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Séquence Rétro 2012 : Retour victorieux au Japon
mercredi, 10 octobre 2012

Jérôme Le Banner entame une saison 2012 qui sera de nouveau bien remplie entre la poursuite de son jubilé, le Pro Wrestling IGF au Japon, mais aussi le cinéma.


Geronimo nous a reçu chez lui et se livre...

Jérôme Le Banner "Il y aura toujours de la boxe thaï, anglaise et du MMA..."

Il y a bien longtemps que Jérôme Le Banner ne s'est pas exprimé aussi longuement. Son jubilé, les déboires du K-1, les Pays-Bas, Los Angeles, le cinéma, le catch, les actions humanitaires qu'il mène au Japon et... son futur mariage. Le plus grand poids lourd français de tous les temps des sports de combat nous dit tout, tout, tout !


Jérôme Le Banner possède toujours la fureur de vaincre, qu'on se le dise !

Jérôme Le Banner nous l'avait promis : "Pascal, après mon combat en Thaïlande, viens avec Johann (Vayriot) à la maison, je vous consacre toute une journée pour Karaté Bushido." Deux heures de voiture pour rejoindre le petit village (entre Le Havre et Etretat) où habite Geronimo. Nous nous sommes égarés car le GPS n'indique pas l'endroit exact. Pas de problème, un petit coup de fil et Jérôme arrive à notre secours. On peut commencer à bosser, dans la bonne humeur...

Tu as effectué le premier de tes quatre combats de ton jubilé en Thaïlande. C'était la première fois que tu combattais là-bas ?

Exact, c'était super, j'avais de bonnes sensations et j'étais content d'avoir eu Brice Guidon à mes côtés et d'avoir retrouvé Stéphane Nikièma, l'un des meilleurs combattants français de Muay Thaï. C'est aussi l'un des meilleurs entraîners que j'ai eus. De plus, l'ambiance était très chaude, sur le ring au moins 45 degrés sans vouloir être Marseillais, là je fais une petite dédicace à Eugène qui habite depuis plus de 30 ans à Pattaya, et dans l'enceinte du stadium Thepprasit. Sans oublier les Russes qui étaient au départ pour leur compatriote et qui ont très bien accepté la défaite de leur champion. Très belle expérience.

On attendait tes poings et tu as sorti les jambes ?

Je travaille au Havre avec Madjid, du club Emergence, un spécialiste des techniques de jambes et surtout de Boxe française. Il y a un mois et demi je revenais de Los Angeles et je lui ai téléphoné afin de savoir s'il voulait bien me donner la leçon, comme on avait pu en parler auparavant. J'ia donc voulu tester. Je le connais depuis très longtemps, on s'est mis en cheville et l'on a adapté notre solfège avec bien sûr Brice Guidon et Christophe Richard qui me tient les paos depuis très longtemps.

C'est tout nouveau la BF pour toi, pourquoi t'y intéresser maintenant ?

C’est surtout pourquoi je me suis mis avec Madjid qui, lui, vient de la Boxe française. Je l'ai vu un jour en leçon sans patte d'ours ni paos, mais uniquement avec des gants. Je lui ai dit, "mais on ne peut pas travailler?" Il m'a répondu : "Non, non t'inquiète pas, moi j'aime bien ressentir les coups et en redonner." On commence gauche, droite, gauche, il passe un crochet, je passe en dessous, "pan", je remise sur autre sur autre chose, là il me dit "ressors en jambe" ; là je sors bien la hanche pour contrôler mon coup et l'on a commencé comme ça à travailler ensemble. Madjid vient de la BF et moi j'aime beaucoup les liaisons pieds/poings/pieds de cette discipline. Souviens-toi de "mecs" comme Sébastien Farina qui était très bon.


1 > Une carrière en MMA à l'horizon pour JLB ?
2 > Jérôme ne fait pas le ménage, il effectue un vrai travail de "muscu" avec un pneu.
3 > Jérôme et Mélissa (sa compagne) préparent un repas diététique.... poulet, pâtes et carottes.


Tu as senti cette différence lors de ton combat face au Russe ?

Surtout lorsque j'ai fait du sparring avec Brice (Guidon) à Tours au "Nectar Boxing Camp". Là-bas, j'ai commencé à sentir et même Brice a dit "merde", il y a une différence, surtout au niveau des low-kicks. Ses jambes finissaient par être bleues, mais Brice a été comme d'habitude, c'est-à-dire nickel, avec les trois L.

Tu connaissais Andrei Kirsanov ?

Peter Aerts m'avait parlé de lui en disant : "fais attention et ne te fie pas aux apparences. Il frappe moins fort que toi, mais j'ai fait cinq rounds avec lui et il m'a bien fait chier." De plus, Kirsanov a déjà battu Alexander Ustinov que les amateurs connaissent bien, c'est un vrai client.

La première reprise m'a semblé être une reprise de réglage, car il faut rappeler que tu n'avais pas combattu depuis ta victoire sur Stefan Leko, le 11 juin à Genève.

Oui et j'ai aussi un peu écouté Dida Diafat et Stéphane Nikièma qui m'ont dit de partir tranquillement afin de tâter la température et dans les deux sens. "Il fait atrocement chaud et si tu pars comme un bolide tu risques de ne plus rien avoir dans le sac dans le deuxième round." C'est pour cela que j'ai tout de même géré ce premier round pour ensuite avancer durant le deuxième et le finir dans le troisième.

Je t'ai trouvé très réceptif aux conseils de Nikièma qui te demandait de travailler avec la jambe gauche (arrière) en low-kicks et middle-kicks. Tu entendais bien ses consignes dans tout ce vacarme ?

Sur un ring, j'entends toujours les gens que j'aime bien, donc j'entendais Brice et bien sûr Stéphane, comme si j'avais eu une oreillette. C'était super avec eux deux.

Après cette victoire, tu es directement parti pour le Japon. Peux-tu nous expliquer ce que tu y fais depuis quelques mois et notamment avec le catch ?

N'en déplaise à certains Français qui critiquent sur les forums, il n'ont pas compris que c'était du catch, même si parfois on se met des coups, comme ce fut le cas la première fois et aussi avec Tim Sylvia que je touche sur un direct du gauche et qui tombe. C'est vrai que ce n'était pas prévu comme ça... C'est pour une association "IGF GENOME FEDERATION" de Monsieur Inoki où une grosse partie des bénéfices est réservée aux sinistrés de Fukushima. Je ne le fais pas pour les Français. Des stars comme Jean Reno ou bien Brad Pitt font des publicités uniquement vues au Japon. Moi c'est pareil, "IGF Genome Federation" je ne le fais que pour le Japon et pour les Japonais, eux ne pensent pas comme les Français. Leur "kiff" est de nous voir, c'est leur adrénaline. Que certains Français disent des conneries et me critiquent et bien qu'ils aillent se faire "foutre" une bonne fois pour toute. Je ferais la même chose en France si on me le demandait, mais on ne me le demande pas ! S'il fallait que je mette un nez rouge et balance deux ou trois coups de pieds pour des enfants, je le ferais, bien sûr. Pour des SDF ou bien des sinistrés aussi aucun problème.


4 > High-kick plein pot face à Christophe Richard qui tient souvent les paos à Jérôme.
5 > Musculation au kettlebell. Une méthode qu'a adoptée définitivement Le Banner.
6 > Bruce Lee reste la référence absolue du Français.
7 > Séance de force dans son propre dojo.



Justement, tu as participé une journée au Japon baptisée "Memorial Day", parles-nous-en ?

Ce sont les restaurants du coeur japonais. Durant une journée et demie, on prépare et on distribue de la bouffe japonaise et coréenne à tous les sinistrés de Fukushima. Ces gens me touchent, je le fais avec mon coeur pour les Japonais. Ils sont heureux d'être servis par Bob Sapp ou bien Jérôme Le Banner. C'est le Japon qui a donné naissance à Jérôme Le Banner, je lui dois tout. Je lui rends la monnaie de sa pièce et je trouve que c'est une goutte d'eau par rapport à ce qu'il m'a offert. Ce jour-là, en plus de distribuer des repas, j'ai fait une petite séance de sparring face à un Japonais des "Chakurikis". Ce dernier, entre guillemet, a voulu me "démonter", je l'ai mis K.O. dans le 2ème round. Bob Sapp a fait sa démonstration tout comme Montanha Silva et des combattants japonais. C'était génial !


Puisque tu parles du Japon, où en est le K-1 ?

Le K-1 au Japon est en partie "mort" car les médias ne veulent plus travailler avec Kazuyoshi Ishii (créateur de cette compétition en 1993). Il y a un patron de la chaîne de télévision, pas FujiTV, dont j'ai oublié le nom, qui a dit : "Tant que je serai en vie, il n'y aura pas d'Ishii à la télévision." Sadaharu Tanikawa (successeur de Kazuyoshi Ishii) a fait pas mal de conneries, dont spoilé des combattants et mis de l'argent à gauche... Bas Boon (manager de la team Golden Glory) s'est mis en cheville avec des Chinois, il y a aussi Simon Rutz (promoteur du It's Showtime) qui tente de rentrer dans la course ; dans les semaines à venir on devrait savoir si en 2012 il y aura encore du K-1 au Japon ou bien à Singapour.

Tu y crois ?

Je suis optimiste pour l'avenir, oui. Bas Boon et Simon Rutz sont des "types" pointilleux, donc j'espère.

Penses-tu que le MMA puisse faire de l'ombre au K-1 ?

Non, je ne crois pas ! Dans les sports de ballons qu'il soit rond ou bien ovale il y a le football et le rugby. Il y aura toujours de la Boxe Thaï, anglaise et du MMA, même si ce dernier en ce moment bénéficie d'un effet de mode. K-1 ou pas K-1 je continue d'aller tous les deux mois au Japon pour "IGF GENOME FEDERATION" car j'aime ce pays, son peuple, Tokyo.

Revenons sur ton jubilé. As-tu les dates et les lieux de tes trois prochains combats ?

Le prochain n'est pas encore vraiment fixé, il devrait avoir lieu entre avril et juin, peut-être à Liège (Belgique), je ne sais pas. Ce sont Denis Marie Cintura (Président de la World Pro League) et Olivier Muller (agent de JLB) qui gèrent tout ça et qui font d'ailleurs un gros boulot. Ces deux personnages sont des incontournables de nos sports malgré ce que certains peuvent penser. Ensuite, il y a des chances que je rencontre le Hollandais Melvin Manhoef. Pour conclure ce "Le Banner Tour", il devrait y avoir Marseille, mais là j'ai un dilemme à résoudre. D'un côté il y a Rani Berbachi (Urban Boxing en mai) et de l'autre Erick Roméas (Nuit des Champions en novembre). Le premier est un ami et j'aime bien aussi le second, chez qui j'ai disputé l'un de mes premiers grands combats. Alors je me dis pourquoi pas le faire chez les deux ! Mais malheureusement je ne peux en faire qu'un...


8 > Encore un travail de musculation qui demande une sacrée condition physique.
9 > Professeur Jérôme donne la leçon à Mélissa.


Tu accepterais d'autres combats en dehors de ce "Le Banner Tour" ?

Oui, bien sûr, sans hésitation. Bas Boon m'a dit qu'il aurait peut-être besoin de moi, j'ai répondu "yes". Même Kazuyoshi Ishii m'a dit qu'il aurait besoin de mes services...

Tu es donc toujours en contact avec le créateur du K-1 World Grand-Prix et du World Max ?

Oui, toujours. C'est Ishii qui a mis deux pattes à mes rêves. Le coeur c'est le Japon et les deux mains, c'est moi. Je suis prêt à combattre pour lui, c'est évident.

On a connu une génération de poids lourds exceptionnels entre 1993 et 2002 avec des Aerts, Hoost, Mirko, Bernardo, Stan The Man, Skelton, Greco, Sefo, Le Banner... Que penses-tu de la relève ?

Il y a du monde, mais franchement, à part Badr Hari... Avant il y en avait cinq ou six qui cartonnaient grave et tu les as cités. C'est vrai, aujourd'hui il y en a moins. Les Saki, Zimmerman, Ghita... sont bons, mais bon !


Brice Guidon, ton ami et sparring, en a battu un paquet l'air de rien. Que lui manque t-il pour vraiment monter au sommer de la hiérarchie ?

Il ne lui manque rien, il a tout. Brice bat des "mecs" durs et met Gokhan Saki en difficulté. Quand je revois ses combats, je m'aperçois qu'après le premier round, ses adversaires sont "morts". Avec Thom Harinck (entraîneur du Chakurikis), on l'appelle "octopus". Il te met un direct du gauche, puis il y a un coup de pompe qui arrive. Il manque à Brice le combat qui le ferait reconnaître parmi l'élite. Ce combat ne viendra peut-être jamais et il aura battu un paquet de tops. Son style ne plaît pas trop aux promoteurs néerlandais, mais il détruit ou bien blesse leurs poulains.

Tu as eu 39 ans le 26 décembre dernier, tu penses déjà à ton retrait des rings ?

J'y pensais, il y a un an, quand ça a été le chamboulement dans ma vie. Ma nouvelle compagne, Mélissa, qui a 25 ans, me redonne un peu de sang neuf dans les veines. Je veux un enfant, me marier alors qu'avant j'étais contre le mariage et... Continuer encore l'aventure.


10 > Séance de sparring pour les sinistrés de Fukushima.
11 > A peine sorti du métro japonais que sa présence provoque une émeute... amicale.
12 > Los Angeles : rencontre entre Rafael Cordeiro et Géronimo ; c'est bon pour le MMA !
13 > Jérôme, en compagnie d'une légende vivante du Japon, Inoki (avec l'écharpe rouge), Président de l'IGF Genome Federation.
14 > Lorsqu'un Dieu du K-1 rencontre un Dieu du Sumo...


Pourtant tu as commencé ton jubilé ?

C'est vrai...

Tu pars maintenant régulièrement t'entraîner à Los Angeles ?

Avant de connaître Mélissa j'avais beaucoup de projets qui d'ailleurs ne dépassaient pas ce stade. Que ce soit Los Angeles ou bien les Pays-Bas, j'y suis allé grâce à elle. Quand je dis quelques chose, Mélissa prend les billets et me dit "go", on y va ! On se complète bien et c'est cool. A Los Angeles, je m'entraîne au "Kings MMA" chez Rafael Cordeiro où s'entraîne Josh Barnett et parfois Wanderlei Silva entre autres. C'est grâce à Bryan Rafiq (combattant français de MMA) qui y a été la première fois et qui a ouvert les portes. Je suis allé là-bas et j'ai été très bien accueilli, forcément.


Rafael Cordeiro te connaissait ?

Quand je suis arrivé pour la première fois dans ce club, j'ai dit : "heu oui je connais un peu le sol, pas beaucoup." Cordeiro m'a répondu : "oui c'est ça on te connait, on t'a déjà vu, viens parmi nous." On a commencé à tourner et je leur ai donné des cours de Boxe Thaï. Pour moi, Los Angeles cela représente Long Beach, Bruce Lee... Les pratiquants d'Arts Martiaux peuvent venir ici se ressourcer comme certains acteurs ou écrivains vont le faire à New-York.

Aux Pays-Bas qu'as-tu retrouvé au "Chakurikis" de Thom Harinck ?

Le sparring, la dureté de l'entraînement et puis... Thom Harinck, c'est Tom Haricnk. J'ai une petite anecdote sur lui : J'avais rendez-vous chez le coiffeur à 16 heures et comme d'habitude, je n'arrive pas à l'heure. A 17 heures, je reçois un coup de fil et j'entends la voix de Thom qui me dit : "tu n'avais pas rendez-vous à 16 heures chez le coiffeur..." et il me raccroche au nez. Lorsqu'ils sont à Amsterdam, Thom sait tout de ses combattants. En fait, le coiffeur savait que je faisais partie du "Chakurikis" et donc il a téléphoné à Thom Harinck. Direct je me suis rendu chez le coiffeur sans broncher. Que ce soit Peter Aerts ou bien les autres, on est tous au garde à vous !


15 > Moment de tendresse et de complicité entre Jérôme et sa fille Victoria.
16 > Jérôme est fier de vous présenter les "Mammouths", une équipe de potes qui roule comme des "pros".
17 > Pascal Iglicki, Jérôme et Mélissa, autour d'un excellent repas.
18 > Moment de détente en compagnie des comédiens Nicolas Giraud et Vincent Perez.


Tu as découvert une nouvelle passion ?

Je me suis découvert une réelle passion pour le vélo lorsque j'ai été invité sur le tour de France pour la promo d'un film (Disco). Depuis maintenant deux ans, je fais partie des "Mammouths", une équipe de vélo composée de Matthieu Cerveau, réalisateur scénariste (entre autres pour Luc Besson) Alban Firmin, la tête pensante du groupe, Alan Pernel, les mollets d'acier et Hugo, le beau gosse ostéopathe. Ce sport occupe aujourd'hui une place considérable dans ma vie. Dès que l'on a un peu de temps de libre, on se fait des parcours de 50 à 70 Km incluant des pentes allant jusqu'à 20%. C’est un sport extrêmement difficile qui demande une rigueur au quotidien. Le 9 avril dernier, nous avons participé au Paris-Roubaix, une course de 258 Km composée de plus de 15 zones de pavé. C'était une expérience inoubliable. Pour moi le vélo est un vrai exutoire.


Le cinéma te fait toujours les yeux doux ?

J'ai en projet un film d'action et d'aventure avec Clovis Cornillac qui va s'appeler "Des gens bien". Clovis, qui est d'ailleurs mon parrain dans le cinéma et mon ami. J'aimerais en profiter pour dire que je remercie également du fond du coeur Thomas Langmann qui 'ma ouvert en grand les portes du cinéma et qui m'a offert un rôle dans "Astérix aux jeux olympiques". C'est lors d'un combat à Bercy, quand il m'a vu arriver sur le ring dans une toque Romaine, qu'il a immédiatement pensé à moi pour jouer Claudius Cornedurus. Malgré le film "Scorpion", qui dans sa première version devait avoir Didier Morville (Joey Starr) comme acteur principal, mon vrai départ, c'est avec "Astérix". Un film pour lequel j'ai eu trois mois de tournage.

Un tournage sur lequel tu t'es lié d'amitié avec Monsieur Alain Delon ?

C'est vrai, on s'est lié d'amitié sur ce tournage. Il est venu me voir combattre deux fois à Deauville en Boxe anglaise et aussi à Genève le 11 juin dernier quand j'ai combattu et battu Stefan Leko. Dans le cinéma, j'ai des amitiés fortes avec Nicolas Giraud, Vincent Perez, Julien Séri, Karole Rocher et bien évidemment Mathieu Kassovitz. Je ne peux oublier Didier Morville alias Joey Starr.

Tu regardes un peu dans le rétroviseur toutes ces années (1991-2012) qui sont passées à vive allure ?

Regarder dans le "rétro" non ! Mais par contre je me dis : "quel parcours". Parfois je m'assois sur une chaise dans mon jardin et je me dis "putain", quand même ! Mélissa m'a dit un jour, "mais c'est incroyable ; les Néerlandais s'entraînent en équipe dans des gros clubs et toi tu t'es fait dans ton garage, tout seul". Les Hollandais ont une grosse culture du Kick boxing et moi j'arrivais de la Boxe américaine avec Hamdaoui et Pollet (ses entraîneurs de Full Contact lors de ses débuts).


Jérôme, attention ! Pas d'excès de vitesse hein...

Tu gardes en souvenir tes combats de Boxe américaine organisés par Marcel David à Caudebec-lès-Elbeuf ?

Oui, bien sûr, de très bons souvenirs ; une belle époque. Marcel était très pote avec René Pollet et c'était pour lui faire plaisir. C'était marrant, à cette époque, j'étais portier en boîte de nuit.

Tu as des retours du livre SDF, une vie de Jérôme Le Banner raconté par Roger Cornillac ?

Je suis très content pour Roger, mais malheureusement il est mal distribué. Il y a un problème et ce n'est pas normal.

Tu penses finir tes vieux jours en France ?

Franchement non, pourquoi pas en Thaïlande, en Espagne ou aux Etats-Unis. Cela me fera chier car j'aime ma Normandie et j'aime ma ville du Havre.

Je reviens sur la Thaïlande, avec la fin du combat, où tu déclares sur le ring, en direct sur Orange Sport, ta flamme à ta compagne Mélissa ?

Oui, je vais me marier et cela s'est fait en un quart de seconde sur le ring. A un moment je voulais le faire au Japon car c'est ma deuxième maison. L'ambiance qui régnait au Thepprasit de Pattaye, cette chaleur... je me suis dit, c'est le moment et j'ai pris le micro.


Où as-tu connu ta future épouse ?

Sur le tournage de "Fatal Bazooka" de et avec Michaël Youn, il y a deux ans et demi. Mélissa est Canadienne, elle habitait à Montréal et est dans le cinéma depuis maintenant 4 ans. Elle a aidé à la réalisation de plus de 200 publicités. Au départ, c'était un peu chaotique, mais bon maintenant tout va bien.

Un petit mot pour conclure ?

Bonjour à tous mes supporters et... à la fois prochaine, mon Pascal !


Alors qu'il devait combattre en MMA (Mixed Martial Arts) le 25 février à Plock en Pologne face au Polonais Marcin Rozalski, Jérôme Le Banner a été contraint de déclarer forfait suite à une blessure intervenue dans la dernière ligne droite de sa préparation.


GLORY World Series Moscou le 23 mars 2012

Le Néerlandais Errol Zimmerman a mis moins de deux minutes pour venir à bout de Jérôme Le Banner, compté 3 fois. Une défaite qui n'a rien de déshonorant puisqu'elle est concédée face à l'un des cinq meilleurs poids lourds de la planète. Un revers qui signe une passation de pouvoir entre l'ancienne et la nouvelle génération.


"J'ai une chance sur cent de battre Errol (Zimmerman), mais je la saisirai." déclarait Jérôme Le Banner en conférence de presse la veille de son combat contre celui que l'on surnomme "Bonecrusher". Mais les 25 printemps du Néerlandais ont eu raison des presque 40 hivers de Géronimo (il les aura le 26 décembre). Percuté par un crochet du gauche dès l'entame du combat, Jérôme Le Banner n'a jamais pu récupérer. Touché et encore compté par deux fois, le Français est ramené dans son coin par Yop Ubeda, arbitre international néerlandais. Aujourd'hui, les meilleurs poids lourds ont pour noms Badr Hari (qui vient de filer à l'anglaise), Daniel Ghita, Semmy Schilt, Gokhan Saki et bien évidemment Errol Zimmerman... Ainsi va la vie.

"J'ai battu une vraie légende du K-1, un immense champion" avouait le Batave au micro du speaker. Un bien bel hommage rendu à celui qui a été un des héros de l'age d'or du K-1.




Jérôme Le Banner de retour à Genève pour défendre son titre mondial

Le champion français sera opposé au Lituanien Arnold Oborotov le 28 avril au Bout-du-Monde, titre mondial en jeu.

Voilà Jérôme Le Banner de retour à Genève. Pour y défendre une nouvelle fois son titre mondial de kick-boxing dans la catégorie des poids lourds.

Samedi 28 avril prochain, l'icône française affrontera le Lituanien Arnold Oborotov. Un jeune combattant aux dents longues qui vit et s'entraîne en Angleterre et qui avoue à peine 22 ans. En dépit de son jeune âge, le palmarès de cet athlète de 105 kg pour 1,95 m apparait déjà fort éloquent. Il a remporté 25 de ses 30 combats -dont 10 par k.o." et n'a concédé que 3 défaites.

Terrible affrontement

Voilà qui promet un terrible affrontement entre deux générations, puisque Le Banner (72 victoires, dont 58 par k.o. et 21 défaites) va fêter ses 40 ans le 26 décembre prochain. Et qu'il compte bien revenir à Genève en juin 2013 en tant que détenteur de la couronne mondiale pour un affrontement qui pourrait être le dernier et constituer l'apothéose de son immense carrière.

Quel prétendant ?

Quoi qu'il advienne le 28 avril prochain, le Normand sera en lice sur terre genevoise pour affronter son prétendant. Celui-ci sera désigné au terme des trois actes du tournoi des Le Banner Series au cours desquelles huit grands espoirs du kick-boxing s'affronteront pour avoir l'honneur de défiler l'immense champion. Et tenter de prendre sa relève au niveau planétaire.


On en sourit encore. Mais un terrible pugilat ne risque-t-il pas d'opposer Carl Emery, Jean-Marc Tonus, Philippe Brélaz et Olivier Muller, les organisateurs de la réunion du 28 avril prochain, à Jérôme Le Banner ? Une sorte de bagarre de famille...

Jérôme, vous avez subi une rude défaite le 3 mars dernier à Moscou. Comment l'expliquez-vous ?

Plusieurs éléments se sont conjugués : je crois que j'ai pris mon adversaire, le Néerlandais Errol Zimmerman, un peu à la légère et que je ne me suis pas entraîné avec une assiduité suffisante. Et puis je ne me trouvais vraiment pas dans un bon jour. A ce niveau ça ne pardonne pas. Mais ça m'a permis de me remettre en question et de repartir du bon pied dans ma préparation.

Quelle est la genèse des Le Banner Series ?

L'idée a germé entre mes amis genevois et Denis Marie, d'Orange Sport, le média français très impliqué à Genève et qui retransmet mes combats. Ils me l'ont transmise et je l'ai trouvée bonne. Même si, intérieurement, je me demande s'ils ne cherchent pas à se débarrasser de moi... (rires)

Genève est un peu devenu votre fief ?

C'est vrai. Voilà plusieurs années que j'ai tissé des liens très étroits avec la cité du bout du lac. Mon ami Olivier Muller y a beaucoup contribué. Et puis j'ai retrouvé de grandes figures mondiales des sports de combat. A l'image des champions du monde de full-contact Jean-Marc Tonus et Carl Emery. Genève apparaît définitivement comme l'une des métropoles européennes des disciplines pieds-poings. D'ailleurs, je ne suis pas du tout hostile à l'idée d'ouvrir une école de kick-boxing ici. Il faut penser à la relève, il existe de réelles promesses, au travers d'une chaîne qui a débuté il y a une trentaine d'années et qui perdure au fil du temps.

D'autres activités actuellement ?

Dans le domaine de l'image essentiellement avec un DVD qui doit sortir dans un mois et demi, Tatoo, une série télé sur Canal +, et un court-métrage que je dois tourner prochainement à Genève.

Et l'avenir ?

A près de 40 ans, ma carrière de combattant est proche de son terme. Je pense évidemment à ma reconversion. Plusieurs possibilités s'offrent à moi, mais rien n'est encore décidé.


Le Champion du monde de kick-boxing était à Genève pour présenter ses combats et parler cinéma.

On le surnomme "Géronimo" et son visage est une géographie bosselée qui dit sa vie de combattant. Jérôme Le Banner (JLB), champion du monde de kick-boxing K-1, 1,90 me, 120 kilos, 40 ans en décembre, est aussi un comédien. Il s'apprête à tourner à Genève, la ville qui accueille les Le Banner Series dans dix jours. Une succession de combats qui doivent faire émerger les talents du K-1 de demain. L'un d'eux aura le redoutable honneur d'affronter JLB en 2013, avant qu'il ne passe le témoin.

Jérôme Le Banner, vous venez à Genève le 28 avril disputer une série de combats et donner leur chance à de jeunes combattants. La préretraite a sonné ?

Je suis Apollo Creed, le boxeur joué par Carl Weathers qui donne sa chance à un plus jeune : Rocky, alias Sylvester Stallone. Je veux passer le témoin à la jeune génération. Je suis en phase de décélération. Et aussi comme dans un couloir sans lumière. Je ne sais rien faire d'autre. Que faire ? Me lancer dans le grand banditisme : (Rires.) Non, mais le fait de côtoyer un champion comme le Genevois Jean-Marc Tonus (ndlr : champion du monde de full-contact il y a 25 ans), qui a réussi sa reconversion professionnelle, est pour moi très encourageant.


Lorsqu'il montre les dents, même pour rire, Jérôme Le Banner fait trembler les murs. A vérifier pour de vrai sur un ring le 28 avril à Genève.

Où en êtes-vous de l'option cinéma ? Votre seconde carrière ?

Le sketch de Jan Kounen que j'ai joué avec Mélanie Doutey et Gilles Lellouche, son mari, pour "Les infidèles" va apparaître en bnus dans le DVD qui sort bientôt. C'est assez violent. Il a été coupé au montage. Ma femme ramène des hommes à la maison. Celui-là, bon père de famille, je lui fais comprendre qu'il faut qu'il paie pour ses écarts de conduite. C'est un peu gore. Quel voyage que de côtoyer ces gens-là ! Entre Gilles Lellouche, Jean Dujardin et Jan Kounen, ça a été la journée la plus dure pour moi comme comédien.

Vous préparez vos rôles ?

A la virgule près. Chaque clignement d'yeux. C'était un travail d'une précision chirurgicale. J'ai besoin de recréer un passé pour vivre pleinement l'instant T à travers mon personnage. J'en ai beaucoup parlé à Alain Delon sur le tournage d'"Astérix contre César".

Vous allez tourner un court-métrage à Genève, réalisé par votre compagne, Mélissa Gallant.

C'est l'histoire d'un homme très bien dans sa vie mais très seul. Il passe beaucoup de temps sur Internet. Un jour, il découvre que sa fille est devenue escort girl et se rend dans le club. Je vais devoir me vieilli, maigrir, mettre des vêtements plus grands afin d'effacer l'enveloppe du sportif et jouer cet homme meurtri. Ma fiancée, qui travaille dans le cinéma, réalise. Il y aura aussi Karole Rocher, qui a joué dans la série "Braquo", Roger Cornillac, le père de Clovis.

Vous êtes papa d'une ado de 13 ans. Quelle relation avez-vous avec elle ?

Elle est en pleine crise d'amour avec un jeune garçon. Ce qu'il y a de bien, c'est quelle me prend comme confident et conseiller. Elle s'ouvre à moi. Elle n'a pas eu une enfance facile. J'étais toujours à droite et à gauche.

Que vous inspire la France en ce moment ?

J'en ai plein le c...! Quand on se sent Français, on nous prend pour des fachos ou des nationalistes. Aimer être Français, c'est beau. J’adore ma Normandie, mes vaches. Je suis un terrien. Je rentre juste d'Amsterdam, où on célèbre la reine, à travers le Queen's Day. Tout le monde est en orange. Dites-moi quand est-ce qu'on sera en bleu, blanc, rouge en dehors d'une victoire en foot ? On a choisi le coq comme emblème, parce que c’est le seul animal capable de chanter les deux pieds dans la merde !

Vous aimeriez venir vous installer en Suisse ?

Bien sûr. C'est un de mes objectifs. J'aimerais m'associer à Genève, aider à monter une école de combat. Chez vous, j'aime les gens, leur force de caractère, les accents, ce petit Etat qui est comme une tache et qui fait chier les autres. On peut vivre quatre saisons en une seule journée. Et, en amateur de vélo, j'adore le Tour de Romandie.


Vous ressemblez beaucoup à Depardieu.

On me le dit souvent. Avec Gérard on a déjà tourné trois fois ensemble. On va se retrouver dans "Des gens bien", le premier film réalisé par Clovis Cornillac. Sur "Babylon A.D.", de Mathier Kassovitz, je lui avais fait une surprise en l'attendant dans sa caravane. On lui avait fait croire qu'un type, à l'intérieur, voulait lui péter la gueule. Il était là : "Heu ? Quoi ?" On s'est tombé dans les bras. Le van n'a pas résisté ! (Rires.)

Vous ne voulez pas être catalogué dans les rôles de brute, de combattant.

J'ai refusé de jouer sur M6 dans la série "Scènes de ménage" le type patibulaire au Q.I. d'huître. Le bon exemple, c'est mon pote Joey Starr, dont la carrière décolle au cinéma depuis "Polisse". Il faut trouver la personne qui vous donne votre chance. On me l'a donnée plusieurs fois, mais dans le registre de la comédie uniquement à cause du physique qui est le mien.

Ça vous blesse cette image ?

Pas du tout ! Je suis toujours le meilleur avocat de mon rôle. Dès que j'endosse un personnage comique, je vais jusqu'au bout. Aux Etats-Unis, ce serait peut-être différent, question de gabarit aussi. J'attends ma chance.

C'est Bruce Lee, maître en arts martiaux et star de cinéma, qui vous a donné envie de combattre. Et plus encore.

J'avais 14 ans lorsque j'ai vu "La fureur du Dragon" à la télé. J'ai été impressionné par la vitesse du mec et son charisme. C'était comme une vague sortie de l'écran que j'ai prise en pleine gueule. Je me suis intéressé à l'humain derrière le virtuose. J'ai lu tout ce qui était sorti sur lui. J'allais à Paris, chez Budo Store, une librairie spécialisée du Quartier latin. Je travaillais dans l'usine de ma mère, où je remplissais des containers, afin de pouvoir me payer ces bouquins.


Comment s'est fait votre apprentissage de combattant ?

Mes parents m'ont amené au judo à l'âge de 6 ans. A 14 je me suis mis au karaté et à 18 à la boxe américaine.

Vos combats sont d'une violence extrême. Comment apprivoisez-vous la douleur ?

A l'entraînement déjà. On crée ses antidouleurs, plus les endomorphines sécréteés par le cerveau. Le jour du combat, l'adrénaline vous aide à encaisser tant bien que mal des chocs qui seraient insupportables dans la vie quotidienne.

Vous avez même combattu un jour avec une fracture du bras.

Tout l'avant-bras, oui. Je ne m'en suis même pas rendu compte dans l'euphorie de la victoire. On m'a posé 24 vis et des plaques de métal que j'ai gardées deux ans et demi. J'étais devenu Brico-Loisirs (rires). Chaque fois que je franchissais un portique de sécurité dans les aéroports, ça sonnait.

Comment vous protégez-vous des mauvais coups ?

On ne peut pas se protéger malheureusement. Tant qu'on a encore envie, on lève les bras. Sinon, on les baisse...

Vous avez toujours le même fighting spirit ?

Oui, mais je suis comme une marée. Ça va et ça vient. C'est sinusoïdal.


Le Banner, sa fiancée Melissa Gallant et Olivier Muller.


Le champion français partage l'enjeu avec le Lituanien Arnold Oborotov et conserve sa couronne

Fait rarissime en kick-boxing, alors que ce genre de décision intervient plus souvent en boxe anglaise : c'est un match nul qui a sanctionné le combat, titre W.K.N. des poids lourds en jeu, qui opposait Jérôme Le Banner au Lituanien Arnold Oborotov. L'icône française a ainsi conservé sa couronne samedi au centre sportif du Bout-du-Monde.

Mais les vivats qui ont salué son entrée dans la salle et son arrivée sur le ring se sont transformés en quelques marques de déception à l'issue d'un affrontement qui s'est finalement révélé relativement décevant. Il est vrai qu'à l'approche de la quarantaine, "Geronimo" ne possède plus la dévastatrice force de frappe qu'il affichait il y a quelques années encore.

Quelques éclairs

Quelques beaux éclairs ont encore jailli de ses pieds et de ses poings, mais il n'est pas parvenu à "exécuter" son jeune adversaire de 22 ans. Qui pourrait être... son fils ! Il l'a parfois ébranlé, certes, mais sans jamais lui porter un de ces coups décisifs dont il avait le secret. Ce fut, au contraire, le Lituanien qui termina plus fort. Au point de mettre le champion, émoussé au fil des rounds, en difficulté. Ce qui a sans doute justifié le verdict final de parité rendu par les trois juges et confirmé par le superviseur.

A l'issue du combat, Jérôme Le Banner regrettait : "Je suis déçu pour le public genevois et mes supporters qui sont venus de loin m'encourager. Ils méritaient que leur soutien soit marqué par une meilleur performance. Hélas, mon adversaire n'a pas accepté l'affrontement. Il a trop souvent fui, ce qui a nuï à la qualité du spectacle présenté."

En revanche, ce résultat pourrait déboucher sur une possible revanche. Avec tous les avantages financiers que celle-ci pourrait représenter pour chacune des parties concernées...




"Very good trip" de Géronimo en Californie
Par Pascal Iglicki > Photos : Mélissa Le Banner

Le Français est resté tout le mois d'août en Californie pour s'entraîner durement au MMA. Il a fait le tour de nombreux clubs, dont celui du champion brésilien Wanderlei Silva. Le Français a même bénéficié d'un sparring de luxe en la personne du Japonais Satoshi Ishii, champion olympique d Judo chez les lourds en 2008 à Pékin.

Jérôme Le Banner est toujours à la recherche de nouvelles sensations. A l'aube de ses 40 printemps - il les aura le 26 décembre prochain -, Géronimo cherche toujours à apprendre. Pas en Boxe pieds et poings où il n'a plus rien à prouver, mais en combat libre où là, il lui reste encore beaucoup à découvrir. Pour le "fun", il va combattre un peu plus régulièrement dans les règles qui lui sont moins familières et où les techniques de soumission et de grappling sont indispensables à maîtriser pour pouvoir briller. Le Havrais est donc parti du 1er au 31 août dernier en Californie pour y effectuer un vrai séminaire de combat libre. De Los Angeles à Anahein en passant par Las Vegas, il nous raconte.

"C'est impossible d'être un fan de MMA sans passer par Orange County. Là-bas c'est vraiment le lieu idéal pour apprendre ; il y a des dojos et des gyms à tous les coins de rues. Dans les centres commerciaux, il y a des boutiques avec des vêtements de MMA. Dans les restaurants on voit des combats sur grand écran, bref, on est baigné dans le monde du Mixed Martial Arts. Pour ma part, je me suis entraîné dans plusieurs endroits différents avec Satoshi Ishii et Fabrice Allouche. Principalement nous sommes allés au REIGN club qui appartient ç un combattant de l'UFC, Mark Munoz, au club de Joao Assis le meilleur grappler 2010-2011 et dans un gym de Crossfit Training qui appartient à Erik Hammer, un combattant qui fait aussi partie de l'IGF au Japon. J'ai aussi passé une semaine à Las Vegas pour un événement annuel "YOR Health" (société américaine de compléments alimentaires) et j'en ai profité pour m'entraîner au club de Wanderlei Silva avec mon ami de longue date Kamel "Tatouage". Quatre semaines d'entraînement qui ont passé beaucoup trop vite. Ca a le goût de "trop peu". Le Jiu-jitsu, c'est additif, quand tu commences, après tu en veux toujours plus. Je vous offre quelques images de mon périple californien."




- Une vue imprenable de Las Vegas, capitale du jeu, mais aussi du MMA et notamment de l'UFC.
- Début de séance au "Jiu-Jitsu Electric" où on ne faillit pas, comme dans tous les dojos, au salut. Tous ces champions possèdent l'esprit du "Bushido".



- Séance de sparring au sol avec le champion Olympique 2008 des poids lourds, le Japonais Satoshi Ishii, au "Jiu-Jitsu Electric" de Joao Assis. Le Français et le combattant nippon s'étaient rencontrés au "Dynamite 2010" ; Ishii l'avait emporté, mais les deux champions se sont depuis liés d'amitié.

- Jérôme et Wanderlei en grande discussion sous l'oeil attentif de Kamel "Tatouages", un solide gaillard.



- Malgré la dureté des entraînements, Jérôme Le Banner et Satoshi Ishii ne perdent surtout pas leur sourire. Souffrir oui, mais souffrir dans la bonne humeur permet de se surpasser encore bien plus.

- Attention, faut surtout pas les chercher ; Jérôme et Kamel en mode "bad boy", mais juste pour rire, bien évidemment !



- Jérôme en pleine séance de "crossfit", ou si vous préférez de cardio, en compagnie de Satoshi Ishii et de Fabrice Allouche, ancien champion de Muay Thaï et de Kick Boxing, reconverti avec succès dans la préparation physique.

- A Las Vegas, Jérôme Le Banner a rencontré le plus grand illusionniste du moment, Stéphane Vanel. Les deux hommes ont bien sympathisé et ça, ce n'est pas un tour de passe-passe.



- Les sociétaires du "Jiu-Jitsu Electric" de Joao Assis (3ème en partant de la gauche au premier rang) ont tous réservé un accueil chaleureux à Jérôme Le Banner, qui retournera dès qu'il le pourra dans cette école de très haute volée.


Une semaine avant de partir en Pologne pour y effectuer une rencontre de MMA (Mixed Martial Arts) au KSW 20 (le 15 septembre) face au Polonais Marcin Rozalski, Jérôme Le Banner s'est fait une belle déchirure sur la jambe droite. C'est lors d'une séance de sparring avec Nicolas Vermont que le Havrais s'est blessé. Un petit incident de parcours qui le contraint à trois semaines de repos.


Après la chute du K-1 et la triste fin en 2010 de son rendez-vous annuel du K-1 World Grand Prix, une nouvelle organisation chapotée par Pierre Andurand (un nouveau venu) et Bas Boon (manager général de la Golden Glory) proposait une soirée du genre, le 31 décembre à la Super Arena de Saitama (Banlieu de Tokyo) au Japon. La Glory World Series présentait donc un tournoi à seize, avec la crème des crèmes des poids lourds de la planète, et une nouvelle formule, le vainqueur devant remporter quatre combats pour pouvoir empocher un pactole de 400 000 dollars US. C'est au final Semmy Schilt, quadruple vainqueur du K-1 World GP, qui remportait ce prestigieux tournoi en battant Brice Guidon, Rico Verohoeven, Gokhan Saki et Daniel Ghita.

En marge du tournoi, l'une des plus grandes stars du K-1, Jérôme Le Banner, a une fois de plus fait parler son punch. A 40 ans, il les a eus le 26 décembre dernier, ne demandez plus au Normand de participer à un tournoi, qui plus est avec seize participants. En dix sept ans de carrière au K-1, Geronimo a livré des guerres impitoyables que ne pourrait livrer aujourd'hui aucun combattant tricolore quel que soit son talent. Mais se faire plaisir sur un "fight" et faire plaisir à un peuple qui lui a tant apporté, pas de problème. Défié par le Japonais Koichi Pettas, Jérôme Le Banner a démontré que ses kicks et ses combinaisons des deux mains pouvaient encore faire mouche et surtout très mal. Dans le troisième round, après avoir expédié Koichi au sol avec un middle-kick, c'est une magistrale droite qui l'a complètement électrocuté pour le compte. Vous méritez le respect Mister Le Banner !




Durant cette année, en parallèle de ses combats en Kickboxing, Jérôme Le Banner s'est de nouveau produit plusieurs fois au Japon dans des shows de Pro Wrestling (catch japonais) organisés par l'IGF.

Le 17 février lors de l'IGF Genome 18 à Tokyo, il retrouve pour la cinquième fois le Néerlandais Peter Aerts sur un ring, titre de l'IGF en jeu. Jérôme Le Banner s'impose par soumission (Cross-Arm Breaker) au 4ème round.

Lors de l'IGF Genome 20 le 26 mai toujours à Tokyo, il rencontre l'Ukrainien Alexander Kozlov, ancien catcheur de la WWE, et s'impose par arrêt de l'arbitre. Il conserve son titre. (Vidéo)

Le 10 juillet lors du 1er Festival IGF organisé en Chine à Shangai, il bat de nouveau Kozlov, cette fois-ci par soumission. (Vidéo)

4 jours plus tard, le 14 juillet à Osaka au Japon lors de l'IGF Genome 21, il rencontre pour la seconde fois le Japonais Kazuyuki Fujita. Jérôme Le Banner s'incline par soumission et la ceinture change de main et revient à Fujita. (Vidéo)


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2012 restera comme une année compliquée pour Jérôme Le Banner sur le plan des blessures et des résultats. Cependant, un retour réussi en décembre pour le GLORY 4 au Japon avec une remarquable victoire sur le Japonais Koichi Watanabe.


Sources : Karaté Bushido, Pascal Iglicki

 
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