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Welcome to Jerome Le Banner's official website

Jerome Le Banner (JLB) is one of the most talented and popular athletes of the combat sports world. He holds several world and european heavyweight titles in kick-boxing, muay thai and full contact. Considered as one of the biggest punchers in kick-boxing history, JLB is one of the most famous K-1 fighters and by extension the best known kickboxer in the world.


Since 2006, his charisma and his natural acting qualities attracted a lot of movie producers. So, 'Geronimo' (as the fans call him) will feature in several movies from 2007. (Scorpion, Astérix aux Jeux olympiques, Babylon AD, Disco...)


You´ll find here all sorts of JLB content: exclusive news and interviews, videos, pictures. And the new "shop Le Banner" will present JLB´s new clothing line (t-shirts, sweat-shirts, shorts...) and also a variety of goodies such as rare items for fans and collectors!

Séquence Rétro 2014 : Retour aux sources
jeudi, 11 octobre 2012

Jérôme Le Banner, combat au Havre après plus de 20 ans d'absence sur les rings de sa ville natale.


Jérôme Le Banner est la star incontestée de la boxe pieds-poings. Il lui a fallu attendre ses 18 ans pour s’adonner à sa passion. Aujourd’hui, le Havrais est le champion du monde de la catégorie poids-lourds et est adulé par sa terre d’adoption, le Japon. Il revient combattre au Havre après 20 ans d’absence, pour décrocher un nouveau titre contre l’Italien d’origine roumaine, Lucian Danilencu.


Votre premier combat au Havre remonte à combien de temps ?
Loin, très loin. C’était en 1992/1993, je ne sais plus très bien. J’avais une vingtaine d’années. Mon entraîneur, René Pollet avait organisé un championnat de France dans une salle qui existait alors en face de l’Université. Je me souviens que Damien Leconte était à l’affiche. Il a décliné l’invitation à la dernière minute.

Revenir au Havre, sur le ring, 20 ans après, vous met dans quel état d’esprit ?
Pour l’instant, je n’ai pas la pression. J’espère simplement que le public havrais va jouer le jeu.

Vous avez des craintes à ce sujet ?
Nul n’est prophète dans son pays. Je sais qu’au Havre, je suis bien moins connu qu’ailleurs. Et je n’ai pas le sentiment que les Havrais vouent une grande vénération au kick-boxing. Mais cela ne me met pas en colère et m’assure même des promenades tranquilles dans cette ville que j’aime retrouver après mes grandes tournées.

Pourquoi ce combat, alors, aujourd’hui ?
Plusieurs personnes me taquinent depuis des mois pour que je fasse quelque chose au Havre. Pape Diouf me le disait encore à l’Urban boxing de Marseille organisé en 2013 où j’ai combattu et il y avait foule. Mon cousin, Antoine, a poussé aussi à la chose. J’ai fini par céder. Si le public havrais répond présent, ce sera alors une grande victoire. Pour ce match, d’ailleurs, j’ai fait le choix de boxer sans retour de rémunération. Si nous faisons des bénéfices, je les donnerai à une association havraise comme Emergence, qui participe à l’organisation du final fight.

Le rappeur, Médine, ouvre le combat. Est-ce l’ami que vous avez invité ?
Médine, je dois bien avouer qu’il y a encore quelques années, je ne le connaissais pas. J’ai découvert tardivement ce qu’il fait. J’ai appris qu’il m’avait dédié une chanson pour me soutenir lors de la 20e édition de la nuit des champions à Marseille, en novembre 2013. (Ndlr : la chanson Geronimoracle, remix de la chanson Oracle). Par la suite, j’ai découvert son implication auprès des jeunes qui me séduit complètement. Ce qu’il fait, en toute humilité, avec son association Don’t Panik Team, c’est vraiment chouette. Je me suis entraîné dans sa salle au Havre, d’ailleurs, en préparation du combat à venir.

La préparation a été longue ?
J’ai fait plusieurs sessions d’entraînements à New-York, ainsi qu’un stage en Corse. Maintenant, je suis prêt. Cette soirée me donne aussi l’occasion de valoriser deux boxeurs havrais que sont Yoann Rocquier et Kévin Kieu qui font partie de la Team Le Banner.

Vous avez 41 ans et présenté le Final fight comme le dernier combat havrais. Pensez-vous mettre prochainement un terme à votre carrière ?
À l’âge où j’arrive, il faut bien admettre que je suis dans les derniers 200 mètres de ma carrière sportive. Mais j’ai encore des dates : à Saint-Tropez le 4 août, en Autriche, en septembre et octobre, et en Algérie, le 7 novembre. Après, on verra.

Les Havrais vous voient donc pour la toute dernière fois, vendredi 30 mai ?
S’ils répondent présents à mon invitation et que l’ambiance est là, peut-être que je reviendrai. Faites-moi rêver les Havrais.

D’autres projets en tête ?
Le cinéma, toujours. Lors du tout récent festival de Tribeca à New-York, on m’a remis le scénario d’un road-movie à partager à l’écran avec Robert de Niro et Sylvie Testud. Je les adore tous les deux.


Jérôme Le Banner livrera l’un de ses derniers combats de kickboxing, deux décennies après avoir conquis ses premiers titres. Souvenirs de ces années-là, traversées dans l’anonymat.

De son premier appartement, rue d’Étretat à sa maison de Sainte-Marie-au-Bosc, Jérôme Le Banner est toujours resté Havrais. Souvent exilé, toujours enraciné. Jamais loin de son véritable mentor, son entraîneur de toujours : René Pollet.

Le façonneur de champions de full-contact sait que dans quelques mois Jérôme Le Banner mettra fin à une carrière l’ayant fait demi-dieu en Asie. Et s’il n’est pas l’heure de se consacrer aux souvenirs d’anciens combattants, les anecdotes des premières années de souffrances comme de joie ont érigé un colosse, aussi généreux entre les cordes qu’à l’extérieur. « C’est facile de se revendiquer proche de Jérôme parce qu’un jour on a porté son sac. Mais qui était là jusqu’en 1995 où tout pouvait basculer sur un coup de dé ? »


1994. Le Banner étrenne à Fécamp son titre européen. René Pollet (en chemise) est toujours au plus près.

TEL Bruce Lee

Au départ, une rencontre. « Je n’avais pas prêté attention à ce junior (déjà 1,87m pour 87 kg) s’entraînant chez Saïd Hamzaoui au Full boxing club du Havre. Jusqu’au jour où il viendra pousser la porte de mon club à la recherche de « lourds ». Mais je voulais comprendre pourquoi il utilisait son poing gauche comme poing fort puisqu’il était droitier. Il avait lu dans un livre de son idole Bruce Lee tous les bénéfices d’une garde inversée. Je n’ai pas pu m’empêcher de lui expliquer que le « Petit Dragon » ne tuait pas quinze personnes juste à la force de son pied. Il n’a pas apprécié et je n’ai jamais pu lui faire inverser sa garde. On en fera son arme principale. »

Le coach est déjà certain du potentiel de son poulain. Celui d’une vie. « Ponctuel, sérieux, il est déjà professionnel. » Et il le faut pour enchaîner deux entraînements par jour, dont un à 4 h avant d’enchaîner sur un job d’agent de sécurité chez Mammouth. Ce sont les années ingrates. Les années galère aussi pour Pollet. Comme en décembre 1992 en ce soir de championnat de France à la salle des expositions du Havre. Le Banner décroche le titre mais Pollet essuie un fiasco financier. « Ma tête d’affiche s’était défilée et la Ville n’avait pas branché le chauffage. Qui allait rester pour voir un gamin encore inconnu ? » Pour rembourser la fédération (ISKA), il devra vendre la 205 de sa compagne.

Sacré champion d’Europe à Rouen en 1994, il a l’opportunité d’entrer dans le saint des saints : le circuit K-1 japonais. Les Nippons ont contrairement aux Français une très bonne image de la discipline. Les bénéfices et les primes de ces tournois sont proportionnels à leur popularité.

René Pollet ira jusqu’à pousser Le Banner dans ses retranchements pour qu’il entre dans ce cercle. « Au Cap, il devait battre un Sud Africain et devenir champion intercontinental. À deux reprises, il est compté et veut tout laisser tomber. Je venais de le convaincre de lâcher son job chez Super Sport dans la galerie d’Auchan, de se consacrer pleinement à sa passion. » Il l’emportera finalement par KO au dernier round et s’ouvrira la porte d’un autre monde. Pollet lui n’en a pas fini avec les problèmes et s’écarte du milieu près d’une décennie.

Depuis 2006, le tandem s’est reformé. Mais le monde a changé autour de Le Banner. « J’ai du mal à accepter toutes ces sollicitations dont il fait l’objet, toutes ces personnes qui gravitent autour de lui et avec lesquelles il est parfois trop généreux. Jérôme n’a jamais oublié d’où il venait [ndlr : un père chauffeur routier et une mère manutentionnaire aux cafés Cigogne] ». Il restera comme indélébiles des marques de ces premières années traversées à deux. Un surnom (Géronimo) qu’il lui attribuera après lui avoir offert une boucle d’oreille ornée d’une plume, de retour du Canada. Un lien familial. Jérôme Le Banner est le parrain de la fille de son éternel entraîneur.


Sainte-Marie-au-Bosc. C’est ici, en plein cœur du pays de Caux, que Jérôme Le Banner se ressource entre ses tour-nages et ses combats. Rien d’étonnant donc à ce qu’on l’ait retrouvé là, quelques heures avant qu’il ne monte sur le ring des Docks Océane.

Pour retrouver Jérôme Le Banner lorsqu’il est « au Havre », il faut sortir le GPS. Sainte-Marie-au-Bosc, voilà exactement où réside la star internationale du K1 et on est loin, très loin, des clichés qui collent à la peau de celui qui a également séduit le septième art (Scorpion, Astérix). Non, ici, pas de paillettes ou de signes ostentatoires (de richesse), Jérôme Le Banner habite une petite longère, typiquement normande, plantée en plein milieu des champs de blé. « Lorsque j’ai commencé à gagner des sous, j’ai cherché à ne pas avoir de voisin pour pouvoir élever mes chiens sans emmerder les gens, et sans être emmerdé. Et puis, j’ai fait des études au lycée agricole d’Yvetot, j’aime la campagne. » On s’en serait douté. Il suffit d’ailleurs de faire quelques pas dans le jardin de la star pour en être encore un peu plus persuadé. Sur la gauche, cinq mètres après le portail, se trouve le dojo où JLB s’entraîne tous les jours comme un forçat et à côté de celui-ci, on découvre une volière qui héberge deux perroquets. Plus loin, on passe devant un chenil avec deux chiens, dont l’un particulièrement excité, « Il est toujours comme ça lorsqu’il ne connaît pas », sourit un « Géronimo » très à l’aise au moment de nous emmener dans son potager.

La visite se poursuit et notre hôte insiste pour nous montrer ses oies, ses poules, qui se trouvent au fond d’un petit verger. Tout sourire, Le Banner déambule au milieu de sa propriété, un lieu dont on sent bien qu’il est pour lui un véritable havre de paix. « C’est exactement ça, acquiesce l’intéressé. Je viens ici pour décompresser. » Le contraste, avec l’image que l’homme renvoie lorsqu’il est sur un ring, est saisissant mais JLB assume sans ambages cette autre facette de sa personnalité : « J’adore Tommy Lee Jones. Or, tout le monde croit qu’il habite Los Angeles sur le Sunset boulevard. Mais non, il habite en plein Texas, dans un ranch. Ici j’ai toute ma vie, la boxe, les chiens, les animaux et mes amis. »


À notre arrivée, il y avait en effet Bruno Rodriguez (préparateur physique), rejoint peu de temps après par Mathieu Kassovitz (acteur-réalisateur). « J’aime bien avoir des gens avec moi, confirme Le Banner. J’essaye de leur donner un peu de mon énergie, mais je suis aussi une éponge et je prends également un peu de la leur. Quasiment tous mes potes viennent, ou sont un jour passés ici. » Mais retourne-t-il au Havre ? La ville où il est né et où il a grandi. « Je m’y rends beaucoup moins souvent qu’avant. J’y vais surtout pour m’entraîner à Émergence (dans le quartier du Mont-Gaillard). Je passe de temps en temps aux Halles centrales, mais pas du côté où il y a tous « les kékés » qui viennent pour montrer leur nouvelle caisse. Je n’aime pas « le showing » (les gens qui se montrent), même si j’ai une grosse voiture. Là, je ne l’ai pas eu pendant longtemps car je me suis fait rentrer dedans et j’ai roulé sans aucun problème dans une Peugeot qu’on m’a prêté. Je n’aime pas le côté bling-bling, »

Son dernier combat au Havre

Issu d’une famille modeste, Le Banner, même devenu star, n’a jamais oublié d’où il venait. « Ma mère a commencé très bas (magasinière) et mon père était routier, donc on partait en vacances dans une petite voiture avec les valises sur le toit. Et moi, ça, ça ne me dérange pas du tout. Évidemment, je m’embourgeoise un petit peu sur certains trucs, mais j’essaye d’éviter le plus possible. Je veux rester proche de ma terre, j’ai envie d’humer la rosée du matin et je veux, comme le coq, avoir les pieds dans la merde (sic). »

Pourtant, il y a un peu moins d’une semaine, il était au Festival de Cannes, à des années-lumière de l’atmosphère qui règne dans et autour de sa longère. Mais, une nouvelle fois, l’homme assume l’apparente contradiction. « Quand j’ai commencé le K1 au Japon, j’ai boxé devant 35 000 après 45 000, 80 000 et même 100 000 personnes, insiste JLB. C’était avant 2002, aucune chaîne de télévision ne diffusait mes combats, il n’y avait que les aficionados qui achetaient karaté bushido qui savaient ce que je faisais. Donc, lorsque j’arrivais à l’aéroport, à part les douaniers qui faisaient un peu de sport, personne ne me connaissait. Je pouvais faire mes courses en ville tranquille. Déjà, à l’époque, je passais de la chaleur du public japonais, à la fraîcheur du Havre. » Un anonymat qui l’a tout de même parfois un peu frustré, énervé, mais qui ne l’a pas empêché, alors qu’il approche de la retraite (sportive), d’organiser un Final Fight pour disputer un dernier combat sur ses terres. Et, alors qu’il craignait d’être une nouvelle fois ignoré par le public havrais, il a eu la bonne surprise de découvrir que, ce soir, les Docks Océane afficheraient quasiment complet. « Les Havrais m’ont fait mentir car aujourd’hui (hier) on sait que la salle sera presque pleine. Je suis vraiment content, fier, et je vais me donner à 150 % sur le ring. » Ensuite Le Banner retrouvera le calme de Sainte-Marie-au-Bosc, comme si de rien n’était.


Quel spectacle ! Estampillé Jérôme Le Banner, star de la soirée, le Final Fight a fait des Docks Océane un véritable volcan, une poudrière, pleine à craquer, pour un événement qui s’inscrira comme l’un des très grands moments de l’histoire du sport havrais.

Et dire qu’il a douté... Dire qu’il craignait que ce gala, son gala, jour de son dernier combat chez lui, sur ses terres, ne passe inaperçu. Que le public havrais ne le snobe. Que les Docks ne sonnent le creux. Au lieu de ça, c’est un temple du kick boxing que Jérôme Le Banner a découvert, un antre chauffé à blanc, une ambiance où se sont fondus les anonymes et les « people » (Médine, Mathieu Kassovitz, Joey Starr, Clovis Cornillac...). Hier, plus de quatre mille personnes ont effet convergé en direction des Docks. Pour une soirée de « ouf » !


Il est 21h45 ce 30 mai 2015 lorsque « Geronimo » entre sur le ring. Là où l’avait devancé le rappeur havrais Médine, micro en main : « Ici c’est ? Ici c’est ? Ici c’est, Le Havre ! ». Et soudain, l’ambiance devint totalement folle. Elle frôla même l’hystérie. Debout, les quatre mille fans firent une ovation exceptionnelle à la star mondiale du K1, l’homme qui a combattu par le passé devant cent mille personnes au Japon.

« Je peux mourir demain »

Si Le Banner, certes indestructible, avait jusqu’au bout douté de sa cote de popularité au Havre, en quittant le ring des Docks, il eut confirmation qu’ici, c’était chez lui, qu’ici, c’était également un boxeur adulé. « Je suis super heureux, je peux mourir demain. Devant mon public, je ne pouvais pas perdre. » Et ses fans, il les a régalés.

Comme à ses plus beaux jours, Le Banner s’est montré expéditif. A 41 ans, le super-lourd de la Porte Océane (117 kg), dont la puissance reste enviée par tant de boxeurs basés aux quatre coins du monde, a une nouvelle fois signé le combat parfait. Face à lui se dressait pourtant un « joli bébé » (104 kg), venu de Roumanie, un certain Lucian Danilencu, déjà inscrit au palmarès des championnats d’Europe et du Monde de K1. De 13 ans son cadet, le Roumain ne s’imaginait certainement pas être croqué aussi rapidement.


Lancés dans un combat de 3 x 3 minutes, les deux hommes s’accordèrent tout juste quelques secondes d’observation, juste le temps pour Le Banner de trouver quelques failles. Avant qu’il ne s’y engouffre violemment. Dès l’entame du second round, il mit une première fois le Roumain à terre, puis une deuxième, jusqu’à ce qu’il ne le finisse d’un coup au foie.

Danilencu, arrivé sur les bords de la Manche avec un bilan de 30 victoires en 50 combats (dont 5 k.-o.), ne s’en releva pas. Le Banner put exulter, le public exploser. Jamais sans doute les murs des Docks n’avaient à ce point vibré, jamais la boxe n’avait à ce point fait soulever les foules au Havre. Question : était-ce le combat du jubilé ? Non. Le 4 août, Le Banner se produira à Saint-Tropez, le 7 novembre, il boxera à Alger, avant, très certainement, qu’il ne fasse ses vrais adieux au Japon. Sa terre d’adoption, même s’il sait aujourd’hui qu’ici, c’est chez lui !




Ce soir, le champion montera sur le ring de la Citadelle dans le cadre de la Fight Night 2. En attendant, il commente son actualité et celle de l'édition.

L'an dernier, Jérôme Le Banner était la tête d'affiche de la première Fight Night de boxe pieds poings. Ce fut un triomphe. Ce soir, il revient. Fidèle à son ami "Napoléon", alias Olivier Muller. Pour lui, seule la victoire compte... et l'amitié.


Authentique globe-trotter, ambassadeur du kickboxing, il a parcouru, depuis son succès explosif aux dépens d'Oborotov, des milliers de kilomètres.

"Je suis allé à maintes reprises au Japon, mais également aux USA, notamment à Brooklyn pour me préparer. Du reste, dans quelques semaines, je retourne au pays du soleil levant, puis en Corée du Nord."

Cette dernière destination nous interpelle.

Soutien sans faille auprès des enfants japonais

D'un large crochet explicatif, il balaie nos doutes : "Nous sommes un petit groupe de combattants qui participe à des démonstrations de catch au profit des petits Japonais, victimes du tsunami. C'est un moyen de les aider qui me tient extrêmement à coeur. C'est pour cette raison que j'ai combattu le 28 avril à Tokyo pour l'IGF (Inoki Genome Federation), une organisation de M. Inoki. Une soirée organisée au profit des sinistrés de Sendaï. Quant à la Corée du Nord, c'est à l'initiative du Japon. Je crains que cela ne serve pas à grand-chose, mais je me dois d'y participer par attachement pour ce peuple qui m'a énormément donné."


Jérôme a occupé, l'espace d'une matinée, le poste de responsable de l'édition du Golfe de Saint-Tropez.

Ce volet caritatif l'émeut. Il en parlerait durant des heures. Comme s'il cherchait à rendre ce que la boxe lui a offert en terme de notoriété et de confort. Une forme aiguë de respect. Respect, un mot-clé dans sa façon de vivre, de communiquer et de boxer.

"Depuis août dernier, j'ai été soutenir le club de football du Havre (HAC). J'en suis, du reste, le président d'honneur et j'ai ensuite disputé et remporté un combat dans cette ville que j'aime tout particulièrement car proche de mes racines normandes. La salle était comble. Quelle fierté ! Et en septembre, je me produis en Algérie."

Quant au cinéma, il continue de lui faire les yeux doux. "Je vais tourner un film avec Clovis Cornillac. Mais je ne peux pas vous en dire plus. Après, nouveau tournage où je camperai un mercenaire recruté par le 36 qui des Orfèvres. Ce sera assurément le rôle le plus important de ma courte carrière cinématographique. J'y retrouve pour l'occasion mon ami Mathieu Kassovitz."


Vers des adieux à la Fight Night 3

Tout laisse à croire, que sa reconversion s'inscrit sur grand écran. Erreur. Terrible erreur. D'un direct foudroyant, il met KO notre évidence : "Je n'ai aucun plan de carrière ni aucune idée sur mon demain. Je crois être en mesure de révéler que je ferais mes adieux à la boxe en août 2015 à l'occasion de la Fight Night 3. C'est déjà pas mal."

Pour l'heure, la boxe occupe la quasi-totalité de son espace vital. Prenant toujours au sérieux ses adversaires, il se prépare avec soin. "Je viens de m'acheter un caisson à cryothérapie. C'est juste fantastique. Je récupère deux fois plus vite et je dors comme un bébé."

Ce soir, il est probable que son rival, le Hollandais Colin George dorme comme un bébé juste avant les douze coups de minuit du clocher de Saint-Tropez. Car Jérôme est, et restera, "Geronimo", le guerrier impitoyable au grand coeur.

"L'incivilité des automobilistes est bien trop importante..."

En découvrant le sujet sur les contrôles routiers, le champion n'a pas pu s'empêcher de le commenter longuement. Normal. Il vient de perdre deux amis tués sur la route. "Des motards. C'est donc quelque chose qui me tient particulièrement à coeur. Hélas, dans le golfe comme un peu partout en France, il y a trop de conducteurs qui ne respectent pas le code de la route. Ce qui n'est pas le cas ua Japon ou aux États-Unis. C'est sans doute un problème d'éducation, de mentalité. Et j'ai même l'impression que la fameuse peur du gendarme ne fonctionne plus comme avant. Que voulez-vous, certains cultivent l'art du Jean-foutre. Vous savez, conduire c'est comme faire du sport : il faut respecter l'autre et les règles, autrement rien ne va."

Pour l'heure, il conduit avec prudence "une voiture que me prête un pote garagiste. Croyez-moi, je suis vigilant et attentif. Un jour prochain, je vais m'acheter une moto, mais une Harley pour rouler tranquille."


Jérôme Le Banner a encore été le héros de la deuxième "Fight Night". La star du K-1 bat par K.O. dans le 2e round, le Néerlandais Colin Georges.

Pour la deuxième année consécutive, la Citadelle a été le théâtre d'une soirée de Boxe pieds et poings pas tout à fait comme les autres. Donnant sur le golf de St-Tropez, avec une vue imprenable, cet endroit "magique" a été le témoin d'une soirée dédiée, non pas au K-1 Rules, comme lors de la première édition, mais au Muay Thaï. Un gala de prestige concocté par Olivier Muller et Vincent Pelat, réunissant en grande majorité la jet set de St-Tropez.

C’est vers 0h45 et devant près de 2200 convives (plus de 200 tables étaient dressées pour la circonstance avec un menu haut de gamme et du champagne à discrétion pour tous) que Jérôme Le Banner rejoint l'enceinte de combat. Son adversaire, le Néerlandais Colin Georges, originaire du Suriname, l'attend déjà de pieds et poings fermes au coin bleu. Le Batave est pensionnaire du Mike Gym's d'Amsterdam, le club de Badr Hari. Géronimo ne doit donc pas sous-estimer son rival, mais ce n'est jamais dans les habitudes du Français que de ne pas respecter l'opposant, quel qu'il soit !


Après les dernières recommandations de l'arbitre international, le fantasque et excellent Jimmy Barletta, les deux nak muay (combattants) vont pouvoir enfin en découdre. Inutile de préciser que la Citadelle est entièrement acquise à la cause de "JLB". Colin Georges est plutôt entreprenant, mais il reste tout de même méfiant des "missiles" que peut lui envoyer le Français. Ce dernier, quant à lui, tâte plutôt la température, car il est inutile de prendre le moindre risque sans avoir au préalable jaugé l'adversaire. En effet, Colin George est un solide gaillard de 2,07m pour 110kg, donc pas de précipitation !

Dès l'entame du deuxième round, Jérôme Le Banner met le turbo. Il envoie des séries des deux mains sous la forme de puissants crochets au visage, sans pour autant négliger les techniques de jambes au niveau bas et moyen. C’est d'ailleurs sur un terrible middle-kick qu'il cloue au sol pour le compte Colin George. Jérôme Le Banner l'emporte par K.O. dans le 2e round. "Son" public l'acclame comme un véritable héros ; Géronimo, c'est la Citadelle imprenable !




En 2014, en parallèle de ses combats en Kickboxing, Jérôme Le Banner est retourné plusieurs fois au Japon pour des shows de Pro Wrestling (catch japonais) organisés par l'IGF (Inoki Genome Federation).

Le 13 juillet lors de l'IGF Genome 30 à Fukuoka, dans un duel en équipes face à Naoya Ogawa et Ikuhisa Minowa, Jérôme Le Banner et l'ancien combattant du K-1, Hiromi Amada, se sont inclinés en 7 minutes et 54 secondes.


Le 20 juillet lors du IGF "Genki Festival 2014" à Iwaki au Japon, dans un combat en équipes face à Naoya Ogawa et Shogun Okamoto, Jérôme Le Banner et Crusher Kawaguchi se sont inclinés par STO en 9 minutes et 39 secondes.

Le 21 juillet, toujours dans le cadre du IGF Genki Festival 2014 cette fois-ci de passage à Fukushima, Jérôme Le Banner s'incline face à Daichi Hashimoto par soumission en 3 minutes et 39 secondes.

Le lendemain 22 juillet, à Iwanuma, Jérôme Le Banner est opposé à Shogun Okamoto. Une victoire par KO (High Kick gauche) en 1 minute et 39 secondes.

Le 23 août lors du IGF Genome Fight 2 à Tokyo, Jérôme Le Banner combat en équipe associé à Naoya Ogawa, face à Kazuyuki Fujita et Crusher Kawaguchi. Une victoire par STO en 8 minutes et 32 secondes. (Vidéo)

Le 30 août 2014 l'IGF se produit à Pyongyang en Corée du Nord pour le "International Pro Wrestling Festival". Jérôme Le Banner s'impose face à Shinichi Suzukawa par KO en 3 minutes et 22 secondes.

Le lendemain, Jérôme Le Banner affronte Kazuyuki Fujita et s'incline par DDT en 5 minutes et 2 secondes. (Vidéo)

Le 13 octobre 2014 lors de l'IGF Genome 31 à Nagoya au Japon, Jérôme Le Banner combat en équipe avec Naoya Ogawa face à Kazuyuki Fujita et l'américain Erik Hammer. Une victoire par STO en 9 minutes et 8 secondes.


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Une année marquée par le retour de Jérôme Le Banner sur ses terres au Havre. Avec deux succès avant la limite, JLB prouve qu'il possède toujours le punch et la puissance qui ont fait de lui l'un des combattants les plus redoutés.


Sources : Karaté Bushido, Pascal Iglicki

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