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Séquence Rétro 2010 : Hyper Battle Cyborg 2.0
mercredi, 10 octobre 2012

Afin d'être au top pour cette année 2010, Jérôme Le Banner rejoint l'un des clubs les plus réputés au monde, le "Chakuriki Gym" à Amsterdam, dirigé par le légendaire coach Thom Harinck (qui a notamment eu comme élèves Peter Aerts, Gilbert Ballantine, Branko Cikatić, Badr Hari...)


Donné perdant à près de 80%, dont 60% par K.O. par les internautes du K-1, Jérôme Le Banner a finalement fait taire ses détracteurs en battant aux points le Néerlandais Tyrone Spong, compté dans le 1er round.

Jérôme Le Banner, qui a décidé de mettre entre parenthèse son métier d'acteur, a pris la sage décision d'aller se préparer au "Chakuriki Gym" de l'emblématique Thom Harinck. N'oublions pas que ce dernier a permis à Branko Cikatik (1993) et à Peter Aerts (1994, 1995 et 1998) de remporter la grande finale. Le Français a sûrement pris la bonne décision en décidant de s'octroyer les services de l'un des entraîneurs les plus mythiques des Pays-Bas. Bien lui en a prit car il fallait être bien préparé pour passer Tyrone Spong. Considérée comme étant l'une des valeurs montantes du K-1, le Néerlandais faisait la quasi-unanimité des pronostics. Très peu d'observateurs voyaient le Français passer l'obstacle néerlandais. Pourtant, dès la première reprise, sur un direct du droit, Spong fait connaissance avec le tapis. Compté, il va avoir bien du mal à se ressaisir dans ce round initial. Mais bien préparé par Ernesto Hoost, Spong va revenir à la charge dès le deuxième round. Malgré de bons coups de genoux et une superbe vitesse d'exécution, le Batave ne va pas trouver de réelles failles pour torpiller Le Banner. Pas trop mal en jambe (middle-kicks et low-kicks) et plutôt bien offensif avec ses poings, Jérôme Le Banner s'impose par 3 juges à 0. Une victoire qui pourrait bien en appeler d'autres et pourquoi pas...






Jérôme Le Banner respectueux et ému lors de la cérémonie consacrée au Japonais Musashi qui mettait un terme à sa carrière. C'est face au Français qu'il avait effectué son dernier combat en septembre 2009.


Muay Thaï à l'Ile de la Réunion le 23/07/2010

Le Français est le nouveau champion du monde des poids lourds W.P.M.F. Il bat par K.O. dans le 5ème round le tenant du titre, le Canadien Tomas Novack. Indéniablement, Le Banner semble avoir retrouvé son punch, une bonne nouvelle.


Il y a 14 ans, et oui déjà, Jérôme Le Banner décrochait son premier titre de champion du monde de Muay Thaï. Une ceinture I.S.K.A. (International Sport Kick Boxing Association) des poids lourds acquise aux points le 1er juin 1996 au Zénith de Paris face à l'invaincu Américain Curtis Schuster. Une grosse "perf" car en plus de posséder un palmarès vierge de défaites le "Ricain" totalisait 22 K.O. sur 22 victoires. Par la suite, le Français a principalement construit sa réputation sur le continent asiatique, au Pays du Soleil Levant. Une fabuleuse carrière effectuée dans le circuit du K-1 et qui lui a permis de devenir l'un des plus célèbres et redoutables combattants Pieds-poings de la planète. Masaaki Satake, Mike Bernardo, Peter Aerts, Ernesto Hoost, Sam Greco, Matt Skelton, Gary Goodridge, Mark Hunt et Francisco Filho entre autres, peuvent en attester. Ces combattants, ces immenses champions, sont tombés sous la puissance de feu du Français, lorsqu'ils étaient tous au sommet de leur art. Des exploits toujours réalisés très loin de l'Hexagone, malheureusement pour les nombreux supporters du Français. Le retour de la légende vivante du K-1 sur nos terres s'est fait cet été... à près de 9000 km de Paris, à l'Ile de la Réunion. Une opération rendue possible grâce à la Fédération Française des Sports de Contact et à la chaîne de télévision Orange Sport.

5000 fans en délire !

Même s'il faut bien avouer que l'on aurait préféré voir ce grand retour s'effectuer en métropole, il faut reconnaître que les Réunionnais ont réservé un accueil exceptionnel au Normand. Même s'il ne faut pas oublier que Jérôme Le Banner est avant tout un transfuge du Full Contact, discipline dans laquelle il a aussi décroché de nombreuses ceintures dont une mondiale en Afrique du Sud face à Mike Bernardo, il va renouer ce soir avec le Muay Thaï. Des règles peu différentes à celles du K-1, si ce n’est la distance, 5 rounds de 3 minutes et l'autorisation de saisir pour les coups de genoux. Pour l'histoire, on peut tout de même rappeler qu'à sa création, en 1993, et jusqu'au tout début des années 2000, le K-1 appliquait les même règles que le Muay Thaï. Excepté bien évidemment les coups de coudes. Pour ce retour, Jérôme Le Banner va s'attaquer à la ceinture mondiale des poids lourds W.P.M.F. (World Professional Muay Thai Federation), détenue par le Canadien Tomas Novack. Un solide gaillard de 32 ans qui accuse 104 kilos pour 1,92 m et un palmarès de 22 victoires pour seulement 4 défaites. Plus de 5000 Réunionnais ont pris d'assaut le Petit Stade de l'Est de St Denis ; on refuse du monde. L'ambiance est chaude, très chaude lorsque le speaker annonce l'arrivée sur le ring du tenant du titre, Tomas Novack. C'est complètement du délire lorsqu'à son tour, le Français se dirige vers l'enceinte de combat. Il est escorté par le mythique entraîneur des "Chakurikis" d'Amsterdam, Thom Harinck qui l'entraîne dorénavant.

Novack compté dès le 1er round, Le Banner piqué dans le 2ème

Le Français balance les premières salves et semble vouloir prendre tout de suite la situation en main ou plutôt en poing. Sur une accélération, Jérôme Le Banner secoue durement Tomas Novack, compté par l'arbitre après à peine deux minutes de combat.

Mais attention ! Le Canadien n'est pas un faire-valoir et le démontre dans le deuxième round lorsqu'il contre sèchement le Normand avec un direct du droit. Le Français se dirige vers un coin neutre du ring, mais l'arbitre estime qu'il n'a pas à être compté. Le Banner reprend sa marche en avant avec un matraquage régulier. Malgré une belle résistance et de belles réactions, Novack prend beaucoup de low-kicks sur sa jambe gauche, des middle-kicks puissants sur le côté droit et surtout de redoutables crochets des deux mains. Petit à petit, Tomas Novack semble sombrer sous les coups de butoir du Français. Le public est debout car malgré tout, Novack fait honneur à son titre de champion du monde. Il ne veut surtout pas abdiquer et fait front avec pugnacité. Jérôme Le Banner (blessé à la cheville droite et à l'ischio gauche) continue inlassablement son travail de sape.

Un crochet du droit assassin

Il y a bien longtemps que le Français ne nous a pas démontré une aussi bonne condition physique. Le travail de reconstruction effectué par Thom Harinck semble payer. Jérôme Le Banner durcit encore plus les échanges durant le dernier round. Il balance un crochet du gauche mais surtout un crochet du droit de folie qui s'écrase sur la mâchoire du Canadien. Ce dernier s'écroule pour bien plus que le compte. Il y a bien fort longtemps que Jérôme Le Banner n'avait pas électrocuté de la sorte un de ses rivaux ; de très bon augure pour la suite de la saison. Invité (par qui ?) "surprise" de la soirée, Patrice Quarteron, bon comédien déguisé en rasta, est monté sur le ring après la décision afin de défier pour la énième fois le Havrais. Une irruption "fantasque" qui n'a pas fait perdre le sourire au nouveau champion du monde des poids lourds version W.P.M.F.





Ce n'est pas facile d'obtenir une interview de Jérôme Le Banner. Aujourd'hui, il préfère laisser la parole à la génération montante, c'est tout à son honneur. Mais il ne doit pas oublier qu'il est un exemple formidable de réussite pour tous les pratiquants d'Arts Martiaux et de sports de combat. Par amitié, il s'est confié... avec son franc-parler.

Propos recueillis par Max Pluzny - Photos : Victor Podgorski

Joint par téléphone, Jérôme Le Banner n´est pas vraiment très chaud pour réaliser cet entretien. Pas parce qu´il nous « boude », bien au contraire. Le Normand se souvient que c´est Karaté Bushido qui lui a offert sa première couverture et ses premiers articles. Il ne veut plus simplement trop se mettre en avant. Jérôme veut laisser la place aux jeunes. Nous commençons par parler de chiens, l´une de ses passions, de la blessure de l´un de ses potes journaliste à notre magazine, de tout et de rien, et là, tout doucement Jérôme Le Banner se laisse convaincre. Sa nouvelle vie aux Pays-Bas, le K-1, Quarteron, le cinéma, nous abordons différents domaines. Action !


Au-delà de ta victoire face au Canadien Tomas Novack, c´est la manière que l´on retient. Une accélération dans le 5ème round ponctuée par un formidable crochet du droit qui a électrocuté ton adversaire.
Le punch était un peu resté dans le vestiaire ces derniers temps. Mes entraînements au « Chakurikis » d´Amsterdam commencent à payer.


Pourquoi es-tu parti chez Tom Harinck ?
D´abord il faut savoir que l´on n´est pas accepté comme ça chez les Néerlandais. Au départ, j´aurais voulu aller m´entraîner chez André Manaart (Mejiro Gym d´Amsterdam), maison est trop « pote ». Ce n´est pas bon pour moi. Il me fallait un vrai « senseï ». Tom Harinck, ancien boxeur et karatéka, est l´un des tout premiers européens (si ce n´est le premier) à être parti en Thaïlande. Il a créé le « Chakurikis » en 1972. C´est lui qui a ramené le Muay Thaï aux Pays-Bas, pas un autre. Jan Plas (créateur du Mejiro Gym d´Amsterdam) a été l´un de ses élèves, il ne faut pas l´oublier. Quand tu arrives au « Chakurikis », il y´a une ambiance de travail incroyable, une ambiance martiale que j´aime. Le Muay Thaï est un Art Martial avec toutes ses valeurs et sa culture. La plupart des sociétaires du « Chakurikis », que ce soient les combattants de MMA ou de boxes pieds et poings ont la fibre martiale. On salue avant le cours, après le cours, comme dans un dojo. Si un jour je dois jouer un rôle au sein de la Fédération Française des Sports de Contact, je veux mettre toutes ces valeurs en avant. A commencer parle respect du professeur bien évidemment.

Il te fallait un entraîneur emblématique et charismatique comme Tom Harinck ?
Tom Harinck, c´est les Pays-Bas avec tout ce que cela représente, l´autre pays du « tibia » après la Thaïlande. Tom a eu une vie exceptionnelle, il a vécu avec quatre femmes chez lui. C´est un personnage hors pair qui a vécu une vie rocambolesque.

C´est Thom Harinck qui a formé les deux premiers vainqueurs du K-1, Branco Cikatik et Peter Aerts ?
C´est clair...

Pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour aller chez lui ?
Je pense que je suis parfois un peu « con », c´est dans ma nature. Tom m´a d´ailleurs posé cette question. Le problème c´est que dès que je passais aux Pays-Bas et que j´entendais parler néerlandais, je me croyais à la conférence de presse du K-1. Cela me donnait une poussée d´urticaire. Je me retrouvais en terrain hostile. Je ne me voyais pas aller faire mes courses aux côtés de « gonzesses » de 1,80m et de « mecs » qui font la plupart 1,95cm. Bien évidemment, j´exagère, c´est une image. Mais j´étais en terrain hostile. J´étais bien dans mon petit Etretat avec Arsène Lupin (originaire du coin). Pour moi, tout ça était très difficile, voilà pourquoi j´ai attendu aussi longtemps.


Comment s´est passé le premier contact avec les élèves de Tom Harinck qui possède de nombreux poids lourds ?
Très bien, vraiment très bien. Je me souviens, lorsque j´ai combattu et battu Remy Bonjasky à Amsterdam en 2006, j´ai vu que j´étais très populaire et très apprécié aux Pays-Bas. Je me souviens que Rani Berbachi m´a dit : « on vient chez eux faire un hold-up ». Pour en revenir aux sociétaires du club, ils ont tous une immense admiration pour moi... jusqu´au tatami. Mais il a fallu que je sois à la hauteur de ma réputation et cela n´a pas été facile. D´entrée de jeu, on s´est mis sur le « gueule ». On a fait et l´on continue à faire des mises de gants très musclées, viriles. Cela a tout de suite été chaud.

Tu as dû te faire respecter d´entrée ?
Au départ, j´allais le matin au club avec la peur au ventre. Mais il a bien fallu que je leur montre qui est Le Banner. Je ne pouvais pas les décevoir.

Et maintenant ?
C´est entraînement matin et soir. Là, je suis en vacances, mais je n´ai qu´une hâte, retourner au club et mettre les gants avec les « mecs ». On forme une famille au « Chakurikis » et je sais que l´on a besoin de moi pour mettre les gants comme moi j´aurais besoin d´eux pour préparer Séoul. Je me dois de retourner là-bas au plus vite. On est cinq ou six poids lourds à combattre dans les semaines à venir, donc retour au « Chakurikis », fini le farniente.

Tu penses que ceux qui t´avaient enterré un peu vite vont être surpris ?
J´ai appris depuis bien longtemps qu´il ne servait à rien de parler. Je préfère d´abord agir et parler ensuite. Je veux sortir par la grande porte.


Jérôme Le Banner possède toujours l'Oeil du tigre. Il ne veut surtout pas faire de déclarations tapageuses. Il préfère désormais agir. C'est sur le ring que le Français veut s'exprimer à cent pour cent.

Tu fais beaucoup de sacrifices dont le plus important celui de ne pas trop voir ta fille ?
Cela fait un an entre les films que j´ai tournés, « Bruc » avec Vincent Perez et « Fatal » de et avec Mickaël Youn, plus les entraînements, que je ne vois pas vraiment ma fille. Rien que pour cela, il faut que ça paye. J´ai la rage pour aller loin, très loin.

J´ai entendu dire que tu désirais prendre Badr Hari ou bien Alistair Overeem pour les éliminatoires du K-1 début octobre à Séoul ?
Je m´en fous, je prendrai celui qu´on me proposera, ce n´est pas un problème. J´aurais pu par exemple aller m´entraîner à la « Golden Glory », mais dans ce team, il y´a des mecs avec qui j´ai envie de me frotter. Cette équipe est une grosse cylindrée avec Semmy Schilt, Gokhan Saki, Errol Zimmerman, Alistair Overeem et Chalid Die Faust entre autres.

Comment cela passe avec Peter Aerts ?
Très bien, je vais chez lui, on se voit souvent. J´ai toujours eu du respect pour lui. Avant de le rencontrer, pendant la (nos) rencontre (s) et après.

Un petit mot sur Patrice Quarteron ?
Je peux comprendre sa frustration et l´idée qu´il veuille me pousser à la retraite. Je dis OK : « Mais fais tes classes, comme j´ai pu le faire ». Je comprends que la plupart des poids lourds veuillent nous envoyer à la retraite Peter Aerts et moi. Nous sommes les « hommes » à abattre pour entrer dans la cour des très grands. Même s´il a du respect pour le vieux lion, le jeune lion veut le manger et c´est normal. Patrice a quand même 32 ans, ce n´est pas un tout jeune. Patrice Quarteron est un fan ou en tout cas l´a été et longtemps. Mais encore une fois, je comprends sa frustration. Qu´il passe les paliers et ensuite on pourra se rencontrer. Pour le moment il a pris qui ? Tu penses bien que je n´ai pas peur de lui ni de son regard. On en a parlé lui et moi après mon combat à la Réunion. On sait très bien pourquoi il fait cela. Lorsqu´il est arrivé sur le ring, je cherchais les caméras de « surprise sur prise », cela m´a bien fait rire. Je devrais lui donner comme ça sa chance, pourquoi ? Qu´il fasse ses classes. C´est trop facile de se faire du buzz sur mon dos. Mais qu´il ne focalise pas que sur moi car en attendant il perd du temps. Patrice doit avancer... « Si tu as foi en toi, va faire ton show ailleurs, là où il y a du gratin ». Ensuite, on verra...


Le Français est bien décidé de laisser sa garde haute afin de pouvoir bien riposter.

Quels sont justement les jeunes poids lourds qui te font impression ?
Gokhan Saki et Errol Zimmerman sont très forts, surtout Saki. Ghita aussi est bon. Il ne faut pas oublier Brice Guidon. C´est le désespoir des singes. Brice est comme un conifère, les singes montent à tous les arbres sauf les sapins qui ont les épines à l´envers. Brice a battu des types très forts. Il les lessive parfois dans le premier round. Lorsque Brice Guidon (arrêt 1er round) a boxé Patrice Quarteron, il était très jeune, trop jeune. Aujourd´hui Brice n´est plus le même.

Parle-nous de ton dernier film « Fatal bazooka » qui a bien cartonné non ?
Oui, en effet, un film de et avec Mickaël Youn. La critique a plutôt été élogieuse et l´on se dirige tout doucement vers les deux millions d´entrées. C´est une belle expérience. J´ai un rôle plutôt inattendu qui, je pense, a fait marrer les gens. « Bruc » de Daniel Benmayor avec Vincent Perez devrait sortir dans les mois qui viennent et j´ai un petit rôle à tourner dans « Les mouvements du bassin », un long métrage d´Hervé P.Gustave avec Rachida Brakni et Eric Cantona. Je tiens le rôle d´un professeur d´Arts Martiaux. Je suis un « sensei » de Karaté traditionnel.


Jérôme au côté de Vincent Perez dans le film "Bruc" qui doit sortir tout prochainement.


David Hallyday est un inconditionnel des sports de combat et de La star du K-1.

Tu es un très grand fan de Louis de Funès ?
Oui, un très grand fan de Louis de Funès. C´est très difficile de faire rire les gens. Cela m´a été confirmé par Gérard Depardieu, un monstre sacré du cinéma. Il faut être en symbiose avec soi-même pour faire rire les autres.

Que peut-on te souhaiter pour les semaines à venir ?
Que je ne me blesse pas ! Le volonté et les c... sont là, mais il faut tirer de plus en plus sur la machine. Je ne veux pas me blesser pour pouvoir aller au bout d´une belle histoire.


Jérôme Le Banner, un physique hors-norme.

Tu t´es fixé une limite ?
Si je m´étais écouté, j´aurais déjà tout arrêté, il y´a deux ans. Maintenant je n´ai pas de limite.

Un petit mot pour nos lecteurs ?
Ils m´ont toujours soutenu depuis le début. Mais je le répète, maintenant place aux jeunes. Il y a plein de garçons talentueux qui méritent que l´on s´intéresse à eux. Je ne veux pas faire une génération de frustrés. Je suis toujours étonné de l´effet que je peux faire sur les gens. Je comprends que cela soit écrasant. Certains ont le don du ciel...


Éliminatoires du K-1 World Grand-Prix 2010 du 2 octobre à Séoul

Jérôme Le Banner manquera à l'appel de la grande finale du K-1 World Grand-Prix le 11 décembre. Malheureusement, le Français ne sera pas du voyage. Opposé au Japonais Kyotaro, Le Banner s'est estimé lésé lorsque 2 juges (1 le donnait vainqueur) ont réclamé un extra-round. Furieux, il a préféré quitter le ring du Gymnasium de Séoul... Il n'y aura donc aucun Français pour cette 18ème finale.





K-1 et MMA lors du Dynamite!! 2010 le 31 décembre à Saïtama

Le dernier combat de MMA de Jérôme Le Banner remonte... à mars 2006. Ce soir-là, le Français battait en moins d'un round l'Américain Jimmy Ambriz. Pour son grand retour dans les règles du Mixed Martial Arts, Le Banner n'a pas hérité d'un adversaire facile. Mais tout au long de sa carrière, il s'est rarement frotté à des faire-valoir. Son adversaire va être le Japonais Satoshi Ishii, Champion Olympique de Judo en 2008 à Pékin dans la catégorie des poids lourds. Il n'est pas certain que le combattant nippon ait accepté de défier la star du K-1 dans ses propres règles. Mais Le Banner ne trouve l'ivresse que dans les rencontres à haut risque et là, il devrait être servi.

Si elle va à son terme, la rencontre est prévue en 3 rounds de 5 minutes. Le Japonais ne prend pas le risque de rester longtemps debout, il amène presque immédiatement le Français au sol. A partir de ce moment-là, Ishii va constamment chercher le sol afin de placer des "kimura" et des clés de chevilles que Le Banner va systématiquement faire avorter. Même lorsqu'il va se trouver en position montée pour frapper en "ground and pound", Ishii ne va pas trouver les bonnes frappes. Le Français va bien tenter aussi de frapper au sol mais en vain. Dans l'impossibilité de soumettre Jérôme Le Banner, Satoshi Ishii va m'emporter aux décomptes des juges, le visage quelque peu tuméfié.




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Jérôme Le Banner aura retrouvé son meilleur niveau durant cette année 2010. Le travail effectué avec les membres du Chakuriki Gym d'Amsterdam et avec le coach Thom Harinck aura porté ses fruits.


Sources : Karaté Bushido, Pascal Iglicki

 
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