme Le Banner : Fin janvier, je suis parti à Prague pour faire une scène de combat dans le prochain film de Mathieu Kassovitz, Babylon A.D. avec Vin Diesel, Michelle Yeoh, Gérard Depardieu et Mélanie Thierry. Nous étions entraînés pour les scènes de combat par Alain Figlarz. Lors de mon arrivée, tout se passait bien sur le tournage avec surtout un grand bonhomme qu'est Mathieu Kassovitz. Il fallait donc se donner à fond pour ce film. La veille de tourner la scène du combat final je suis tombé malade. Lors du combat, Troy Robinson, un cascadeur de renommée mondiale, s'accroche à moi. Je cherche donc à le balancer sur un grillage et là, je ressens une grosse douleur au genou droit. Je tombe à terre et je ne peux plus me lever. Tout le monde se précipite vers moi afin de voir ce que j'avais. Je ressentais vraiment une douleur intense. Il y avait un bon "kiné" sur place qui, je pense, n'a pas voulu me faire peur pour que je rentre chez moi sereinement. C'est arrivé fin janvier et je savais que j'avais un combat au Japon un mois après (le 4 mars à Yokohama). J'ai été voir mon médecin sur Etretat et il a trouvé qu'il y avait un petit relâchement dans les ligaments croisés. Je n'ai pas voulu aller faire un scanner car je savais qu'il y avait une tuile. Je ne pensais pas que c'était "pété" mais je sentais qu'il y avait un problème. Mais je suis une tête brûlée et j'avais envie d'aller combattre au Japon. Je n'ai bien sûr pas pu m'entraîner car je n'arrivais pas à lever correctement les jambes. Dès que je mettais un crochet j'avais la jambe droite qui se barrait dans tous les sens. Normalement je n'aurais pas dû aller boxer, mais j'avais besoin d'argent.

K.B. : Tu as quand même été te faire soigner avant d'aller au Japon ?

J.L.B. : Non, je n'ai pas été me faire soigner et je suis parti faire le combat.

K.B. : Que s'est-il passé dans le vestiaire ?

J.L.B. : Il y avait Semmy Schilt pas très loin de moi. Je tapais plein pot au pao avec la jambe avant (droite). Lorsque j'ai envoyé la jambe arrière, j'ai ressenti un relâchement dans la jambe droite et notamment une douleur au genou. Là, j'ai dit merde, pas bon. Lorsque le Japonais me met le premier crochet que je prends en rigolant, je me déséquilibre car le genou ne tenait plus. Tout au long du combat je me suis focalisé sur mon genou. Heureusement que je Japonais Sawayashiki ne m'a pas mis de low-kicks car j'aurais eu le genou gravement endommagé. Je perds le combat et je rejoints mon vestiaire. Le médecin regarde mon genou et pense qu'il n'y aura pas besoin d'intervention. Je suis rentré en France avec la ferme intention de me faire faire un check-up complet du genou. Mon docteur, Jean-Marc Poupele, m'a donné le verdict : rupture des ligaments croisés. Rani Berbachi m'a mis en contact avec des joueurs de l'OM et Djibril Cissé m'a téléphoné pour me donner un bon professeur. Alan, mon agent commercial, m'a lui conseillé d'aller à Strasbourg. Mon médecin, Jean-Marc Poupele, qui marche un peu avec le professeur Philippe Landreau (celui qui a opéré le rugbyman Sylvain Marconnet, joueur du XV de France), m'a conseillé d'aller le voir. Je suis donc parti le rencontrer sur Paris et il m'a dit qu'il fallait opérer tout de suite, qu'il y avait urgence. Je suis donc passé sur le billard. Après trois mois et demi, je courais et je faisais de la natation.

K.B. : Tu as donc pris la décision d'aller combattre le 29 septembre à Séoul pour les éliminatoires du K-1 World Grand-Prix ?

J.L.B. : Oui (il hurle) ! Lorsque je suis allé voir Landreau il m'a dit :"J'ai fait du bon boulot mais tu seras opérationnel début octobre. Si tu pars au Japon, tu oublies les jambes." Je ferais donc ce combat avec les poings, les genoux et les blocages. Je n'ai pas le choix. Si je ne vais pas à Séoul, il n'y a pas de qualification pour la grande finale.


Le Banner aura tout le plaisir de pouvoir lâcher sa gauche maintenant qu'il s'est fait retirer sa plaque de l'avant-bras.

K.B. : Tu as de nouveau soif de combattre ?

J.L.B. : Je suis très motivé, je m'entraîne et je fais du vélo tous les jours. Je remets les gants et je frappe bien. Thierry Padé, un professeur de musculation, me motive. René Pollet, mon entraîneur, me motive aussi beaucoup. Il est constamment disponible pour moi. J'ai aussi un super "kiné" Thierry Aller. Je suis content.

K.B. : Tu as profité de ta rééducation pour te faire enlever la plaque à ton avant bras gauche ?

J.L.B. : Oui, car lorsque je donnais des coups de poing de le gauche cela résonnait jusqu'à mon épaule. Il était indispensable que j'enlève cette plaque qui en fait m'handicapait.

K.B. : Tu as une préférence pour ton adversaire de Séoul, sachant que tu ne seras pas à 100% ?

J.L.B. : J'aimerais bien reprendre le Japonais, sinon je m'en fous. Je prendrais celui qu'on me proposera, pas de problème.

K.B. : Tu as suivi les K-1 de la saison ?

J.L.B. : Non et je ne veux rien savoir ! Je pars à Séoul avec mes poings pour faire une bataille. Si cela passe bien je retournerais en décembre au Japon pour une autre bataille. J'y vais pour moi et pas pour les autres. Je sais que si je n'accepte pas Séoul, je vais me faire chier et le regretter. Je veux me faire plaisir. Je ne ferais peut-être pas un grand combat et il y aura toujours une bande d'en...... qui dira Le Banner est mort. Je m'en tape. L'argent n'est pas ma seule motivation. J'ai vraiment envie de boxer.

K.B. : Tu as un message pour nos lecteurs ?

J.L.B. : Déjà, c’est la seule interview que je donnerai dans l'année. Que je gagne ou pas aux qualifications. Maintenant, place aux jeunes, à Cheick Kongo, Patrice Quarteron et autres. On entendra moins parler de moi. Sauf si Sami Kebchi organise un gros "truc" sur Cannes, je ne boxerais plus jamais en France. Les blaireaux qui disent : "Le Banner il s'est fait battre par un Japonais de 90 kilos", je m'en tape. J'ai combattu après une triple fracture et avec un bout de ferraille dans le bras, je suis parti encore combattre avec un genou éclaté. OK, je suis payé pour cela, mais j'en connais qui ne se seraient jamais relevés. Je suis comme le phénix qui renaît de ses cendres. Je vais à Séoul pour gagner ma place au Dôme de Tokyo, c'est sûr ! J'ai retrouvé la motivation de mes vingt ans.


Le Français possède toujours une plastique irréprochable.
Le compte à rebours est lancé avec les éliminatoires de la grande finale du K-1 World GP 2007 qui se sont déroulés le 29 septembre en Corée, à l'Olympic Gymnasium de Séoul.

Après le désistement de Ruslan Karaev, c'est le Coréen Yong Soo Park, champion de Taekwondo, qui a la lourde tâche de faire face au retour en force de Jérôme Le Banner. Geronimo, surmotivé, a effectué un combat éclair. Il a tout de suite avancé sur le Coréen qui cherchait désespérément à le surprendre avec ses jambes. Le Banner ne lui aura pas laissé cette chance. Il profite d'une baisse de garde de Yong Soo Park pour lui envoyer un crochet droit qui l'enverra au tapis. Incapable de repartir au combat, Soo Park est déclaré K.O. en moins de deux minutes. Le Havrais revient en force, il lui reste à confirmer cet excellent retour le 8 décembre prochain à Yokohama lors de la grande finale.





La 15ème finale du K-1 World Grand-Prix s'est expatriée cette année dans la banlieue de Tokyo à Yokohama. Fini le grand Dôme de la capitale nippone et les 70 000 spectateurs. Si les places de l'Arena ont été prises d'assaut en moins de deux jours, l'affluence totale a atteint un score plutôt moyen de 17 000 âmes. Le chant du cygne du K-1 ? Peut-être pas tant qu'il y aura des combattants de la valeur de Peter Aerts, Glaube Feitosa, Ray Sefo (absent pour cette édition), Remy Bonjasky et bien sûr Jérôme Le Banner, numéro un de l'applaudimètre. Badr Hari semble lui être promis à un bel avenir, il est la relève du label nippon. Sans oublier sa majesté Semmy Schilt, formidable champion qui pourtant laisse de marbre le public japonais. La F.E.G doit impérativement dans l'avenir effectuer un sacré casting pour redonner une bouffée d'oxygène à sa compétition fétiche. Maintenant place aux "fight", place aux seigneurs du K-1 World Grand-Prix cuvée 2007. Jérôme Le Banner (France), Hong-Man Choi (Corée), Semmy Schilt (Pays-Bas), Glaube Feitosa (Brésil), Badr Hari (Maroc), Remy Bonjasky (Pays-Bas), Peter Aerts (Pays-Bas) et Junichi Sawayashiki (Japon) vont partir à la conquête du Graal, synonyme de King des Kings de la planète poids lourd.


Le Banner surclasse Choi

Le premier quart de finale va opposer Hong-Man Choi à Jérôme Le Banner. Les deux hommes se connaissent bien pour s'être déjà affrontés l'année passée à Osaka, lors de la phase qualificative. Le Français s'était imposé aux points, après l'extra-round. Pour ces retrouvailles, la donne n'est pas vraiment la même. Jérôme Le Banner s'est préparé comme un véritable kickboxeur et non comme un acteur, comme ce fut le cas en 2006 pour le tournage d'"Astérix aux jeux olympiques". Mais gare tout de même aux 2,18 m et 166 kg du Coréen, véritable mastodonte humain. Indéniablement, Le Banner paraît bien minuscule face au géantissime Hong-Man Choi.


David va s'attaquer à Goliath : d'entrée, le Français met en verve ses low-kicks et des frappes en direction du plexus solaire façon "giaku-tsuki". Les consignes d'Olivier Muller et de René Pollet, les hommes de coin de Le Banner sont clairs : "Ne reste jamais face à Choi. Tu le frappes, tu le piques et tu bouges". Le Français applique à merveille cette consigne et avorte les attaques en coup de genoux directs de son rival. Le Havrais s'applique encore dans le deuxième round. Hong-Man Choi a bien du mal à cadrer une cible trop mouvante. Son interminable allonge, ses coups de poings marteau et ses genoux meurtriers peuvent à n'importe quel moment foudroyer le Français. Ce dernier entame la troisième reprise avec une incroyable détermination. Si Choi cherche à placer ses low-kicks, il est durement touché par les crochets de Le Banner qui n'est pas loin de mettre K.O. son immense rival. "Geronimo" s'impose avec maestria à l'unanimité des trois juges.

Le Banner contre Choi a été élu meilleur combat par les fans japonais.




Le Banner face à une autre montagne

En demi finale, Jérôme Le Banner se retrouve face à face avec Semmy Schilt pour se disputer une place en finale. Le Français se jette sur le Néerlandais comme pour en finir au plus vite. Cette agressivité semble surprendre Schilt qui subit les trois quarts de cette reprise initiale. Mais belle réaction de sa part à quelques secondes du coup de gong, avec un coup de genou et surtout un low-kick qui claque sur le genou droit du Français. Là, Le Banner laisse apparaître un rictus de douleur. Ce genou droit est celui qui 'la contraint, il y a sept mois, à passer au bloc opératoire. Durant la minute de repos la grande question est de savoir si Jérôme doit y retourner. La réponse ne se fait pas attendre et le Français repart au centre du ring. Tout de suite mis à mal sur sa blessure par un low-kick, ses hommes de coin préfèrent jeter l'éponge. Le Banner sort de la compétition mais par la grande porte. "Jérôme nous a surpris, face à Choi surtout. Il a fait un magnifique combat", nous confiait avec admiration les différents teams. Un bel hommage.




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Une année 2007 dans un premier temps gâchée par une lourde blessure, puis un retour sensationnel avec une finale du K-1 mémorable où Jérôme Le Banner aura été de retour à son tout meilleur niveau grâce à une préparation exceptionnelle.



Sources : Karaté Bushido, Pascal Iglicki
Remerciement : LOOPNOUB

 
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