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Séquence Rétro 2013 : Retour sur les rings français
mercredi, 10 octobre 2012

Jérôme Le Banner entame cette saison 2013 avec la volonté de se consacrer à 100% à sa carrière de kickboxeur et l'envie de recombattre sur le sol français.


Géronimo comme vous ne l'avez jamais vu !
"Je me suis complètement imprégné et inspiré du Jeet Kune Do"


Jérôme Le Banner fait partie de cette génération qui a été énormément influencée par Bruce Lee. Il possède un portrait du Petit Dragon dans son Dojo.

La star du K-1 se considère comme étant avant tout un pratiquant d'Arts Martiaux. Jérôme Le Banner, qui a été influencé par Bruce Lee depuis sa plus tendre enfance, lui rendra hommage, le 23 mars à Bercy, lors d'une démonstration au "mannequin de bois" aux côtés de Didier Beddar.

Non, vous ne rêvez pas, Jérôme Le Banner va bien fouler le grand tatami de Bercy, le 23 mars prochain, lors du 28ème Festival des Arts Martiaux. Non pas pour un combat de K-1 ou bien de Glory, pas non plus pour une "démo" face à un sparring, mais pour un moment martial durant lequel il rendra un hommage vibrant au "Petit Dragon". En attendant ce grand moment, Géronimo s'est confié...

Tu te considères comme un enfant de Bruce Lee ?

Bien sûr, même beaucoup ! Après avoir vu ses films, j'ai cherché plus loin que l'acteur Bruce Lee. Je me souviens qu'à chaque période de vacances, je travaillais dans l'usine de ma mère afin de me faire des sous pour pouvoir me payer les livres de Bruce Lee chez "Budostore" à Paris. Ses livres en anglais étaient signés Ly Tieu Long ou bien Lee Jun Fan, mais pas encore Bruce Lee. Il a créé son style lorsqu'il est arrivé à Seattle pour ensuite partir sur Los Angeles. Là, est arrivé le Jeet Kune Do avec sa garde inversée : le pied droit en avant et le gauche en arrière pour un droitier et l'inverse pour un gaucher.

Tu t'es inspiré de ce style pour combattre ?

Oui, puisque je suis un droitier qui boxe comme un gaucher avec le pied droit en avant. Mes premiers professeurs d'Arts Martiaux et de sports de combat sont les bouquins de Bruce Lee. Je me suis complètement imprégné et inspiré du Jeet Kune Do. Tous ses livres étaient en anglais et c'est peut-être pour cela que parfois je m'exprime mieux dans la langue de Shakespeare que dans celle de Molière. Je me souviens même avoir travaillé un mois et demi pour pouvoir aussi m'acheter un mannequin de bois et un livre sur le Wing-Chun. Mais très honnêtement, à l'époque, ce n'était pas trop ma tasse de thé.

Quand est revenue l'envie de faire du mannequin de bois que tu as acheté, il y a plus de 25 ans ?

Cette envie m'est revenue il y a deux ou trois ans. Je me suis dit : "j'ai ce truc-là et ce n'est pas uniquement décoratif, juste pour donner une âme à ma salle d'entraînement". J'ai donc eu envie d'y travailler réellement et comme par hasard à ce moment-là, Karaté Bushido me propose de faire une démonstration au "mannequin de bois" en compagnie de Didier Beddar ; j'ai trouvé l’idée superbe.

Que vas-tu proposer au public du Festival des Arts Martiaux ?

Je veux dans un premier temps mettre Bruce Lee à l'honneur et lui rendre hommage par le biais du Wing Chun et du mannequin de bois.

Tu penses que les nouvelles générations ont aussi été influencées par Bruce Lee ?

Pas comme nous, et en tous les cas, pas comme moi ! Si j'ai démarré les Arts Martiaux c'est grâce à l'influence de Bruce Lee. Comme ceux qui ont fait de la Boxe anglaise et qui ont pu être influencés par "Rocky". Par contre, les jeunes d’aujourd’hui sont sûrement plus motivés par des champions comme Georges St-Pierre par exemple. Je sais que j'ai une génération derrière moi. Celle qui aujourd'hui approche la quarantaine m'envoie souvent des mails de félicitations et de remerciements. C'est d'ailleurs ce qui me donne le courage de me lever le matin pour aller m'entraîner.


Jérôme Le Banner possède ce mannequin de bois depuis qu'il a 16 ans.

Comment tu vas travailler cette démonstration ?

Déjà, j'aimerais arriver en tenue traditionnelle de Kung Fu et travailler au mannequin de bois avec une musique très chinoise ; là j'enlève cette tenue pour me retrouver avec la combinaison jaune du "Jeu de la mort" afin d'exécuter des techniques de Jeet Kune Do. Pour connaître la suite, il faudra venir à Bercy ! Mais le public assistera à ce qu'a été mon évolution avec Bruce Lee jusqu'au MMA.

Justement, où tu en es avec le MMA ?

J'avais un combat de MMA qui était prévu en septembre dernier en Pologne au "KSW" qui est une grosse organisation mais je me suis blessé. Pas de chance, j'avais déjà dû déclarer forfait avec eux sur blessure bien avant. J'étais vraiment mal en point et trois semaines après j'ai été obligé de boxer Errol Zimmermann. Peu importe si j'ai fait une "merde", face à lui, j'étais obligé d'honorer le contrat. J'y suis allé à reculons. Pour en revenir au MMA, je ne voulais pas aller en Pologne en étant blessé et perdre. Pour une première fois, il fallait que je sois vraiment performant. Je voulais faire là-bas comme ce que j'ai pu faire au K-1, recréer l'histoire, mais en MMA. Quand je suis arrivé en Pologne pour la conférence de presse, un mois avant, j'ai été accueilli comme une rock star ! Manque de chance, j'ai eu une déchirure de 30 cm de long et de 1 cm de large sur la cuisse droite...

Tu as combattu le 31 décembre dernier au Japon à la Super Arena de Saitama devant plus de 20 000 spectateurs, tu y as retrouvé les grosses ambiances du K-1 ?

C'était super, j'étais vraiment bien et surtout j'avais envie ! Le lendemain, les responsables du Glory m'ont dit : " quand tu arrives sur le ring, il se passe quelques chose avec le public japonais, c'est incroyable. On va certainement te faire un contrat pour trois combats par an." Les Japonais vont voir une soirée Dream, K-1 ou bien Glory comme s'ils allaient à l'Opéra ou bien voir un film. Ce peuple est vraiment fidèle car il me suit depuis mes débuts et de génération en génération.

Tu aimerais combattre en France ?

Combattre en France ? Oui, bien sûr ! Je me libère de certaines choses et ensuite.. J'espère que je ne me ferai pas huer comme ce fut le cas par le passé pour Dida, mais oui, j'ai envie. Il y a Marseille avec Erick Roméas que j'aime beaucoup, et aussi Rani Berbachi. Je ferai peut-être les deux !

Tu boxerais donc enfin chez Erick Roméas ?

C'est le "mec" chez qui j'ai fait mon premier grand combat, surtout dans une grande soirée où le combat vedette opposait Rick Roufus à Ernesto Hoost. C'est Erick qui m'a invité dans mon premier vrai gala professionnel. Marseille et moi c'est une grande histoire. Il n'y a pas longtemps, j'ai vu Samir Berbachi avec des footballeurs de l'OM au Havre... Samir c'est mon petit frère du sud. Même les joueurs me connaissent...

Que devient le cinéma ?

J'ai un projet (Tatoo) avec Alain Figlarz, mais on ne démarrera pas avant novembre ou bien décembre 2013. Mais je ne veux pas trop me disperser pour l'instant car je veux combattre et encore combattre, même à 40 ans !

Que peux-tu dire à nos lecteurs pour les motiver à venir te voir le 23 mars à Paris Bercy ?

Déjà, l'odeur des vestiaires va me rappeler de bons souvenirs (K-1 WGP Paris 2002, 2003 et 2005). Je veux aller à la rencontre du public de Bercy, me nourrir de ses applaudissements, car c'est un public de connaisseurs et surtout de passionnées. J'aime profondément la passion !


Jérôme Le Banner se produit au Festival des Arts Martiaux au Palais Omnisports de Paris-Bercy le 23 mars pour une démonstration exceptionnelle au Mannequin de bois avec sifu Didier Beddar. Un représentation en hommage à Bruce Lee.

C'est après avoir vu un film avec Bruce Lee que Jérôme Le Banner a découvert son goût pour les Arts Martiaux. Monté spécialement à Paris pour s'acheter un livre en anglais sur Bruce Lee, il se passionne pour le pratiquant au-delà de la star de cinéma.

Didier Beddar a commencé le Kung Fu Wushu traditionnel à l'âge de 14 ans. Il a suivi l'enseignement de Maître William Cheung, le disciple direct de feu Yip Man - qui a enseigné lui-même le Wing Chun à Bruce Lee.





De passage à Marseille chez ses amis organisateurs de l'Urban Boxing United, le multiple champion du monde de K1 a prouvé qu'il n'avait rien perdu de son aura.

C'est le silence qui se remarque le plus. Parce qu'il ne dure pas lorsque vous engagez une conversation avec Jérôme Le Banner... Il se pose juste sur la question : "Que seriez-vous devenu si vous n'aviez pas été boxeur ?" Le multiple champion du monde de boxe thaï et de K1 n'a cette fois plus les mots, et encore moins d'idée.

De passage à Marseille où il a rencontré ses amis organisateurs de l'Urban Boxing United (le 18 mai au Dôme de Marseille), Jérôme Le Banner est apparu affûté, conséquence des entraînements auxquels il s'astreint encore et toujours, même à 40 ans. Sa riche carrière n'est pas encore finie : dans un mois au Japon, puis Tours et Saint-Tropez, la tournée d'adieux n'est pas pour demain : "Si tu attaques ça, c'est comme si tu étais déjà mort," plaide-t-il.

La semaine dernière, lorsqu'il a débarqué du train qui le conduisait à Marseille, il a pu mesurer combien il était encore présent dans les esprits, assailli par des demandes d'autographes et de photos à la gare Saint-Charles. Rien à voir avec sa Normandie natale et Le Havre "où personne ne sait qui je suis," assure-t-il. "Sans doute qu'en allant à la pêche, j'ai dû vendre du poisson pas frais aux Havrais ! Il y a des blocages mais je ne m'en plains pas. Ne pas avoir été une star dans ma ville m'a poussé à aller voir ailleurs. Je ne finirai pas portier après avoir été l'idole du journal régional !"

Le Banner, mis au judo dès l'âge de six ans parce qu'il était turbulent, en rigole aujourd'hui parce que la première victoire sur cet environnement hostile lui a ouvert les yeux : "Quand je vois d'où je viens, je me rends compte que je suis béni." Pas des Dieux, puisqu'il ne goûte que modérément les références religieuses : "Pourquoi met-on les gens dans des tiroirs ? La religion est interprétée par des hommes, les plus gros menteurs du monde ! Je crois en une force supérieure, mais pas divine. Au Japon, j'ai compris comment je fonctionnais. Je réagis aux sens, aux vents, aux saisons. Après tout, nous ne sommes que des cellules..."


Jérôme Le Banner va réaliser un rêve entre septembre et décembre : il va boxer à New York, soit à Newark soit dans le mythique Madison Square Garden.

Plus tard, dans la conversation, le mot reviendra, avec ce mélange d'anglais qu'il utilise régulièrement : "I'm blessed (ndlr : béni) parce que j'ai toujours gardé la foi dans mon sport. Certains ont la vocation d'être prêtre, d'autres de consacrer leur vie à la recherche, moi je suis fait pour la boxe. Je ne crois qu'en une seule chose, mon étoile."

Et en ses amis aussi : Ali Sadok son coach de Font-Vert et ses neveux, Rani et Samir Berbachi, qui ont réalisé également une carrière plus qu'honorable en pieds poings. "Ali est un extraterrestre. Il croit d'ailleurs dans ses choses bizarres, aux ovnis. Il considère que nous ne sommes pas seuls dans l'univers. D'ailleurs, je l'appelle Ali-en (ndlr : alien signifie étranger en anglais). C'est quelqu'un avec qui j'ai tout partagé, au Japon, aux USA, partout..." Jusqu'à la chambre, puisque Jérôme a régulièrement insisté pour ne pas dormir seul ; il lui fallait toujours Ali avec lui : "Il m'a manqué quelque chose dans mon enfance, reconnaît-il. Mes parents n'ont pas dû jouer leur rôle parfaitement. Avec Ali et ses neveux, j'ai trouvé plus qu'une famille. Rani, on l'appelle Bouddha. Il me connaît mieux que moi-même. C'est à la fois mon fils et mon père. Vous ne pouvez pas imaginer combien je suis fier de les voir à l'OM, lui et son frère Samir (ndlr : ils sont chargés de la sécurité des joueurs)."

"Le soir d'un Le Havre - OM, j'ai vu Rani diriger la manoeuvre du départ des joueurs. On l'écoute, c'est une mascotte. Il est monté dans le bus olympien et c'est lui qui a donné le ton. Je me suis dit : 'putain, c'est ton pote qui fait tout.' J'étais si fier que j'en ai pleuré."


Une amitié indéfectible unit Rani et Samir Berbachi à Jérôme.

Le colosse fait aussi pleurer, notamment des chirurgiens qui se cassent le nez sur son cas. Victime d'une hernie cervicale, promis à l'opération, incapable de bouger le bras droit il y a quelques mois, il a assuré sa propre médication en portant des boîtes de petits pois : deux kilos, puis trois, jusqu'à retrouver la plénitude de ses moyens. À ce jour, les médecins cherchent encore le pourquoi du comment. Formidable pied de nez aux toubibs qui ont déconseillé à sa mère, il y a des années de cela, d'avoir un deuxième enfant : "On lui a dit que j'en valais trois à l'époque. Elle a renoncé..."

Qu'importe le frère qu'il n'a jamais eu. Jérôme s'est choisi une nouvelle famille à Font-Vert, une cité des quartiers Nord de Marseille, en plus de celle qu'il a créée. Marié à Mélissa, papa d'une fillette née d'une première union, il protège son petit monde avec tendresse, férocité parfois. "La seule chose qui pourrait me faire dégoupiller, c'est qu'on s'en prenne à ma femme, ma fille ou la mère de ma fille. Je pense être capable de tout."

Même sur le ton badin, dans le flot continu des paroles, l'avertissement fait frémir. On ne rigole pas toujours avec Le Banner.

Sa deuxième carrière au cinéma

“Les rôles de grosses cuisses sans cervelle, c’est amusant”

C’est en participant au fil “Astérix aux Jeux Olympiques” que Jérôme est pleinement entré dans le monde du cinéma. “On me propose toujours des rôles de grosses cuisses sans cervelle. Au hasard... C’est amusant. Avec Clovis Cornillac, Alain Delon et Gérard Depardieu, j’ai beaucoup appris durant les quatres mois passés ensemble. Cornillac m’a fait découvrir des tas d’auteurs : Douglas Kennedy, Rabelais, Stein beck...”

Il s’est rapproché de Depardieu, dont il considère aujourd’hui l’exil comme normal : “Il a bien raison. En France, tu es payé en brut, en net et quand c’est fini, tu t’aperçois que ça dure encore, puisqu’il faut payer les impôts ! Et dans le même temps votre patron paye le double des charges, pour à l’arrivée, vous payer encore moins !” Avant le tournage, Jérôme Le Banner était sur le point de refaire son nez, cassé à sept reprises. Il en a été dissuadé par Thomas Langman, le producteur. “Dernièrement en Roumanie, on est venu me saluer. J’étais étonné. On m’avait reconnu grâce à mon nez. Je lui trouve une forme de virgule Nike...”



Le 3 Mai, à Tokyo, à l’occasion de la 8ème édition du GLORY (la toute nouvelle et déjà prestigieuse organisation de kick-boxing), Jérôme "Géronimo" Le Banner remontait sur le ring pour un combat revanche face au Japonnais Koichi Pettas.


Les deux hommes se connaissaient déjà et pour cause, le 31 Décembre 2012, toujours dans le cadre du GLORY, JLB avait forcé l’arbitre à interrompre le combat quelques secondes avant la fin du dernier round. La droite du Français n’avait laissé aucune chance au valeureux japonnais. Pas toujours connu et reconnu du grand public en France, c’est sur les rings étrangers que Le Banner s’est forgé un nom et une réputation.

Nouveau combat donc et nouvelle préparation. C’est loin du célèbre Chakuriki Gym d’Amsterdam que le boxeur normand s’est préparé. Très pris par son emploi du temps, c’est vers la ville Marseille qu’il s’est tourné. Chez son son vieil ami et entraineur, Ali SADOK, JLB n’était pas en terre inconnue puisque les deux hommes se connaissent depuis de nombreuses années et ont remporté ensemble plusieurs victoires.

A presque 41 ans (il les aura le 26 Décembre), "Géronimo" n’a pas tremblé. Vêtu d’un short frappé du coq tricolore, il s’impose à l’unanimité des juges au terme de 3 rounds très engagés.

Les spectateurs français auront la chance de le voir à Tours, le 15 Juin prochain, à l’occasion du Time Fight 3.

Pour Jérôme Le Banner, la vie est un combat. Le champion n’a toujours pas prévu de raccrocher les gants.




Absent des rings hexagonaux depuis plus de huit ans, Jérôme Le Banner retrouvera le public français demain soir à Tours. L'occasion pour le boxeur havrais de montrer qu'il n'a rien perdu de son punch et de son envie de gagner.

Malgré un emploi du temps surchargé, Jérôme Le Banner a accepté de s’arrêter un instant pour évoquer son prochain combat, sa carrière, ses projets.


Jérôme Le Banner effectuera son grand retour demain soir au Palais des sports de Tours

Alors que vous avez continué à boxer aux quatre coins du monde, cela faisait huit ans qu’on ne vous avait pas vu sur un ring français. Pour quelles raisons ?

« Je devais boxer à Marseille au mois de décembre (2012), mais finalement ça ne s’est pas fait à cause d’un problème entre deux fédérations. Et puis, on m’a proposé cette réunion à Tours, j’ai dit O. K., à condition qu’on prenne aussi les deux jeunes dont je m’occupe, à savoir Yoann Rocquier et Kévin Kieu. Mais pour tout dire, j’étais très bien à l’étranger. »

Comment appréhendez-vous ces retrouvailles avec le public français ?

« Je vais peut-être avoir un peu plus de pression, mais bon j’ai boxé plusieurs fois à Genève (Suisse) où il y a pas mal de Français. Pour l’instant ça ne me fait rien, mais peut-être que demain ça sera différent. »

Connaissez-vous Romman Kleibl, le boxeur tchèque que vous allez affronter ?

« Oui, c’est un gars qui est dans le circuit numéro 10. Donc je me suis préparé en conséquence, d’abord à Marseille, pendant plusieurs semaines, puis en mettant les gants contre Johani Diopas. J’ai également travaillé mon physique avec Bruno Rodriguez. »

Cela représente combien d’heures d’entraînement ?

« En général, je bosse 1 heure le matin, et 1 h 30 l’après-midi. J’ai fait installer chez moi un crossfit, j’ai également un rameur à eau, un rac pour tout ce qui est travail de jambes, des médecine-balls, un vélo, etc. »

Vous avez remporté nombre de titres dans votre carrière, n’est-ce pas un peu compliqué, à 41 ans, de trouver la motivation nécessaire pour s’entraîner quotidiennement ?

« Ça dépend des moments. La motivation c’est un peu comme la musique, parfois tu te lèves le matin tu te sens bien et tu vas écouter tel truc, un autre jour tu es un peu morose et tu vas écouter autre chose. Là, je me prépare dur pour ce combat car je suis comme une lionne qui veut montrer à ses petits (Rocquier, Kieu) comment il faut appréhender une grosse réunion. »

Y a-t-il une chance pour que vous boxiez une dernière fois au Havre ?

« Ça m’étonnerait. Lorsque j’ai eu la chance d’avoir un contrat au Japon, j’ai boxé dans des stades qui faisaient 80 000 voire 100 000 spectateurs comme à Tokyo. Mais lorsque je suis revenu en France, au Havre, personne n’a parlé ou ne m’a parlé de ce que j’avais réussi là-bas et ça, ça m’a un peu déçu. »

N’est-ce pas la conséquence de la réputation un peu sulfureuse que vous avez ?

« Je pense que j’ai dû vendre du poisson qui n’était pas frais (rires). Après, il n’y a pas de fumée sans feu et je ne suis pas blanc comme neige. A un moment donné, j’étais videur de boîte de nuit et j’ai dû mettre une claque ou deux à des mecs qui voulaient rentrer alors qu’ils étaient saouls. Je pense que ça m’a nui. »

Cela ne vous a tout de même pas empêché de devenir une star. Comment vivez-vous la célébrité ?

« Franchement je m’en moque. Et puis j’ai un ami qui dit que plus la tête est grosse, plus elle est facile à viser et je suis d’accord avec ça. Je sais qu’il y a des gens qui lorsqu’ils ne signent plus d’autographes parce qu’ils ont arrêté leur carrière suent en plein hiver, mais ce ne sera pas mon cas. Lorsque tout sera fini, je ferai autre chose, je m’occuperai peut-être de jeunes, je ne sais pas. »

Seriez-vous prêt à vous impliquer dans un projet boxe au Havre ou craignez-vous, eu égard à ce que vous disiez précédemment, de ne pas être suivi ?

« Je m’en moque d’être suivi ou pas, je me suis toujours débrouillé tout seul. Lorsque j’avais 16 ans et que j’ai voulu un sac de frappe, je n’ai rien demandé à la ville ou aux associations. Je suis allé travailler dans l’usine de ma mère afin d’avoir l’argent pour me le payer. Même chose lorsque j’ai voulu des gants et ça, ça te forge. Maintenant, si le maire x ou y me demande de faire quelque chose, je le ferai. Mais pour le moment, je boxe. »

Vous ne faites pas que ça puisque vous avez joué dans plusieurs films (Astérix et Obélix, Fatal Bazooka, Les Infidèles, etc...). Comment gérez-vous ces deux activités ?

« Lorsque j’ai fait Astérix et Obélix aux jeux Olympiques, je suis parti 4-5 mois et je me suis très peu entraîné. A ce moment-là, j’en ai eu un peu marre de la boxe. Et puis je me suis rendu au Canada, pour un autre film, et mon amie m’a dit « les Néerlandais sont les meilleurs en kick-boxing, pourquoi ne va-t-on pas habiter là-bas ? » On y est allé et c’est reparti. Maintenant, j’arrive à allier boxe et cinéma car je ne fais pas non plus de grands rôles, ils ne demandent pas beaucoup de préparation. Du coup je peux boxer à côté. »

Parallèlement à ça, et comme vous l’avez dit précédemment, vous vous occupez de deux boxeurs qui combattront également à Tours. Pouvez-vous nous les présenter ?

« Oui, il s’agit de deux Havrais, Yoann Rocquier et Kévin Kieu, deux gars qui sont des battants, des durs. Ça me booste, je leur fais partager mon expérience, alors évidemment ils prennent des coups dans la tête, mais ils avancent et je sais qu’ils répondront présents demain. »


Time Fight 3 à Tours le 15 juin

Pour son grand retour en France, Jérôme Le Banner n'a pas "tropé traîné sur le ring face au Tchèque Roman Kleibl, plié dans le 2ème round par de puissants middle-kicks.


Jérôme Le Banner n'a plus combattu en France depuis 2005, depuis le magnifique affrontement qu'il avait livré à Paris Bercy face au Marseillais, l'héroïque Cyril Abidi, qui s'était incliné par K.O. dans la 5ème et dernière reprise d'une rencontre d'anthologie. Si depuis, Cyril Abidi, a définitivement raccroché les gants pour se consacrer à ses "affaires", Géronimo est toujours en "campagne" et ce, malgré ses 40 printemps. Mais bien évidemment, l'échéance de la retraite se profile de plus en plus. Donc, celui qui a grandement contribué à donner ses lettres de noblesse au K-1 aimerait, avant de tirer sa révérence, livrer quelques combats chez lui, sur l'hexagone. Pourquoi ? Tout simplement pour faire plaisir à un public qui n'a malheureusement pas pu suivre en "live" ses tribulations de grands combattants "nippon", les années où il a livré les "guerres" les plus folles face aux tout meilleurs comme Peter Aerts, Ernesto Hoost, Sam Greco, Rick Roufus, Matt Skelton, Francisco Filho, Mark Hunt ou bien encore Gary Goodridge ou Don Frye. Tous des "tueurs" qui ont au moins une fois sombré sous les coups de butoirs de Géronimo !


Les middle-kicks du Français ont fait très mal au Tchèque dès l'entame du 2ème round.

Standing Ovation pour Géronimo

Après le désistement malheureux de la Nuit des champions, organisé par Erick Roméas en novembre dernier, beaucoup ne croyaient pas à la présence de Jérôme Le Banner pour ce "Time Fight 3", concocté par El Hadj Mekedem. Mais une conférence de presse, organisée une semaine avant l'évènement à Tours, avec la présence du champion normand, rassura pleinement tous les observateurs et surtout ses nombreux fans. Il n'est pas loin de 22h lorsque Daniel Allouche se place au centre du ring pour présenter "magistralement" le combat vedette de cette soirée, celui qui va opposer Jérôme Le Banner au Tchèque Roman Kleibl. Alors que ce dernier a déjà rejoint l'enceinte de combat, Jérôme Le Banner engendre les cordes sous une standing ovation digne des plus grandes soirées K-1 "made in Japan" !


Mais attention, Roman Kleibl a tenté crânement sa chance, notamment avec ses poings.

Kleibl sans complexe !

Cet affrontement va se dérouler justement dans les règles de prédilections du Français. Après les dernières recommandations de l'arbitre, les deux kickboxeurs vont avoir trois rounds de trois minutes pour convaincre les juges... si bien sûr la joute arrive à son terme. Le Tchèque démarre vraiment sans complexe. Il fait front en tentant crânement sa chance. Il essaye en fait de prendre de vitesse Le Banner, qui pour le moment n'a pas vraiment envoyé l'artillerie lourde. A la fin du premier round le Français retourne vers son coin avec une légère hémorragie nasale ; une preuve certaine de l'engagement viril de Roman Kleibl.


Roman Kleibl est plié de douleur après avoir encaissé un dernier middle-kick.

La puissance des middle de JLB

De nouveau face à face pour l'entame du deuxième round, c'est Jérôme Le Banner qui cette fois-ci "tire" le premier avec notamment un middle-kick du gauche qui touche Kleibl au coude et qui visiblement souffre. Il est compté une première fois par l'arbitre, mais est de nouveau touché au coude et également sur le flanc avec de nouveau un middle-kick supersonique. La messe est dite, Roman Kleibl abdique alors que Jérôme Le Banner exulte, mais avec pudeur.


Jérôme Le Banner, vainqueur par K.O. dans le 2ème round, exulte !




Légende vivante de la boxe pieds-poings, le Normand évoque ses débuts au cinéma, ses amitiés et le bonheur de combattre dans un cadre aussi prestigieux que celui de la Citadelle.

Amitié et fidélité. Ces mots sont sans doute les plus précieux aux yeux de Jérôme Le Banner. La preuve. "Quand Olivier Muller me dit : "tu combats", j'acquiesce. C'est comme ça que je suis arrivé ici. Y'a pire !" Un immense sourire éclaire son visage. Bronzé, relax, arrivant en droite ligne des "States", il affiche une décontraction totale. Difficile d'imaginer que demain soir, il sera sur le ring dressé au sommer de la Citadelle de Saint-Tropez. Lieu mythique.

Fidèle en amitié

"Je suis fier qu'un gala de boxe pieds-poings, en l’occurrence le premier, se déroule dans un tel site. L'autre jour, j'ai dit à Las Vegas à un pote ricain que je boxais à Saint-Tropez. Il m'a dit que j'avais de la chance. Tu te rends compte, il connaissait !"

Son adversaire, Vitali Akhramenko ? Il caresse le sujet du bout des gants. "Je 'lai rencontré et battu en 2003. Cela fait dix ans. Depuis, il a sans aucun doute progressé." Jérôme ne s'attarde pas. Il préfère évoquer son amitié pour Pascal Olmeta à travers son soutien total à son association "Un sourire, un espoir pour la vie". "Je vais aussi m'engager auprès de "Sourire à la vie", qui propose un accompagnement des enfants atteints de cancer en cours de traitement, en rémission et en soins palliatifs." Son regard s'assombrit. Un voile de tristesse le drape.


Jérôme Le Banner donne au kickboxing ses lettres de noblesse.

Amoureux du Japon et de sa culture

Sa sensibilité émeut. Lui, le géant des rings, celui que l'on surnomme "Geronimo" en hommage au grand chef indien, met presque un genou à terre. Dans l'instant, il se remet en garde. Et évoque son amour du Japon. "C'est un pays qui me manque. Si je suis devenu ce que je suis aujourd'hui, c'est grâce à la culture japonaise." Le combat de ce soir n'a pas encore eu lieu que déjà il prépare le prochain : "Contre Sergei Kharitonov, un garçon doté d'une énorme force de frappe. Mais il va falloir qu'il m'attrape. Là, c'est une autre histoire." Et encore une autre histoire sera l'après-carrière du Normand aux 75 combats, dont une quarantaine de victoires par K.O.

Le cinéma lui tend les bras

Si vous évoquez un éventuel rôle d'entraîneur, il plisse les sourcils. "Transmettre ? Je ne sais pas si j'ai la passion de la tête aux pieds. Sans doute juste de la tête au bassin. C'est pourquoi je préfère enseigner à des boxeurs ayant deux ou trois ans de pratique." En revanche, le mot cinéma l'interpelle positivement. Lucide et modeste, il ne veut pas s'enflammer. "J'ai tourné dans cinq ou six films en faisant le coup-de-poing ou rire. Ce n'était pas des rôles à la Cyrano de Bergerac. Mais j'aime bien, sans prétendre à quoi que ce soit. En janvier, je tourne avec Eric Cantona et Claude Brasseur avant d'enchaîner auprès de Gérard Depardieu. C'est pas mal, non ?" Mais le champion attend du grand écran de pouvoir s'exprimer plus intimement. En attendant, après le mariage de Mick Jagger en 1971 à Saint-Tropez, c'est au tour de Jérôme Le Banner de se draper dans un peignoir de star et d'envoyer les décibels. I can't get no satisfaction. I can't get no satisfaction...


Jérôme Le Banner, aux côtés d'Alain Setruk (à gauche) et son ami et promoteur Olivier Muller.


C'est Sylvester Stallone en personne qui est monté sur le ring pour remettre sa ceinture de champion du Monde de Kick Boxing des poids lourds à Jérôme Le Banner. Un moment unique et magique pour Géronimo, qui devant "Rocky Balboa" et une pléiade de VIP, a détruit en moins de deux rounds le Biélorusse Vitali Akhramenko.

Nous savions que cette soirée unique en son genre serait à marquer d'une pierre blanche dans le monde des arts martiaux et des sports de combat. Tous les ingrédients étaient réunis pour faire de cette soirée un must du genre ! Par contre, nous étions loin d'imaginer que cette 1ère "Fight Night", un hymne au Kick Boxing et au Pro Fight, allait prendre une dimension exceptionnelle. Car c'est un véritable événement qui a eu lieu dans le cadre prestigieux de la Citadelle de St-Tropez.


Sylvester Stallone qui félicite chaleureusement Jérôme Le Banner, un moment incroyable et pourtant bien réel !

Un parterre de VIP pour JLB

Parrainée par l’indéboulonnable Michel Drucker, dinosaure de la petite lucarne et homme de radio intemporel, cette réunion a pris définitivement une autre ampleur au moment de l'arrivée sur le site d'un monstre sacré du cinéma d'action, un mythe planétaire qui a su sublimer les combats de boxe en incarnant le non moins célébrissime "Rock Balboa". Sylvester Stallone, accompagné de son épouse, s'est installé à une table non loin des aires de "joutes", captivé du début à la fin par l'engagement des gladiateurs du ring et du tatami. Lorsque Jérôme Le Banner rejoint l'enceinte de combat, son adversaire, Vitali Akhramenko, est déjà au centre du ring. Les deux kickboxeurs vont disputer un titre mondial WKN dont le français est le détenteur. Ça sent la poudre et le public n'est pas dupe, car oui, ça va cogner ! "Sly" devient le premier supporter de Géronimo, même s'il est l'hôte des Russes, venus en nombre assister à cette grand messe de la "castagne". Parmi le public il y a aussi le chanteur Enrico Macias, l'acteur et réalisateur Mathieu Kassovitz, l'animateur télé Vincent Lagaffe, les humoristes Tex et Eric (venu sans Ramzy) ou bien encore le joueur de rugby Sébastien Chabal. Tous, sans exception, sont venus voir combattre Jérôme Le Banner en chair et en "muscles".


C'est "Sly" qui a remis sa ceinture à Géronimo, un instant qu le Français n'est pas prêt d'oublier !

Sous le regard de "Rocky" Stallone !

Après les hymnes nationaux et les dernières recommandations de l'arbitre, le Belge Jimmy Barlette, les deux champions vont pouvoir en découdre. Cette confrontation est une revanche. Il y a 10 ans, le 14 juin 2003 au POPB, dans le cadre du K-1 World Grand-Prix, le Français s'était imposé par K.O. dans la 2ème reprise. A l'instar de la première rencontre, ça part sous les chapeaux de roue avec un Le Banner conquérant. Il privilégie immédiatement les frappes en zones basses. Ses low-kicks et notamment ceux qui sont balancés par sa jambe avant (la droite) font très vite grimacer le Biélorusse. Ce dernier tente bien de prendre de vitesse Géronimo, qui tente de passer plusieurs high-kicks bien bloqués. Indéniablement, le Français n'est pas monté sur le ring pour y rester bien longtemps.


Les low-kicks de Jérôme Le Banner ont fait souffrir Vitali Akhramenko...

Le Banner express !

Certainement galvanisé par le présence de Sylvester Stallone, Jérôme Le Banner est déjà intraitable dans le premier round. Il imprime de nouveau une cadence d'enfer dès le début du deuxième round. Une énième frappe en jambe expédie Vitali Akhramenko au tapis. Compté, le Biélorusse n'est pas loin d'abdiquer. "JLB" prend de nouveau pour cible la cuisse gauche du Biélorusse qui s'effondre définitivement. Jérôme Le Banner exulte lorsqu'il voit monter sur le ring Sylvester Stallone qui le congratule chaleureusement et qui lui remet sa ceinture de champion du monde. L'instant est unique, car qui un jour aurait pu imaginer voir l'une des plus grandes stars mondiales du cinéma récompenser l'un des plus grands combattants pieds et poings de tous les temps ? Soyons honnêtes...




Jérôme Le Banner n'a jamais été aussi fort que lorsqu'il a "détruit" en 2002 à Paris Bercy le Néo-Zélandais Mark Hunt. C'est Stéphane Nikièma qui l'avait préparé. 11 ans après, les deux champions se retrouvent pour une nouvelle collaboration. Nous sommes partis à leur rencontre en Normandie.


L'association Le Banner - Nikièma devrait être explosive !

Nous sommes le 25 mai 2002 et Jérôme Le Banner vient de battre pour la deuxième fois le Néo-Zélandais Mark Hunt, mais cette fois-ci avant la limite. Car il s'agissait là de leur troisième affrontement (il y en aura quatre au total 3 à 1 pour JLB), le Français avait subi un terrible revers quelques mois plus tôt, le 8 décembre 2001, au Dôme de Tokyo. En effet, lors du deuxième quart de finale du K-1 World GP 2001, Mark Hunt lui infligeait un dur K.O. dans le deuxième round. Le temps de digérer et d'analyser ce cuisant échec, le Normand prenait la décision de s'offrir les services d'un vrai spécialiste du Muay Thaï, qui plus est un ancien grand champion connu et reconnu par tous, Stéphane Nikièma. Après une collaboration plutôt fructueuse, les deux hommes se séparent en 2005 car il y a trop de tension entre ces deux caractères trempés dans l'acier. Dommage, car ce combat face à Mark Hunt est le plus abouti et le plus beau d'une carrière pourtant riche en victoires de prestige.


"Il est indispensable que Jérôme Le Banner retrouve les automatismes du Muay Thaï"


Nos deux champions vont partir en conquête de trophée à New York le 23 novembre prochain.

Pas question de se louper face au solide Kharitonov

C'est un secret de polichinelle que de dire de Jérôme Le Banner qu'il est en fin de carrière ! Une dernière ligne droite que le Normand aimerait effectuer avec panache, un superlatif qui lui colle à la peau depuis presque deux décennies. Toujours aussi boulimique de l'entraînement, si ce n'est plus que lorsqu'il affichait à peine 30 printemps. Oui, qu'on se le dise, Geronimo ne se sent pas vraiment l'âme d'un retraité des rings. Bien spur, le champion sait qu'il va bientôt tirer sa révérence. Mais pas dans l'immédiat, c’est certain. Engagé avec la nouvelle grosse cylindrée du KickBoxing, le "Glory", dirigée par un Français, Pierre Andurant, "JLB" veut absolument briller et surtout montrer qu'à 40 ans (il en aura 41 le 26 décembre prochain), il est encore capable de bien "puncher" des rivaux, jeunes et moins jeunes ! Le prochain sur la liste est le Russe Sergei Kharitonov. Ce combat est prévu pour le 23 novembre prochain, au prestigieux Madison Square Garden de New-York. Un temple de la Boxe anglaise, où même le King, Elvis Presley, se donna face à un public en transe. Il n'est donc pas question de se louper face au solide Kharitonov, car ensuite, la prochaine étape Glory devrait mener Jérôme Le Banner dans l'archipel à qui il a tant donné, mais qui lui a bien rendu, le Japon.


1 > Stéphane Nikièma va redonner les fondamentaux du Muay Thaï à Jérôme Le Banner.
2 > Un front-kick qui devrait encore être bien plus percutant au fil des semaines.
3 > Moment de détente entre ces deux monstres sacrés des boxes pieds et poings.


En 2012, les deux champions vont de nouveau collaborer...

Il y a donc un peu plus d'un mois, la star du K-1 pense de nouveau à Stéphane Nikièma. "Pour moi, Stéphane était quelqu'un qui était très loin, en Thaïlande. C'est con, mais lorsque quelqu'un est loin et bien... tu n'y penses pas !" nous confie "JLB". Mais Jérôme prend conscience que le seul entraîneur capable de le préparer au zénith pour battre Sergei Kharitonov est Stéphane Nikièma. "Stéphane m'a permis d'être très fort face à Hunt, j'ai vraiment pensé qu'il était l'homme de la situation". En 2012, les deux champions vont de nouveau collaborer, mais vraiment grâce à un concours de circonstance. Le Banner doit en effet combattre le 30 décembre à Pattaya (Thaïlande) au "Thepprasit Boxing Stadium". Installé dnas cette station balnéaire depuis deux ans où il dirige un camp de Muay Thaï, Stéphane reçoit la visite de Jérôme qui tient absolument à revoir son ancien "pote" et entraîneur. Visiblement les deux champions sont ravis de se retrouver. Le soir du combat face au Russe Andrei Kirsanov, c'est Stéphane qui le massera et le coachera. Le Banner s'impose par K.O. dans le 3ème round. Après que l'idée a bien germé, c'est décidé, Jérôme Le Banner va "s'offrir" de nouveau les services d'un "tueur" du Muay Thaï, un champion respecté à travers le monde entier. "Avec mes derniers entraîneurs, il n'y avait pas assez de technique. Je voulais revenir à la base, c'est-à-dire travailler de nouveau les gammes, la technique..." Avec Stéphane Nikièma, il va être servi car c'est un vrai "maniaque" de l'entraînement qui flirte avec la perfection depuis de nombreuses années. Low-kicks, middle-kicks, saisies, passage de la hanche, genou... Nikièma est un virtuose de la boxe aux huit armes.


4 > Un bain à 7 degrés "waouh" c'est très froid, mais excellent pour les courbatures et les blessures. Cela s'appelle le "Cryo Control".
5 > 25 mai 2002, Jérôme Le Banner vient de contraindre Mark Hunt à l'abandon à l'appel du 3ème round. Bercy est en ébullition et Stéphane Nikièma est un entraîneur comblé. Souvenir, souvenir !
6 > Une salle des trophées bien remplie.
7 > Jérôme Le Banner, Stéphane Nikièma et Pascal Iglicki.


Le normand veut un entraîneur qui soit disponible 24h sur 24h

De plus, Jérôme Le Banner a été un grand admirateur de celui que l'on surnommait "Black Diesel Noy". Avant de devenir l'immense star que l'on connaît, Geronimo faisait partie de ces jeunes qui lisaient les exploits de Nikièma à travers Karaté Bushido, votre magazine de référence. Le Normand veut un entraîneur qui soit disponible 24h sur 24h. Il sait qu'après son problème de lombaire, bien traité par le docteur Jean-Marc Poupelle, il va vite revenir à un très bon niveau. Pour cela, l'homme de la situation est Stéphane Nikièma. Le dimanche 6 octobre, aux alentours de 17 heures, Stéphane Nikièma atterrit à l'aéroport Roissy Charles de Gaule. Le voilà en route pour Etretat où "JLB" lui a réservé un petit appartement pour qu'il puisse tout de même garder une certaine intimité. 5 kilomètres seulement vont dorénavant séparer les deux champions, autant dire rien ! "J'ai toujours dit à Jérôme que si un jour il avait besoin de moi je serais toujours disponible pour lui" nous confie Nikièma et de rajouter "De mémoire, hormis une défaite (François Botha en 2004), avec moi, Jérôme n'a fait que des K.O." Pour l'ancienne gloire du Muay Thaï, Jérôme est un cas à part. "Jérôme possède un mental d'acier et ça c'est l'une de ses grandes forces." Aujourd'hui, Jérôme Le Banner a onze ans de plus que lorsqu'il a "démystifié" Mark Hunt à Paris Bercy. "Nous allons faire un travail de fond car lorsque tu changes souvent d'entraîneurs, obligatoirement tu reprends des défauts." Nikièma le sait, Jérôme Le Banner est un quadragénaire qui reste un magnifique athlète de 120 kilos.


8 > Un coup de genou sauté que Nikièma va faire répéter à Jérôme, pour qu'il puisse bien "planter" ses rivaux.
9 > Beaucoup de tendresse et de complicité entre Jérôme et Centaine, une magnifique femelle Ara d'un an et demi.


L'association Le Banner - Nikièma devrait faire des étincelles...

L'alchimie entre ces deux immenses champions devrait faire des étincelles car "JLB" nous a semblé être motivé comme un "gamin" prêt à tout "déchirer". Quant à Stéphane Nikièma, pour qui l'enseignement est bien plus qu'un mode de vie, mais une raison d'être, il plante le décor : "Jérôme a le physique, la puissance et le mental. Ce qui va faire la différence maintenant c'est la tactique et la technique du Muay Thaï. Tout le monde n'a pas ça dans le sang et sans me vanter, je pense pouvoir lui apporter." Ce qui est certain, c'est que ce duo de choc a déjà fait ses preuves, par le passé. Cette collaboration devrait durer jusqu'à l'ultime coup de gong, celui qui annoncera une retraite amplement méritée à Geronimo qui nous a fait tant rêver. Mais pour le présent, l'association Le Banner - Nikièma devrait faire de nouveau des étincelles soyez-en certain. Le Russe Sergei Kharitonov n'a qu'à bien se tenir !




La tête d'affiche de la 20ème Nuit des champions a été au centre de toutes les attentions, hier à la pesée.

Lunettes légèrement teintées sur le nez, Jérôme Le Banner était sans doute le plus attendu par le nombreux public présent hier, dans les salons du Palais des sports, pour la pesée officielle de la 20ème édition de la Nuit des champions. Une assemblée bien fournie obligeant plusieurs personnes à prendre place dans les escaliers en colimaçon pour ne pas manquer une miette de cet avant-spectacle. Et il aurait sans doute fallu au Havrais bien plus qu'une simple paire de lunettes pour passer inaperçu. Parti se changer avec les autres combattants, Jérôme Le Banner a fait régner un silence impressionnant lorsqu'il est revenu, torse nu, pour monter sur la balance. A l'annonce des 119 kg (pour 1m90), un murmure a parcouru la salle. Les 19,5 kg que lui rend Zinedine Hameur-Lain ne font pas du Meurthe-et-Mosellan le favori naturel de ce super fight des lourds qui clôturera la soirée.


La star mondiale des rings, qui s'est révélée à Marseille, Jérôme Le Banner (à gauche), retrouve ce soir le public du Palais des sports. Il affrontera Zinedine Hameur-Lain, qui n'aura rien à perdre.

Mais Hameur-Lain, désigné il y a une semaine, n'en a cure. "Lorsqu'on m'a proposé ce combat je n'ai pas hésité une seule seconde avant d'accepter, lâche Zinedine Hameur-Lain. Boxer à la Nuit des champions, qui plus est face à Jérôme Le Banner, c’est une opportunité que je ne pouvais pas laisser passer. Je vais prendre ça comme tous les autres combats, même si c'est vrai que ça reste une légende." "Il n'a rien à perdre et tout à gagner sur ce combat", renchérit son entraîneur Gabriel Hennion avant de concéder "C'est vrai que Le Banner est très musclé". Révélé au plus haut niveau à Marseille, Jérôme Le Banner, 40 ans bien sonnés, a déjà presque tout gagné. Champion du monde K1 rules (1998, 2005, 2012), champion du monde de boxe thaï ISKA (1996, 1997, 2000), finaliste du K-1 Grand Prix (1995 et 2002), le Havrais piaffe d'impatience à l'idée de retrouver le public du Palais des sports. "Je suis prêt pour le der des ders", a-t-il lâché à l'assistance. Son physique taillé dans la pierre et la notoriété qu'il a acquise sur les rings lui ont permis d'anticiper se reconversion avec plusieurs apparitions sur grand écran (Astérix et Obélix aux Jeux Olympiques, Fatal ou Scorpion font partie de sa filmographie). Ce soir, c'est dans le rôle de la légende à battre qu'il intégrera le casting de la 20ème édition de la Nuit des champions. "Pour la 20ème, on va marquer le coup", assène-t-il comme pour mieux insister sur le fait qu'il n'est pas encore rassasié. "Attention à Hameur-Lain, prévient un observateur de la scène pieds-poings. Le grand public ne le connaît pas bien, mais il peut faire plus que lui tenir tête." Le jeune premier se verrait bien dans le rôle de celui qui fait tomber la star de son piédestal. En attendant, c'est bel et bien Jérôme Le Banner qui, hier, cristallisait toutes les attentions. Et, une fois la pesée terminée, il a mis de longues minutes pour quitter la salle, sollicité de toutes parts (même par certains boxeurs...) pour prendre la pose pour des photos souvenirs.

Le décor de cette 20ème édition de la Nuit des champions est planté et son metteur en scène, Erick Roméas, pouvait difficilement rêver d'une meilleure distribution. Les acteurs connaissent leur rôle. Ne reste plus qu'à écrire le scénario. Moteur, action.


A l'issue de la pesée, les boxeurs ont pris la pose avec l’organisateur Erick Roméas, ainsi que Maurice Di Nocera (Ville de Marseille), Henri Ji brayel (Conseil général 13) et Avi Assouly (Conseil régional Paca).


20ème "Nuit des Champions" le 23 novembre 2013

Le 20ème, rugissant !

Un palais des Sports de Marseille plein à craquer, des combats engagés, deux parrains entrés de leur vivant dans le panthéon des boxes pieds-poings, Rick Roufus et Ernesto Hoost, une légende vivante en action, Jérôme Le Banner, la 20ème "Nuit des Champions" a été fêtée en grande pompe, merci à vous Erick Roméas !

1994... 2013, le temps passe à une vitesse incroyable ! Eh oui, nous en sommes déjà à la 20ème Nuit des Champions, concoctée par l'un des meilleurs promoteurs européens, Erick Roméas. S'il s'agit en effet du 20ème opus, il est tout de même bon de rappeler aux plus jeunes que l’organisateur marseillais officie depuis au moins 30 ans, avec entre autres des affiches prestigieuses telles que "Battesti vsLeplat", "Battesti vs Zénaf" et un "France vs Canada", servi à la salle Vallier au milieu et à la fin des années 80. Jean-Yves Thériault (Canada), Rick Van Den Vathorst (Pays-Bas), Michel Mangeot, Pascal Leplat, Christian Battesti, André Richard-Nam, André Sabatier, Franck May... sont venus combattre bien avant le label "Nuit des Champions". Tout comme Ernesto Hoost et Rick Roufus, qui en 1992 effectuait un combat de Full Contact d'anthologie, remporté aux points par l'Américain. Ce soir-là, déjà au Palais des Sports, le public marseillais découvrait un certain Jérôme Le Banner. Si la Nuit des Champions est restée de longues années l'un des bastions forts du Full Contact, ce dernier a petit à petit disparu pour ne plus apparaître à l'affiche cette année.

Une épopée en or !

C'est en 1994 que naît la "Nuit des Champions". Le plateau est somptueux avec la présence de Rick Roufus défait méchamment par Ernesto Hoost qui le cloua au sol avec un high-kick supersonique dans le 11ème round. Rob Kaman (Pays-Bas), Dida Diafat, Sébastien Farina, Abel El Quandili et Saïmaï (Thaïlande) complétaient ce fabuleux casting. Jeff Roufus (USA), Curtis Schuster (USA), Maurice Smith (USA), François Pennachio, Nancy Joseph, Cyril Abidi, Zeff Dalomba, Perry Ubeda (Pays-Bas), Franck Mezaache, Christophe Tendil, Francis Kitoko, Hervé Busonéra, Farid Khider, Samir et Rani Berbachi, Sofiane Allouache, Olivier Cerdan, Samir "Petit Prince" Mohamed, Myriam Lamare, Christophe Landais, Sébastien Pace, Fouad Ezbiri, Fabio Pinca, Farid Villaume, Abdallah Mabel, Sudsakorn (Thaïlande)... Arrêtons-nous là car la prestigieuse liste est encore bien plus longue ! Tous ces champions ont grandement contribué au succès et à la longévité de la "Nuit des Champions". Sans oublier de se remémorer la présence en 2005 d'un "Guest" exceptionnel, l'ancien champion du monde des poids moyens de Boxe anglaise, "Marvelous" Marvin Hagler. Comment ne pas rendre hommage à Bruno Van Lanker (premier speaker officiel), disparu bien trop tôt, mais dont l'âme a plané ce soir dans toute l'enceinte. He oui ! L'élite de la Boxe pieds et poings a foulé le ring du Palais des Sports de la canebière ! Dans une ère que l'on pourrait qualifier d'épopée héroïque. C'est parti pour le 20ème show et ça va faire mal !


Un échange de "kicks" qui va tourner à l'avantage de Géronimo.

Le Banner compté dans le 1er round.

Il est déjà presque minuit, lorsque la méga star Jérôme Le Banner rejoint l'enceinte de combat, porté par un public tout acquis à sa cause. Son adversaire, Zinedine Hameur-Lain, est entré le premier et sait que la tâche qui l'attend va être rude. "Jérôme est une légende et je vais tenter à fond de prendre ma chance. Si l'on m'avait proposé ce combat, il y a 10 ans, j'aurais réfléchi par deux fois avant de donner ma réponse..." Tout est dit dans cette déclaration du jeune franco-algérien. Oui, et sans vouloir manquer de respect à Hameur-Lain, le "JLB" du début des années 2000 était un vrai "tueur", un prédateur des rings qui sur une seule gauche pouvait expédier ses adversaires aux pays. A l'aube de ses 41 ans (il les aura le 26 décembre), Jérôme Le Banner ne possède plus la fougue d'antan et c'est bien normal. Lorsque l'on sait qu'il a démarré sa sage japonaise avec le K-1 World Grand-Prix en 1995, mais qu'auparavant il écumait déjà les rings de France, de Navarre... et même d'Afrique du Sud dans les règles du Full Contact et ce, depuis 1991... un bail ! 22 années à combattre et à battre (même si bien sûr il y a eu des échecs) les meilleurs poids lourds de la planète, dont les deux parrains de la soirée. La rencontre avec Zinedine Hameur-Lain est prévue en trois reprises de trois minutes. Le jeune "loup" démarre tonitruant comme pour vouloir prendre de vitesse "l'ancien". Ce dernier n'est visiblement pas au mieux durant ce premier round et cela se confirme assez vite. "JLB" encaisse tout d'abord un crochet au foie et ensuite un high-kick qui l'expédie au tapis.


Attention, ce high-kick balancé dans le 1er round, a fait compter Jérôme Le Banner.

Exécute Hameur-Lain dans le 2ème !

Les 6000 âmes du Palais des Sports sont sous le choc ! Zinedine Hameur-Lain fait sensation et prend indéniablement le premier round. Lorsque le Havrais retourne dans son coin, Stéphane Nikièma le sermonne, le booste : "Jérôme, travaille ce que l'on a fait pendant les deux mois, je n'ai pas fait 9000 kilomètres pour rien ; applique les consignes que je te donne." Illico, Geronimo se lance dans la bataille. Un middle-kick plie Zinedine Hameur-Lain qui semble se plaindre de l'avant-bras ou bien des côtes. Compté, il repart au combat, mais là, Le Banner le coupe en deux définitivement avec un uppercut au corps. La messe est dite, mais "JLB" a eu chaud !


Hameur-Lain est obligé de plier face à la fougue du Normand.


Jérôme Le Banner avec la ceinture de la "NDC" est en compagnie de deux légendes, Rick Roufus et Ernesto Hoost. On reconnaît aussi Stéphane Nikièma (à gauche), Erick Roméas (à droite de JLB), Daniel Allouche et Anthony Roméas (à droite).




Le 21 décembre, Jérôme Le Banner combat dans le GLORY Super Fight Series de Tokyo face au Russe Sergei Kharitonov, ancien combattant de Mixed Martial Arts du PRIDE Fighting Championships. Ce combat aurait déjà dû avoir lieu mais Geronimo avait du déclarer forfait lors du GLORY 10 à Los Angeles le 28 septembre, souffrant d'une blessure aux cervicales.

Dans le premier round, Kharitonov avance directement et envoie ses poings. Jérôme Le Banner le contre en middle-kicks et genoux. Le Russe avance sans cesse et ne laisse pas le Français travailler comme il le voudrait. Cependant c'est Jérôme Le Banner qui touche en contre avec ses poings et ses genoux. En fin de round le Russe touche, notamment sur des uppercuts et jabs bien "visés". Le premier round est disputé et équilibré.

Dans le second round, Kharitonov intensifie son pressing et gêne le Français qui est touché par plusieurs uppercuts. Le Banner répond en middles, en low-kicks, en genoux et en poings. A une minute de la fin du round, le Russe touche avec ses poings, ce qui oblige le Français à mettre genou à terre. Compté, il repart au combat. Kharitonov en profite pour de suite chercher le coup dur et touche de nouveau Jérôme Le Banner qui est compté une seconde fois, mais qui repart de nouveau au combat. Le Français subit cette fin de round et survit jusqu'à la cloche.

Le troisième et dernier round voit Jérôme Le Banner déterminé à bien terminer le combat, alors que le Russe est moins entreprenant. Le Banner place de bons genoux alors que Kharitonov nargue et provoque en faisant signe de frapper encore. Le Russe continue d'envoyer son jab et ses uppercuts qui font mouche. Enfermé dans un coin du ring, Le Banner reçoit un enchaînement de poings qui le touchent durement. Compté, il repart une nouvelle fois à la bataille. La fin de combat est équilibrée, le Russe continue avec ses jabs précis et le Français travaille en jambes et en poings mais sans l'efficacité souhaitée. Le gong sonne et Kharitonov lève le bras du Français par respect et pour le féliciter son courage.

Sergei Kharitonov s'impose logiquement par décision unanime des juges. Jérôme Le Banner aura subit le pressing et la puissance des poings du combattant Russe, mais aura montré une belle technique et surtout un mental extraordinaire pour revenir dans le combat par 3 fois après avoir été touché.




Jérôme Le Banner est invité le 31 décembre à participer à l'Inoki Bom-Ba-Ye 2013 à Tokyo au Japon. Associé à l'ancienne gloire du K-1, le Néo-Zélandais Ray Sefo, c'est dans un combat en équipes de Pro Wrestling (catch japonais) qu'ils affrontaient les japonais Naoya Ogawa et Shiniki Suzukawa. Une victoire en 8 minutes et 42 secondes. (Vidéo)


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Une année remplie et réussie pour Jérôme Le Banner qui aura retrouvé avec succès les rings français, un très bon bilan avec 4 victoires de rang pour un revers en 5 combats effectués. Geronimo aura retrouvé d'excellentes sensations durant cette saison 2013.


Sources : Karaté Bushido, Pascal Iglicki

 
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